-
Macron et Carney à Saint-Pierre-et-Miquelon avec un "message fort" pour Trump
-
Mondiaux de cyclisme: Marlen Reusser, reine du chrono pour ses 35 ans
-
La France s'apprête à entrer dans l'automne avec un temps sec et chaud, selon Météo-France
-
Fumées dans le nord de Quito au quatrième jour d'un feu de forêt
-
Un colon tué en Cisjordanie, l'auteur présumé arrêté
-
La Corée du Nord tire deux missiles dans la mer du Japon
-
Droits télé: le président du PSG Nasser al-Khelaïfi visé en France par une enquête pour prise illégale d'intérêts
-
Le surfeur Kauli Vaast veut "défendre" son titre aux JO de Los Angeles
-
En Californie, l'équipe de France de surf prend la vague des JO-2028
-
La Corée du Nord tire deux projectiles dans la mer du Japon
-
Turquie: avec la répression anti LGBT+, "Erdogan lance la campagne présidentielle" (militant)
-
Aux Philippines, l'angoisse d'une tribu face à un projet IA américain
-
L'Etat accorde un prêt de 2 millions d'euros à l'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens
-
Allemagne: des scrutins à haut risque pour le chancelier
-
A Singapour, une tour de contrôle des centres de données veille sur l'IA
-
La Russie subit une attaque de drones ukrainiens massive au dernier jour des législatives
-
Sécurité XXL, cadeaux et traditions: dans les coulisses d'un voyage du pape
-
Léon XIV, l'Américain mesuré qui affirme peu à peu son style
-
Aux Etats-Unis, les républicains utilisent la question transgenre comme arme politique
-
Allemagne: ouverture des bureaux de vote dans deux Länder, des scrutins à haut risque pour le chancelier
-
La Russie subit une attaque de drones massive au dernier jour des législatives
-
Ligue 1: un "classique" OM-PSG un peu moins choc
-
Mondiaux de cyclisme: Paul Seixas, le chrono dans la peau
-
Euro de volley: l'homme "Faure" des Bleus
-
Allemagne: des élections régionales à haut risque pour le chancelier Merz
-
Dans la tourmente, Ed Sheeran dénonce la situation à Gaza et exprime des regrets
-
Les Russes aux urnes pour le dernier jour des législatives
-
Moyen-Orient: Washington craint "une escalade rapide" après une attaque sur Ryad
-
Polémique autour de Gaza: sur scène, Ed Sheeran reconnaît "des erreurs"
-
Saint-Pierre-et-Miquelon est "français" répond Macron à Trump à son arrivée dans l'archipel
-
Coupe Davis: le Canada élimine la France
-
Le Danemark soulagé par l'accord sur le Groenland, après les menaces d'annexion de Trump
-
Ligue 1: en démonstration, Lyon éparpille Rennes
-
L'Arabie saoudite dit avoir intercepté un missile tiré par les Houthis vers Ryad
-
Un "front du refus" inédit mobilisé à Arles contre une ligne aérienne THT
-
Women XV Global Series: les Bleues victorieuses des Australiennes au bout d'un scénario fou
-
Les Houthis du Yémen revendiquent une attaque dans la capitale saoudienne
-
Le RN hausse le ton face à la Russie mais est accusé de "double discours"
-
Fumée noire près de l'aéroport de Ryad après des explosions, selon des habitants
-
Angleterre: naufrage d'Arsenal, parfum de crise à Tottenham
-
Top 14: Lyon seul en tête, le Racing 92 se réveille
-
Ebola en RDC: lancement de l'essai clinique du vaccin Ervebo en Ituri
-
Catherine Ringer inhumée à Paris aux côtés de Fred Chichin
Stopper l'exode du personnel médical, une priorité en Syrie, alerte une responsable de l'OMS
En ruines, le système de santé syrien doit faire l'objet d'une réflexion pour stopper l'exode à l'étranger du personnel médical, qui en est réduit à pratiquer "une médecine du IVe siècle", a réclamé une haute responsable de l'Organisation mondiale de la santé.
