-
Présidentielle au Costa Rica: une favorite de droite sur une ligne dure face au crime
-
Gaza: Israël rouvre de façon très limitée le passage de Rafah
-
Grammy Awards: bientôt l'heure de vérité pour Kendrick Lamar, Lady Gaga et Bad Bunny
-
"C'est inhumain": à Minneapolis, une famille d'immigrés s'enferme depuis deux mois
-
Pakistan: plus d'une centaine de morts dans une série d'attaques au Baloutchistan
-
Ligue 1: Monaco confirme son redressement en dominant facilement Rennes
-
Angleterre: Arsenal en patron, Chelsea à réaction, Konaté plein d'émotions
-
Espagne: le Barça gâche mais s'impose à Elche, le Real sous pression
-
Top 14: La Rochelle surpris par Lyon, Toulouse toujours serein
-
A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l'immigration
-
L'Iran dit vouloir éviter la guerre et privilégier la diplomatie
-
Angleterre: Arsenal d'attaque, Chelsea revient de très loin
-
Allemagne: le Bayern piétine à Hambourg, occasion pour Dortmund de revenir
-
Ligue 1: Marseille, le cauchemar continue
-
L'infirmière ayant refusé d'ôter son calot finalement suspendue huit mois
-
L'Iran parle de "progrès" en vue de négociations avec Washington
-
Italie: Maignan ange gardien du "Diavolo" milanais jusqu'en 2031
-
Iran: les forces armées en "alerte maximale", dans un climat de fébrilité
-
Gaza: 32 morts dans des frappes israéliennes, selon les autorités locales
-
Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l'usine Fibre Excellence
-
"CPE XXL", "CPE déguisé" : la proposition du Medef suscite l'ire de la CGT et de l'Unef
-
Danemark: 10.000 personnes défilent pour dénoncer les propos de Trump sur l'Afghanistan
-
A la frontière turque, des Iraniens appellent les Etats-Unis à l'aide contre les mollahs
-
Gaza: 28 morts dans des frappes israéliennes, selon les autorités locales
-
Open d'Australie: Rybakina soulève son deuxième trophée du grand Chelem
-
Pakistan: près de 90 morts après des attaques séparatistes au Baloutchistan
-
Le Japon et le Royaume-Uni renforcent leur coopération en matière de défense
-
Ski: à Crans-Montana, la locale Malorie Blanc remporte le dernier super-G avant les Jeux
-
Pakistan: plus de 70 morts après des attaques séparatistes au Baloutchistan
-
Tennis: Elena Rybakina remporte l'Open d'Australie, son 2e titre du Grand Chelem
-
Open d'Australie: Elena Rybakina, une force tranquille et impénétrable
-
L'Iran prévient que ses forces armées sont en état d'alerte maximale
-
En Haute-Marne, les éleveurs en détresse tentent de se protéger du loup
-
Présidentielle au Costa Rica: une grande favorite de droite et des candidatures éclectiques
-
Cinq choses à savoir sur le Costa Rica
-
Pakistan: plus de 40 morts après des attaques séparatistes au Baloutchistan
-
Dans les Alpes italiennes, l'hermine, mascotte olympique, joue sa survie
-
Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis... et gêne les trumpistes
-
Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump
-
Les traitements à la testostérone, un boom dopé par les réseaux sociaux
-
A Prague, une péniche pour accueillir des sans-abri de plus en plus nombreux
-
Chine: l'activité manufacturière perd son élan en janvier
-
De "Stranger Things" à "Dune", un studio québécois s'impose sur la scène des effets visuels
-
Open d'Australie: face à Alcaraz, Djokovic touche son rêve du doigt
-
Keir Starmer conclut sa visite en Chine sous les reproches de Trump
-
Ligue 1: Marseille et De Zerbi entre calme et tempête
-
NBA: Jokic revient bien contre les Clippers, Doncic en mode express face aux Wizards
-
Les Etats-Unis en paralysie budgétaire, mais une fin rapide espérée
-
Un public intrigué dans les salles américaines pour le film consacré à Melania Trump
-
La présidente par intérim du Venezuela annonce une amnistie générale
"C'est inhumain": à Minneapolis, une famille d'immigrés s'enferme depuis deux mois
Depuis deux mois que des milliers de policiers fédéraux quadrillent Minneapolis, Ana, Carlos et leur fils Luis s'enferment chez eux à double tour.
