-
Dossiers Epstein: un recruteur, des hommes d'affaires et des "paliers" de soumission
-
Une équipe nord-coréenne a rendez-vous au Sud fin mai pour un match de foot rare
-
Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE
-
L'Australie lance un long travail sur les causes de l'attentat de Bondi
-
À Almaraz, l'inquiétude face à la fermeture prévue de la plus grande centrale nucléaire d'Espagne
-
NBA: Wembanyama contre Gobert en play-offs, duel français en haute altitude
-
Trump lance une opération pour débloquer le détroit d'Ormuz, mise en garde de l'Iran
-
GameStop veut racheter eBay pour environ 56 milliards de dollars, pour concurrencer Amazon
-
La Cour internationale de justice examine le litige frontalier entre le Guyana et le Venezuela
-
Boeing de nouveau au tribunal, en lien avec le crash d'Ethiopian Airlines
-
Face aux désordres du monde, les députés se penchent à nouveau sur les moyens des armées
-
Audiovisuel: l'heure de la publication du rapport Alloncle, nouveaux litiges en vue
-
Musk contre Altman: le procès sur la mission d'OpenAI entame sa 2e semaine
-
L'Europe et le Canada se serrent les coudes en Arménie face à Trump et Poutine
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz, mise en garde de l'Iran
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz et des discussions "très positives" avec l'Iran
-
Ligue 1: Lyon prend une option pour la Ligue des Champions
-
Espagne: le Real bat l'Espanyol et retarde le titre du Barça
-
Italie: l'Inter Milan remet les points sur les i
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique
-
GP de F1 de Miami: troisième victoire consécutive pour Kimi Antonelli
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique (OMS)
-
Religieuse agressée à Jérusalem: des fidèles inquiets mais "pas étonnés"
-
C1 féminine: l'OL Lyonnes retrouve la finale et remet en lumière le foot français
-
Challenge Cup: Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Teknival: les départs s'accélèrent, le gouvernement veut "mieux réprimer"
-
Champions Cup: Maxime Lucu, la panoplie complète pour porter l'UBB face à Bath
-
Champions Cup: en patron, Bordeaux-Bègles écarte Bath retourne en finale
-
Tennis: le N.1 mondial Jannik Sinner remporte à Madrid un 5e Masters 1000 consécutif
-
Cyclisme: Pogacar gagne son premier Tour de Romandie, quadruplé à la clé
-
Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"
-
Dans le sud du Liban, un mort et huit blessés dans des frappes israéliennes (ministère)
-
Challenge : Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Tour d'Espagne femmes: Noemi Ruegg remporte la 1re étape, Ferrand-Prévot dans le coup
-
Pétrole: L'Opep+ maintient le cap, sans commenter le départ des Emirats arabes unis
-
Premiers départs à la free party près de Bourges, Laurent Nuñez sur place
-
L'Iran met les Etats-Unis au défi de choisir entre un "mauvais accord" ou une opération militaire "impossible"
-
Un décret autorise le démantelement de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim
-
"Flottille pour Gaza": deux militants devant la justice israélienne
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
En Inde, ce festival qui offre un moment de liberté à la communauté transgenre
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Un ex-soldat devenu ostréiculteur, nouvelle figure d'une gauche américaine en quête d'authenticité
-
Les Etats-Unis à six mois d'élections de mi-mandat cruciales pour Trump
-
Moyen-Orient: en Allemagne, une industrie des engrais sans profit et des agriculteurs inquiets
-
Pétrole: une première décision de l'Opep+ sans les Emirats arabes unis
-
Troisième jour de free party géante près de Bourges, Laurent Nuñez attendu sur place
-
Ligue 1: Cette fois, l'OM coule à pic
-
Champions Cup: Bordeaux-Bègles, le rebond ou la noyade face à Bath
-
GP de Miami: Antonelli partira devant, Verstappen mènera la chasse
Le Mexique, bastion du tourisme new age dans un monde en crise
Traditions méso-américaines, sagesses orientales, fusions spirituelles new age: pays parmi les plus visités au monde, le Mexique fascine un genre spécial de touristes, des voyageurs en quête d'eux-mêmes à l'écart d'un monde en crise.
Première étape: Tepoztlan. A une heure de Mexico, ce beau village au pied d'une montagne attire des visiteurs d'un week-end, des artistes et des intellectuels.
