-
Costa Rica: début du dépouillement après un scrutin présidentiel marqué par le narcotrafic
-
Ligue 1: le PSG s'impose à Strasbourg mais n'impressionne toujours pas
-
Top 14: Pau conforte sa place de dauphin devant Toulon
-
Ligue 1: le Paris SG reprend son fauteuil de leader, Lyon recolle au podium
-
Tempête aux Etats-Unis: les transports désorganisés, des iguanes tombent des arbres
-
Angleterre: Manchester City freiné, Aston Villa fauché, Arsenal jubile
-
Après une mise en garde de Khamenei, Trump dit espérer un accord avec l'Iran
-
"Melania" dépasse les attentes au box-office nord-américain
-
Euro de hand: le Danemark réunit les trois couronnes
-
L'Iran libère Erfan Soltani, devenu le visage des manifestations
-
Mondiaux de cyclo-cross: Van der Poel réussit le grand huit
-
Foot: Immobile, un buteur pour le Paris FC
-
Espagne: Mbappé évite la crise au Real Madrid, toujours dans la course
-
Glissement de terrain dans une mine de coltan en RDC: Kinshasa craint "au moins 200 morts"
-
Ukraine: une frappe russe touche une maternité à Zaporijjia, au moins 6 blessés
-
Tennis: Carlos Alcaraz remporte l'Open d'Australie en battant Novak Djokovic
-
Ski: Van Allmen remporte à Crans-Montana la dernière descente avant les Jeux
-
Open d'Australie: Carlos Alcaraz, la soif de titres, le sens de la fête
-
Gaza: Israël rouvre très partiellement le passage de Rafah
-
Turquie: seize morts et 30 blessés dans deux accidents de la route
-
Pakistan : le Baloutchistan en état d'alerte après des attaques ayant fait près de 200 morts
-
Après la polémique, Capgemini met en vente sa filiale travaillant pour l'ICE
-
Iran: Khamenei avertit d'une "guerre régionale" en cas d'attaque américaine
-
La part des voitures électriques au plus haut en France dans un marché déprimé
-
Tibet: la diaspora élit ses dirigeants en exil, sous le regard hostile de Pékin
-
La passion norvégienne pour le ski à l'épreuve du changement climatique
-
Au sommet de l'exécutif, la tentation de se déplacer sans la presse
-
Pour des Afghans chassés d'Iran, le soulagement d'une maison, mais si loin de tout
-
Bangladesh: des millions de chômeurs dans l'incertitude avant les élections
-
Avec les records de l'or, des Chinois fondus d'automates qui changent leurs bijoux en cash
-
Au Soudan, le vieux port de Suakin rêve de renaissance et de tourisme
-
Sur l'île d'Oléron, un "rempart" contre l'érosion côtière près d'une station d'épuration
-
Une tempête de neige perturbe les transports dans le sud des États-Unis, la vague de froid s'étend
-
Ligue 1: Safonov-Chevalier, concurrence relancée chez les gardiens du PSG
-
Ligue 1 : Endrick, le chaînon manquant qui bonifie le jeu offensif de Lyon
-
NBA: coup d'arrêt pour les Spurs à Charlotte, Embiid au soutien de Sixers privés de George
-
Présidentielle au Costa Rica: une favorite de droite sur une ligne dure face au crime
-
Gaza: Israël rouvre de façon très limitée le passage de Rafah
-
Grammy Awards: bientôt l'heure de vérité pour Kendrick Lamar, Lady Gaga et Bad Bunny
-
"C'est inhumain": à Minneapolis, une famille d'immigrés s'enferme depuis deux mois
-
Pakistan: plus d'une centaine de morts dans une série d'attaques au Baloutchistan
-
Ligue 1: Monaco confirme son redressement en dominant facilement Rennes
-
Angleterre: Arsenal en patron, Chelsea à réaction, Konaté plein d'émotions
-
Espagne: le Barça gâche mais s'impose à Elche, le Real sous pression
-
Top 14: La Rochelle surpris par Lyon, Toulouse toujours serein
-
A Minneapolis, une juge refuse de bloquer les opérations de la police de l'immigration
-
L'Iran dit vouloir éviter la guerre et privilégier la diplomatie
-
Angleterre: Arsenal d'attaque, Chelsea revient de très loin
-
Allemagne: le Bayern piétine à Hambourg, occasion pour Dortmund de revenir
-
Ligue 1: Marseille, le cauchemar continue
Frédéric Mitterrand: itinéraire d'un faux dandy à la "mauvaise vie"
Il portait un nom admiré à gauche mais fut ministre de la Culture sous un président de droite: inclassable, Frédéric Mitterrand, décédé jeudi à 76 ans, racontait comme personne l'âge d'or du cinéma, naviguant entre télévision et postes prestigieux, et n'hésitant pas à confesser sa "mauvaise vie".
