-
"Melania" dépasse les attentes au box-office nord-américain
-
Euro de hand: le Danemark réunit les trois couronnes
-
L'Iran libère Erfan Soltani, devenu le visage des manifestations
-
Mondiaux de cyclo-cross: Van der Poel réussit le grand huit
-
Foot: Immobile, un buteur pour le Paris FC
-
Espagne: Mbappé évite la crise au Real Madrid, toujours dans la course
-
Glissement de terrain dans une mine de coltan en RDC: Kinshasa craint "au moins 200 morts"
-
Ukraine: une frappe russe touche une maternité à Zaporijjia, au moins 6 blessés
-
Tennis: Carlos Alcaraz remporte l'Open d'Australie en battant Novak Djokovic
-
Ski: Van Allmen remporte à Crans-Montana la dernière descente avant les Jeux
-
Open d'Australie: Carlos Alcaraz, la soif de titres, le sens de la fête
-
Gaza: Israël rouvre très partiellement le passage de Rafah
-
Turquie: seize morts et 30 blessés dans deux accidents de la route
-
Pakistan : le Baloutchistan en état d'alerte après des attaques ayant fait près de 200 morts
-
Après la polémique, Capgemini met en vente sa filiale travaillant pour l'ICE
-
Iran: Khamenei avertit d'une "guerre régionale" en cas d'attaque américaine
-
La part des voitures électriques au plus haut en France dans un marché déprimé
-
Tibet: la diaspora élit ses dirigeants en exil, sous le regard hostile de Pékin
-
La passion norvégienne pour le ski à l'épreuve du changement climatique
-
Au sommet de l'exécutif, la tentation de se déplacer sans la presse
-
Pour des Afghans chassés d'Iran, le soulagement d'une maison, mais si loin de tout
-
Bangladesh: des millions de chômeurs dans l'incertitude avant les élections
-
Avec les records de l'or, des Chinois fondus d'automates qui changent leurs bijoux en cash
-
Au Soudan, le vieux port de Suakin rêve de renaissance et de tourisme
-
Sur l'île d'Oléron, un "rempart" contre l'érosion côtière près d'une station d'épuration
-
Une tempête de neige perturbe les transports dans le sud des États-Unis, la vague de froid s'étend
-
Ligue 1: Safonov-Chevalier, concurrence relancée chez les gardiens du PSG
-
Ligue 1 : Endrick, le chaînon manquant qui bonifie le jeu offensif de Lyon
-
NBA: coup d'arrêt pour les Spurs à Charlotte, Embiid au soutien de Sixers privés de George
-
Présidentielle au Costa Rica: une favorite de droite sur une ligne dure face au crime
-
Gaza: Israël rouvre de façon très limitée le passage de Rafah
-
Grammy Awards: bientôt l'heure de vérité pour Kendrick Lamar, Lady Gaga et Bad Bunny
-
"C'est inhumain": à Minneapolis, une famille d'immigrés s'enferme depuis deux mois
-
Pakistan: plus d'une centaine de morts dans une série d'attaques au Baloutchistan
-
Ligue 1: Monaco confirme son redressement en dominant facilement Rennes
-
Angleterre: Arsenal en patron, Chelsea à réaction, Konaté plein d'émotions
-
Espagne: le Barça gâche mais s'impose à Elche, le Real sous pression
-
Top 14: La Rochelle surpris par Lyon, Toulouse toujours serein
-
A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l'immigration
-
L'Iran dit vouloir éviter la guerre et privilégier la diplomatie
-
Angleterre: Arsenal d'attaque, Chelsea revient de très loin
-
Allemagne: le Bayern piétine à Hambourg, occasion pour Dortmund de revenir
-
Ligue 1: Marseille, le cauchemar continue
-
L'infirmière ayant refusé d'ôter son calot finalement suspendue huit mois
-
L'Iran parle de "progrès" en vue de négociations avec Washington
-
Italie: Maignan ange gardien du "Diavolo" milanais jusqu'en 2031
-
Iran: les forces armées en "alerte maximale", dans un climat de fébrilité
-
Gaza: 32 morts dans des frappes israéliennes, selon les autorités locales
-
Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l'usine Fibre Excellence
-
"CPE XXL", "CPE déguisé" : la proposition du Medef suscite l'ire de la CGT et de l'Unef
Le Venezuela isolé après la suspension des vols par les compagnies étrangères
Le Venezuela est quasiment privé de liaisons aériennes avec l'extérieur après la suspension des vols par les compagnies aériennes étrangères pour des motifs de sécurité, en raison du déploiement militaire américain dans les Caraïbes.