La douceur de vivre de "Tepoz" et du bourg d'Amatlan magnétise aussi des Mexicains et des étrangers à la recherche de "bonnes ondes", loin des villes et des vaccins anti-Covid qu'ils rejettent en bloc.
"Ici j'adore les vibrations", raconte Ania, une résidente russe de 31 ans installée au pied de la cordillère du Tepozteco, berceau légendaire du dieu aztèque Quetzalcoatl.
"Je ne vois pas beaucoup les informations. Je vis presque là-bas dans la montagne", ajoute la jeune femme, qui préfère en savoir le moins possible sur la guerre en Ukraine.
"Ici, les gens sont plus détendus, plus spirituels. Ils vivent en célébrant le jour d'aujourd'hui", conclut Ania dans l'ambiance bon enfant d'un marché bio, au son d'une guitare folk et d'un tam-tam.
La zénitude de "Tepoz" a un prix. Les hôtels sont plus chers qu'ailleurs (à partir de 50-60 dollars la nuit).
Il est aussi possible de dormir dans des "centres holistiques mystiques", des lieux de retraite spirituelle pour pratiquer le yoga et la méditation.
"Depuis la pandémie, beaucoup de gens sont venus vivre à Tepoztlan", assure Alizbeth Camacho, du centre holistique "Luz azul" ("Lumière bleue"). "Des étrangers et des gens de la ville (Mexico) qui se sont rendus compte que leur énergie allait se bloquer en ville".
Mme Camacho propose à ses hôtes des "photos de l'aura" pour visualiser leur énergie, leur karma et leurs chakras (environ 16 dollars).
- "Voyage intérieur" -
En plein regain, le tourisme new age date des années 70, quand l'anthropologue Carlos Castaneda vendait des millions de livres racontant l'enseignement d'un chaman yaqui, Don Juan Matus, dans le désert de Sonora (nord).
Les traditions pré-hispaniques ont aussi inspiré un best-seller du développement personnel, "Les quatre accords toltèques" de Miguel Ruiz.
Les champignons hallucinogènes attirent aussi ces touristes.
Un Américain, Robert Gordon Wasson, a ouvert la voie dans les années 50 en révélant les secrets d'une guérisseuse traditionnelle, Maria Sabina.
Cinquante ans après les hippies, la consommation du "peyotl" se négocie encore avec des communautés comme les Wixareka.
L'accès aux paradis artificiels est encore plus simple à San José del Pacifico dans les montagnes du Oaxaca (sud), l'Etat de Maria Sabina.
Il suffit de trouver un "guide" pour un "trip" à plus de 2.500 mètres d'altitude, comme Pedro Ramirez, qui accompagne dans la montagne quatre Mexicains et trois jeunes étrangers.
"Cela va être un voyage intérieur", prévient-il en présentant les champignons. "Vous allez peut-être avoir peur au début, mais au bout de 10 à 15 minutes, vous allez rire, et peut-être pleurer un peu".
"Je cherche des réponses et l'acceptation après la mort de mon époux", explique avant le "voyage" Araceli Perez, dont le mari médecin est mort du Covid en mai 2020.
"Je veux vivre et ne plus survivre comme je crois que j'étais en train de le faire", ajoute-t-elle, une semaine après l'expérience hallucinogène, radieuse de se sentir "bien mieux".
- "Laisser tout sortir" -
Autre legs pré-hispanique, le temazcal, sorte de hammam méso-américain, fait aussi partie des incontournables du tourisme spirituel.
Nicolas Lopez perpétue ce rite de purification non loin des pyramides maya de Palenque, au pied des montagnes du Chiapas.
Les visiteurs entrent dans une chambre de sudation chauffée par des pierres brûlantes et dansent dans des vapeurs de "copal" (encens) au son d'un tambourin.
"Cela signifie quelque chose de sacré, de pur", explique Valeria Landero, qui sort de l'étuve toute essoufflée.
"Cela signifie laisser tout sortir, les maladies, tout le mal, et faire venir à moi de pures choses positives", ajoute la trentenaire venue avec son mari et sa fille de 14 ans.
Le temazcal veut "réveiller notre esprit, notre âme", résume le maître de cérémonie, Nicolas, guettant l'arrivée d'autres touristes mexicains, américains et italiens, pour une prestation allant de 16 à 20 dollars par personne.
L'année dernière, près de 32 millions de touristes sont venus au Mexique. Une partie pour apprendre au contact des Mexicains le sens du verbe "sanar" (soigner, guérir).
A.Moore--AT