La situation en Syrie est "catastrophique", avec un nombre "ahurissant" de personnes dans le besoin et une malnutrition infantile à un niveau alarmant, explique dans un entretien avec l'AFP Mme Hanan Balkhy, la directrice régionale de l'OMS pour la Méditerranée orientale, qui a pris ses fonctions en février et s'est rendue du 11 au 16 mai dans ce pays confronté à de "multiples crises".
Elle a ajouté que près de la moitié du personnel de santé avait fui la Syrie, qui a connu 13 ans de guerre civile, de sanctions et le tremblement de terre majeur de l'année dernière, en plus d'une situation géopolitique complexe.
Conséquence : seuls 65% des hôpitaux et 62% des centres de soins sont pleinement opérationnels et ils souffrent tous d'une grave pénurie de médicaments et d'équipements, a-t-elle déploré.
Pour Mme Balkhy, "nous devons sortir des sentiers battus lorsqu'il s'agit de maintenir le personnel de santé, d'y attirer des jeunes, de les garder impliqués".
- Médecins "paralysés" -
Les employés de ce secteur perçoivent des "rémunérations très, très basses", si tant est qu'un salaire leur soit versé...
Et s'il n'y a pas de salle d'opération, d'anesthésie, d'infirmières professionnelles et d'unités de stérilisation à disposition, "à quoi cela sert-il d'avoir un chirurgien ?", demande-t-elle.
"Il faut ensuite disposer de médicaments. Si vous ne produisez pas vos propres médicaments et si vous ne pouvez pas les importer, le médecin est en quelque sorte paralysé".
"Il faut donc se contenter de pratiquer une médecine du IVe siècle, en cautérisant les gens et en les renvoyant à leur triste sort, soit essayer de trouver des solutions créatives".
Entre autres, il faudrait faire en sorte que les professionnels de la santé soient plus satisfaits de rester en Syrie ou de retourner dans leur pays, ce que beaucoup feraient "volontiers", selon Hanan Balkhy, "s'ils bénéficiaient d'un certain soutien".
"Ils apprennent l'allemand à l'école de médecine en parallèle afin d'être prêts à partir et c'est effrayant pour la région", regrette cette Saoudienne.
Elle a proposé d'engager les jeunes médecins dans des projets de recherche avec une possibilité de publication, afin qu'ils puissent "sentir qu'ils font quelque chose d'utile" et de s'assurer qu'ils "disposent au moins de l'équipement" nécessaire aux opérations chirurgicales.
Et comme les médecins ne peuvent pas se rendre à des conférences pour présenter leurs articles, ils doivent avoir accès à des plateformes virtuelles pour demeurer en contact avec la communauté internationale de la santé, estime Mme Balkhy.
- "Les enfants sont les plus touchés" -
Concernant les médicaments, elle suggère d'intensifier les achats groupés et de soutenir la fabrication locale de produits de base comme les analgésiques, les antibiotiques, et les remèdes pour soigner l'hypertension artérielle.
Cette responsable, qui était à Genève cette semaine pour la réunion du conseil exécutif de l'OMS, insiste sur le fait que les fréquentes coupures de courant en Syrie ont d'importantes répercussions sur la santé.
Il y a, souligne-t-elle, un nombre disproportionné de brûlures car les gens utilisent n'importe quoi, "des pneus, du plastique, du tissu", pour faire cuire la nourriture et réchauffer leurs maisons, provoquant des incendies domestiques et des lésions respiratoires, tandis que les arrêts récurrents dans l'alimentation en électricité font exploser les appareils ménagers.
"Les civils, les enfants sont les plus touchés", relève Hanan Balkhy, qui exhorte les pays donateurs à dissocier la santé de la politique et à s'impliquer à nouveau dans le financement de l'aide humanitaire à la Syrie.
"Je suis pédiatre de formation, la prévention est donc mon cheval de bataille", lance-t-elle.
O.Ortiz--AT