Boliviana de Aviacion et Satena (Colombie) ont annulé jeudi leurs vols vers Caracas, tandis que Copa Airlines (Panama) a prolongé jusqu'au 12 décembre une interruption de ses opérations. Toutes ont invoqué des raisons de sûreté.
Iberia, TAP, Avianca, GOL, Latam, Air Europa, Turkish Airlines et Plus Ultra avaient déjà suspendu leurs activités. Le Venezuela a accusé ces compagnies de "se joindre aux actions de terrorisme d'État" de Washington et a révoqué leurs permis d'exploitation.
L'exode avait commencé avec un premier avertissement émis par le régulateur aéronautique américain, la FAA, qui avait exhorté les pilotes à "faire preuve d'une extrême prudence" en raison de "l'aggravation de la situation sécuritaire et de l'augmentation de l'activité militaire au Venezuela et dans ses environs".
Le président Donald Trump a assorti cet avertissement d'un message sans équivoque sur son réseau social: "A toutes les compagnies aériennes, pilotes, narcotrafiquants et trafiquants d'êtres humains, veuillez considérer que l'espace aérien au-dessus et autour du Venezuela est entièrement fermé".
L'espace aérien sous responsabilité du Venezuela, le FIR (région d'information de vol) de Maiquetia, couvre 1,2 million de kilomètres carrés, dont un grand espace maritime très proche du déploiement de navires de guerre américains dans les Caraïbes, ordonné par M. Trump depuis août pour lutter selon lui contre le trafic de drogue.
Le plus grand porte-avions du monde, l'USS Gerald R. Ford, est accompagné d'une importante flotte de navires de guerre et d'avions de chasse.
Le président vénézuélien Nicolas Maduro assure que le véritable objectif de ces manoeuvres est de le renverser et de s'emparer du pétrole du pays.
- Espace aérien bloqué ? -
L'annonce de Donald Trump n'est pas une interdiction formelle de voler, mais "c'est fermé dans la pratique", explique à l'AFP Oscar Palma, expert en sécurité et professeur à l'Université du Rosario en Colombie.
"L'interdiction de l'espace aérien d'un ennemi passe par la capacité, la disponibilité et la volonté d'abattre tout aéronef qui le traverse", ajoute-t-il. Le président américain "est-il vraiment prêt à appliquer ce type de règles par la force? Nous avons des doutes, mais avec le gouvernement Trump, on ne sait jamais", dit-il.
Les Etats-Unis ont bombardé une vingtaine de bateaux de narcotrafiquants présumés depuis septembre, avec un bilan de plus de 85 morts. L'administration Trump fait face, chez elle, à une polémique sur une deuxième frappe qui avait visé des hommes déjà à l'eau après une première frappe ayant détruit leur bateau.
- Qui vole ? -
L'aéroport de Maiquetia de Caracas avait prévu quatre départs et trois arrivées jeudi dans son terminal international: Curaçao, La Havane et Bogota, opérés par des compagnies aériennes nationales vénézuéliennes.
Curieusement, la fermeture évoquée par M. Trump ne concerne pas les vols transportant des migrants expulsés par les Etats-Unis vers le Venezuela. L'un d'eux est arrivé mercredi, un autre est attendu vendredi.
Ce n'est pas le premier exode des compagnies aériennes. En 2013, avec l'aggravation de la crise économique, les compagnies avaient cessé leurs opérations en raison des dettes de l'Etat vénézuélien à leur égard, qui atteignaient environ 3,8 milliards de dollars.
L'activité dans le terminal des vols intérieurs reste normale, avec des centaines de passagers et environ 80 vols jeudi.
Sur le site internet de suivi des vols Flightradar, peu d'avions apparaissent au-dessus du territoire vénézuélien, contrastant avec l'activité au-dessus des pays voisins.
"C'est une question de précaution et de responsabilité", déclare un expert en sécurité vénézuélien qui préfère garder l'anonymat.
Principe de précaution, pression des bailleurs des aéronefs utilisés par les compagnies aériennes, des assureurs et même des syndicats de pilotes et de personnel navigant: il est difficile selon lui pour les compagnies de voler quand un avis de ce type est émis.
L'expert Oscar Palma écarte l'idée que les compagnies, qui ont des logiques commerciales, aient annulé leur vols de manière partisane comme le leur reproche Caracas.
"Comprenant qu'il y a un risque dans la zone, ils disent qu'il vaut mieux éviter les problèmes", dit-il.
D.Johnson--AT