Neveu de l'ancien président de la République, il a fait en 2005 le récit de ses errances sexuelles et tarifées en Thaïlande et au Maghreb.
D'abord salué, le livre suscitera ensuite la polémique, l'obligeant à se défendre de toute relation avec des mineurs ou d'apologie de la pédocriminalité.
En avril 2023, il annonçait être "malade", sans donner plus de précisions, alors qu'il venait de publier un essai sur... Brad Pitt. Joignant le geste à la parole, il posait ensuite dans Paris Match, déguisé comme la star hollywoodienne, se moquant des quolibets.
Dans un communiqué transmis à l'AFP jeudi, sa famille a indiqué qu'il avait lutté "plusieurs mois contre un cancer agressif".
Né le 21 août 1947 dans les beaux quartiers à Paris (son père, Robert Mitterrand, ingénieur, est le frère de François), Frédéric Mitterrand a percé grâce au petit écran et à quelques émissions devenues célèbres.
Sa passion, c'est le cinéma. A 13 ans, il joue le fils de Michèle Morgan dans "Fortunat", avec Bourvil (1960).
Adulte, après quelques années d'enseignement, il retourne à ses premières amours: il rachète une salle à Paris puis crée un réseau d'art et essai, qu'il anime pendant 15 ans.
Il passe aussi derrière la caméra et réalise notamment "Lettres d'amour en Somalie" (1981), écrit à la première personne, et l'opéra "Madame Butterfly", filmé en Tunisie (1995).
La télévision l'appelle. Et le petit écran lui permet de partager son amour pour le grand.
"Etoiles et toiles" est le nom de la première émission qu'il anime sur la Une à partir de 1981: il y ressuscite avec flamboyance les stars, surtout les actrices, et décortique les grands films.
L'homme insuffle sa cinéphilie au spectateur, captivé par cette voix lancinante, au phrasé reconnaissable entre tous.
Fin 1988, Frédéric Mitterrand quitte avec fracas TF1, devenue chaîne privée, pour Antenne 2 et le service public. "Ils n'aiment ni les Noirs, ni les Arabes, ni les pédés, ni les gens de gauche. Autant dire que je n'avais pas beaucoup d'avenir", déclare-t-il.
- "Missile nucléaire" -
Les titres des magazines qu'il anime à la télévision parlent d'eux-mêmes: "Destins", "Les Amants du siècle", "Etoile Palace", "Les légendes du siècle"... Portraits souvent déchirants de stars du cinéma et de têtes couronnées.
Sans indulgence pour les chaînes privées, il n'en montre pas davantage pour l'audiovisuel public.
Quand il est récompensé en 1990 par un "7 d'Or" pour son émission de variétés "Carte blanche à Frédéric Mitterrand", il dépose son trophée par terre, là où "se trouve le service public".
Le personnage est tout aussi inclassable en politique. Malgré son nom, il refuse de marcher sur les traces d'un oncle qu'il admire. Il adhère en juin 1993 au Mouvement des radicaux de gauche (MRG).
En mai 1995, il apporte son soutien à Jacques Chirac, candidat à la présidence.
Nommé à la tête de la Villa Médicis à Rome par le président Nicolas Sarkozy en 2008, il rentre à Paris quelques mois plus tard pour prendre le ministère de la Culture, jusqu'à l'élection présidentielle de 2012, perdue par la droite.
Ministre, il soutient le cinéaste Roman Polanski, accusé de viols. Dans un livre, "Le Désir et la Chance" (2012), il revient sur cet épisode et évoque "le missile nucléaire" lancé contre lui par Marine Le Pen, qui explique ce soutien par ses aventures dans les nuits de Bangkok.
Sa nomination rue de Valois suscite quelques froncements de sourcils: le nouveau venu n'a pas fait l'ENA, ne vient pas de la haute fonction publique et cultive une image de dandy.
A ce poste, il affronte les intermittents du spectacle, fait adopter la loi Hadopi et conduit des grands chantiers, lancés pour certains avant son arrivée: le Mucem (musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée) à Marseille, la Philharmonie à Paris...
Frédéric Mitterrand était père de trois enfants.
O.Ortiz--AT