-
De nouvelles personnalités éclaboussées par les documents Epstein
-
La frontière avec l'Egypte rouvre au compte-gouttes pour les Palestiniens de Gaza
-
A Minneapolis, les parents immigrés redoutent d'être séparés de leurs enfants
-
Australie: Snapchat a bloqué 415.000 utilisateurs de moins de 16 ans en deux mois
-
NBA: les Knicks enchaînent contre les Lakers, Wembanyama décisif face à Orlando
-
Le Japon dit avoir trouvé des terres rares dans des sédiments extraits lors d'une mission en eaux profondes
-
Venezuela: "1675 jours" de prison "trop de douleur pour un être humain", dit l'activiste Tarazona libéré
-
Les Palestiniens de Gaza dans l'attente de la réouverture du passage de Rafah
-
Grammy Awards: Bad Bunny, la voix latino qui a conquis la pop mondiale
-
Bad Bunny couronné lors des 68e Grammy Awards, plaidoyer contre la politique migratoire de Trump
-
Costa Rica: la candidate de droite Laura Fernandez remporte la présidentielle haut la main
-
Costa Rica: la candidate de droite en passe de remporter haut-la-main la présidentielle
-
Le budget en voie d'adoption définitive lundi, Lecornu déjà sur l'après
-
Grammy Awards: Bad Bunny appelle à "mettre dehors" la police américaine de l'immigration
-
Costa Rica: début du dépouillement après un scrutin présidentiel marqué par le narcotrafic
-
Ligue 1: le PSG s'impose à Strasbourg mais n'impressionne toujours pas
-
Top 14: Pau conforte sa place de dauphin devant Toulon
-
Ligue 1: le Paris SG reprend son fauteuil de leader, Lyon recolle au podium
-
Tempête aux Etats-Unis: les transports désorganisés, des iguanes tombent des arbres
-
Angleterre: Manchester City freiné, Aston Villa fauché, Arsenal jubile
-
Après une mise en garde de Khamenei, Trump dit espérer un accord avec l'Iran
-
"Melania" dépasse les attentes au box-office nord-américain
-
Euro de hand: le Danemark réunit les trois couronnes
-
L'Iran libère Erfan Soltani, devenu le visage des manifestations
-
Mondiaux de cyclo-cross: Van der Poel réussit le grand huit
-
Foot: Immobile, un buteur pour le Paris FC
-
Espagne: Mbappé évite la crise au Real Madrid, toujours dans la course
-
Glissement de terrain dans une mine de coltan en RDC: Kinshasa craint "au moins 200 morts"
-
Ukraine: une frappe russe touche une maternité à Zaporijjia, au moins 6 blessés
-
Tennis: Carlos Alcaraz remporte l'Open d'Australie en battant Novak Djokovic
-
Ski: Van Allmen remporte à Crans-Montana la dernière descente avant les Jeux
-
Open d'Australie: Carlos Alcaraz, la soif de titres, le sens de la fête
-
Gaza: Israël rouvre très partiellement le passage de Rafah
-
Turquie: seize morts et 30 blessés dans deux accidents de la route
-
Pakistan : le Baloutchistan en état d'alerte après des attaques ayant fait près de 200 morts
-
Après la polémique, Capgemini met en vente sa filiale travaillant pour l'ICE
-
Iran: Khamenei avertit d'une "guerre régionale" en cas d'attaque américaine
-
La part des voitures électriques au plus haut en France dans un marché déprimé
-
Tibet: la diaspora élit ses dirigeants en exil, sous le regard hostile de Pékin
-
La passion norvégienne pour le ski à l'épreuve du changement climatique
-
Au sommet de l'exécutif, la tentation de se déplacer sans la presse
-
Pour des Afghans chassés d'Iran, le soulagement d'une maison, mais si loin de tout
-
Bangladesh: des millions de chômeurs dans l'incertitude avant les élections
-
Avec les records de l'or, des Chinois fondus d'automates qui changent leurs bijoux en cash
-
Au Soudan, le vieux port de Suakin rêve de renaissance et de tourisme
-
Sur l'île d'Oléron, un "rempart" contre l'érosion côtière près d'une station d'épuration
-
Une tempête de neige perturbe les transports dans le sud des États-Unis, la vague de froid s'étend
-
Ligue 1: Safonov-Chevalier, concurrence relancée chez les gardiens du PSG
-
Ligue 1 : Endrick, le chaînon manquant qui bonifie le jeu offensif de Lyon
-
NBA: coup d'arrêt pour les Spurs à Charlotte, Embiid au soutien de Sixers privés de George
En Ukraine, le travail de Sisyphe des ingénieurs d'une centrale électrique
Frappée, réparée, frappée à nouveau... Dans cette centrale électrique ukrainienne, le travail des ingénieurs ne s'arrête jamais face aux bombardements russes, qui réduisent périodiquement à néant leurs efforts de réparation. Une "punition" qui est aussi vécue comme un défi.
