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Champions Cup: Maxime Lucu, la panoplie complète pour porter l'UBB face à Bath
Artilleur, gratteur, jongleur, marqueur... Le demi de mêlée et capitaine Maxime Lucu a porté Bordeaux-Bègles vers une deuxième finale consécutive de Champions Cup après la victoire dimanche face à Bath (38-26).
C'est un choc qui lui tenait à cœur, face à un adversaire qui l'a marqué il y a 20 ans quand il était ado du côté de Biarritz.
Le BO, référence nationale à l'époque, qu'il n'avait pas encore rejoint, avait dompté Bath (18-9) au stade Anoeta de Saint-Sébastien, déjà en demi-finale de la compétition dans la liesse basque.
"Oui j'y étais" comme supporter, s'est souvenu samedi Lucu auprès de l'AFP et cela lui a donné des idées ce dimanche pour à son tour s'offrir ce cador anglais, cornaqué par l'international Ben Spencer, 33 ans comme lui, décisif sur ses premières initiatives (transversale gagnante vers Will Muir, 7) avant de rentrer dans le rang.
Âme de l'UBB depuis son arrivée en Gironde en 2019 en provenance de Pro D2, Lucu s'est démultiplié et toute la panoplie du parfait demi de mêlée y est passée, avec, +cherry on the pudding+, ou cerise sur le gâteau en VF, le titre d'homme du match décerné sous les vivats de la foule girondine aux anges.
"Vous nous avez beaucoup poussés quand on était dans le dur, a-t-il remercié les 42.000 spectateurs à la fin du match, micro du stade dans les mains.
"On avait peur avec le temps (la pluie et l'orage avant le match), maintenant, en route pour Bilbao, j'espère qu'on va aller chercher quelque chose de grand!", en référence au rendez-vous pris au Pays basque, le 23 mai, pour une finale face au Leinster.
Grand, Lucu l'a encore été, comme souvent dans cette compétition. Au pied, il n'a pas son pareil avec une grande justesse dans ses sorties de camp ou ses par-dessus pour mettre la pression.
- Même pas peur -
Et si son taux de réussite avait flanché ces derniers mois, son 6 sur 6 dominical a rappelé qu'il demeurait un buteur performant, avec deux transformations en coin saluées par le Stade Atlantique, connaisseur dès qu'il s'agit de ballon au pied.
Autour des rucks, Lucu a joué un rôle aussi essentiel, en premier défenseur ou en grattant ce ballon dans les mains du pilier droit champion du monde sud-africain Thomas Du Toit (21e) dans un gros temps fort anglais.
Derrière sa mêlée, privée de Jefferson Poirot suspendu, chahutée initialement mais qui s'est bien reprise, il a déclenché un une-deux après la demi-heure petit côté avec son compère de la charnière Matthieu Jalibert, qu'il a récupéré en jonglant. De quoi s'offrir un trou qu'il a pris pour une avancée fatale, conclue entre les poteaux après un passage au sol de Pierre Bochaton (21-12, 35e).
Rare faute de goût à signaler dans sa partition du jour, un en-avant, presque à froid, à la reprise, qui ne l'a pas sorti du match, tout comme le raffut qu'il a subi au visage du chevelu Alfie Barbeary sur la charge suivante. Même pas peur.
A l'instar, de son équipe, certes percée quatre fois, il a sorti les barbelés à de multiples reprises et a enclenché la révolte en inversant la tendance après un rapproché des coéquipiers de Finn Russell au score.
Il n'a pas lâché le morceau à la fin, malgré quelques courbatures bien légitimes, et a été enfin précieux dans les derniers rushes des siens qui ont franchi au final cinq fois la ligne visiteuse, portant à 21 leur nombre de matches consécutifs avec au moins quatre essais inscrits.
P.A.Mendoza--AT