Les rideaux de cette famille mexicaine restent clos toute la journée et ils bloquent la porte avec une barre en métal pour empêcher qu'elle soit forcée.
Pour ce foyer installé depuis plus d'une décennie dans cette ville du Midwest où deux Américains ont été tués par des agents fédéraux en janvier, le deuxième mandat de Donald Trump a transformé leur rêve américain en cauchemar.
"C'est inhumain de vivre ainsi, prisonnier dans sa propre maison", confie à l'AFP Ana, qui s'exprime sous couvert d'un pseudonyme, comme son mari et son fils.
Cette maman de 47 ans a quatre enfants. Luis reste claquemuré avec elle car il a vu le jour au Mexique, mais elle se fait un sang d'encre pour les trois autres, nés Américains, dès qu'ils sortent.
"J'ai toujours peur que même s'ils sont citoyens, ils ne soient plus respectés et qu'ils puissent être emmenés uniquement à cause de la couleur de leur peau", tremble-t-elle.
Avant de rentrer à la maison, les enfants doivent envoyer un texto à l'avance. Sinon, la porte ne s'ouvrira pas quand ils frappent.
Agé de 15 ans, Luis regarde ses frères et sa sœur aller et venir avec un pincement au cœur.
L'adolescent rêve "d'aller au fast-food qui se trouve juste en bas de la rue, quand les choses iront mieux".
"Pour l'instant, c'est tellement proche, mais tellement loin", soupire-t-il.
- "Trump nous a escroqués" -
Une fois ses cours en ligne terminés, il s'abrutit devant "Half-Life", un jeu vidéo de tir à la première personne, souvent cinq heures par jour.
"C'est la seule chose qui me permet d'oublier ce qui se passe", souffle-t-il.
Son père Carlos enrage face au calvaire qu'ils subissent.
Cet installateur de comptoirs en granit a payé 11.000 dollars de frais d'avocat pour effectuer leurs demandes de visa. La procédure dure depuis bientôt trois ans.
Lui et sa femme ont un permis de travail. Mais l'administration Trump se fiche de ce document officiel, qui n'empêche plus d'être arrêté ou expulsé.
"Ils te donnent une autorisation de travail, mais cela ne permet pas de rester légalement dans ce pays. Comment est-ce possible?", s'indigne Carlos.
"Nous avons l'impression que Trump nous a escroqués", râle l'immigré de 43 ans.
"Je ne pense pas que nous méritions cela. Nous n'avons rien fait de mal, nous ne sommes pas des criminels", insiste-t-il.
Les méthodes des deux agences chargées de lutter contre l'immigration, ICE et CBP, le désolent.
A Minneapolis, comme à Los Angeles et Chicago, les policiers masqués multiplient les coups de filet en pleine rue, notamment aux arrêts de bus et près des magasins de bricolage.
Lors du premier mandat de Donald Trump, Carlos n'avait pas ressenti le besoin de s'enfermer et garde le souvenir d'opérations plus ciblées.
- "Et si ça ne s'arrêtait jamais ?" -
Seuls deux hommes parmi ses connaissances avaient été expulsés. "L'un trempait dans le trafic de drogue, l'autre battait sa femme", raconte-t-il.
L'opération "Metro Surge" lancée par l'administration Trump à Minneapolis n'est pas encore terminée.
Mais pour celle menée à Los Angeles l'été dernier, les statistiques ont montré que plus de la moitié des immigrés arrêtés n'avaient aucun antécédent judiciaire.
Entre l'emploi stable de Carlos et les petits boulots qu'exerce Ana comme cuisinière ou caissière, le couple gagne habituellement 6.000 dollars par mois. Mais depuis décembre, ils n'ont plus de revenus.
Pour payer leur loyer de 2.200 dollars en janvier, ils ont dû emprunter 1.500 dollars à une amie.
Comment feront-ils le mois prochain? Ils prient simplement pour que le gros des agents fédéraux soit envoyé ailleurs aux Etats-Unis.
Mais parfois, le doute les ronge.
"Et si cela ne s'arrêtait jamais?", lâche Carlos. "Le président doit rester encore trois ans, trois ans c'est assez long".
Face au reste de la famille, Ana tente d'incarner une figure maternelle rassurante. Mais lorsque son esprit vagabonde, elle s'imagine de retour au Mexique.
"La seule chose qui me retient ici, ce sont les rêves de mes enfants", dit-elle.
Ch.Campbell--AT