Cette installation de l'opérateur privé DTEK, où l'AFP a pu se rendre dans le cadre d'une visite de presse pour échanger avec des interlocuteurs choisis et à condition de ne pas en révéler la localisation, a été endommagée à plusieurs reprises par des tirs russes en octobre et en novembre.
Sur place, des volutes de fumée s'élèvent d'un imposant générateur, encore en feu, au centre d'un amalgame de métal noirci qui fut le coeur de la centrale. Autour des installations, de larges sacs de sable protègent les infrastructures critiques, certains criblés d'impacts.
Un employé soulève des décombres une plaque de carbone marquée d'inscriptions en cyrillique: le fragment d'aile d'un drone Gueran-2.
"Sisyphe était puni pour ses péchés. Nous, c'est un peu différent... On ne sait pas pourquoi on a été puni", résume Oleksandre, responsable chargé de la production dans cette centrale, âgé de 53 ans.
Figure de la mythologie grecque devenue proverbiale, Sisyphe était condamné par les dieux à pousser éternellement un rocher jusqu'au sommet d'une montagne pour le voir retomber sans cesse et devoir recommencer. Un labeur répétitif, pénible et par certains aspects absurde.
Si Oleksandre voit la similitude avec son propre effort à réparer la centrale, il assure qu'il "continuera à hisser cette pierre jusqu'au sommet de la montagne" en espérant qu'elle retombe un jour de l'autre côté, russe, et non du sien.
- "Frustration" -
En attendant, "nous retroussons nos manches, nous nous remettons au travail", poursuit Oleksandre, tout en énumérant les émotions qu'il ressent après chaque frappe: "frustration, colère..."
Depuis des semaines, la Russie intensifie ses attaques de drones et de missiles sur l'Ukraine, ce que Kiev qualifie de stratégie visant à épuiser la population en lui faisant subir le froid et l'obscurité pendant l'hiver.
Lors des hivers précédents, des millions de personnes ont été privées d'électricité en plein cœur de l'hiver.
Les frappes russes de ces dernières semaines ont déjà touché de nombreuses centrales éléctriques et installations gazières, provoquant des coupures de courant à travers le pays.
Après les premières attaques sur leur centrale, les ingénieurs étaient parvenus à lui faire retrouver 100% de ses capacités, puis "ce qui devait arriver arriva": une nouvelle frappe, encore plus dévastatrice.
Cette attaque, qui a eu lieu au cours des dernières semaines, "a été la plus grave des quatre dernières années parmi toutes ces dizaines d'attaques que notre station a subie", explique Oleksandre.
L'équipe avait été placée en alerte dès qu'elle a reçu l'annonce que des avions russes s'apprêtaient à faire feu.
A ce moment là, "c'est impossible de ne pas avoir peur", raconte Oleksandre: "Mais tout le monde se rassemble, fait son travail et se soutient mutuellement".
Lors de la dernière frappe, malgré les dégâts, les employés sont parvenus à maîtriser l'incendie pour qu'il ne s'étende pas. Et le personnel s'en est sorti indemne, à l'abri dans un atelier.
- "Encore vivant" -
Dans les bureaux de la centrale, le chaos témoigne de l'impact: les murs se sont affaissés et la grande mosaïque soviétique qui trônait autrefois dans le hall s'est répandue au sol.
Eclairé par la lueur des lampes suspendues au plafond éventré, Vassyl, un superviseur de garde âgé de 58 ans, se souvient encore du "décor" qui lui est "tombé sur la tête".
"Mais je suis encore vivant", lance-t-il, voyant dans son travail sa "ligne de front" personnelle. Son fils, âgé de 25 ans, combat lui au sein de l'armée depuis le début de l'invasion russe en 2022.
La réparation des installations endommagées demande des efforts mais aussi des fonds, l'Ukraine restant très dépendante de l'aide de ses partenaires européens pour restaurer ses capacités.
"Le défi le plus proche est l'hiver. Pour nous, passer l'hiver dans de telles conditions est très difficile, cela demande beaucoup d'efforts", confirme Oleksandre, qui comme beaucoup "rêve que la guerre se termine".
Malgré les défis, "nous n'abandonnerons pas, nous travaillerons et nous restaurerons", lance-t-il.
W.Moreno--AT