-
"Prêt" et "ambitieux", Paul Seixas annonce sa participation au Tour de France
-
Conflits: OMS, MSF et le CICR dénoncent la généralisation des attaques contre les services de santé
-
Australie: l'antisémitisme au coeur de la commission d'enquête sur l'attentat de Bondi
-
Musk contre Altman: un confondateur d'OpenAI et ses vieux carnets ouvrent la 2e semaine du procès
-
En Irak, le tourisme religieux, pilier du secteur, frappé par la guerre régionale
-
Audiovisuel: publication mardi du rapport Alloncle, visé par une plainte
-
Dossiers Epstein: un recruteur, des hommes d'affaires et des "paliers" de soumission
-
Une équipe nord-coréenne a rendez-vous au Sud fin mai pour un match de foot rare
-
Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE
-
L'Australie lance un long travail sur les causes de l'attentat de Bondi
-
À Almaraz, l'inquiétude face à la fermeture prévue de la plus grande centrale nucléaire d'Espagne
-
NBA: Wembanyama contre Gobert en play-offs, duel français en haute altitude
-
Trump lance une opération pour débloquer le détroit d'Ormuz, mise en garde de l'Iran
-
GameStop veut racheter eBay pour environ 56 milliards de dollars, pour concurrencer Amazon
-
La Cour internationale de justice examine le litige frontalier entre le Guyana et le Venezuela
-
Boeing de nouveau au tribunal, en lien avec le crash d'Ethiopian Airlines
-
Face aux désordres du monde, les députés se penchent à nouveau sur les moyens des armées
-
Audiovisuel: l'heure de la publication du rapport Alloncle, nouveaux litiges en vue
-
Musk contre Altman: le procès sur la mission d'OpenAI entame sa 2e semaine
-
L'Europe et le Canada se serrent les coudes en Arménie face à Trump et Poutine
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz, mise en garde de l'Iran
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz et des discussions "très positives" avec l'Iran
-
Ligue 1: Lyon prend une option pour la Ligue des Champions
-
Espagne: le Real bat l'Espanyol et retarde le titre du Barça
-
Italie: l'Inter Milan remet les points sur les i
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique
-
GP de F1 de Miami: troisième victoire consécutive pour Kimi Antonelli
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique (OMS)
-
Religieuse agressée à Jérusalem: des fidèles inquiets mais "pas étonnés"
-
C1 féminine: l'OL Lyonnes retrouve la finale et remet en lumière le foot français
-
Challenge Cup: Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Teknival: les départs s'accélèrent, le gouvernement veut "mieux réprimer"
-
Champions Cup: Maxime Lucu, la panoplie complète pour porter l'UBB face à Bath
-
Champions Cup: en patron, Bordeaux-Bègles écarte Bath retourne en finale
-
Tennis: le N.1 mondial Jannik Sinner remporte à Madrid un 5e Masters 1000 consécutif
-
Cyclisme: Pogacar gagne son premier Tour de Romandie, quadruplé à la clé
-
Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"
-
Dans le sud du Liban, un mort et huit blessés dans des frappes israéliennes (ministère)
-
Challenge : Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Tour d'Espagne femmes: Noemi Ruegg remporte la 1re étape, Ferrand-Prévot dans le coup
-
Pétrole: L'Opep+ maintient le cap, sans commenter le départ des Emirats arabes unis
-
Premiers départs à la free party près de Bourges, Laurent Nuñez sur place
-
L'Iran met les Etats-Unis au défi de choisir entre un "mauvais accord" ou une opération militaire "impossible"
-
Un décret autorise le démantelement de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim
-
"Flottille pour Gaza": deux militants devant la justice israélienne
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
En Inde, ce festival qui offre un moment de liberté à la communauté transgenre
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Un ex-soldat devenu ostréiculteur, nouvelle figure d'une gauche américaine en quête d'authenticité
-
Les Etats-Unis à six mois d'élections de mi-mandat cruciales pour Trump
L'UE au pied du mur dans la bataille des étiquettes nutritionnelles
L'Union européenne cherche une solution consensuelle d’étiquetage nutritionnel après avoir écarté le Nutri-Score, plébiscité par les consommateurs en France, mais cible d'une fronde menée par l'Italie qui y voit une menace pour son industrie agroalimentaire, mais aussi sa gastronomie.
Dans le cadre de la Stratégie "de la ferme à la fourchette", la Commission européenne devait présenter une proposition d'étiquetage harmonisé et obligatoire avant la fin 2022 pour lutter contre la "malbouffe", mais cette proposition a été repoussée à une date indéterminée en 2023.
Avec ses pastilles allant du vert au rouge assorties des lettres de A à E permettant d’évaluer la teneur des aliments en "bons nutriments" (protéines, fibres) et en "mauvais" (sucre, sel, acides gras), le Nutri-Score français faisait initialement figure de favori pour être étendu à l'ensemble des Vingt-Sept.
Il a déjà été adopté par six États membres de l'UE: la France, l'Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et l'Espagne.
C’était sans compter avec l'opposition virulente de l'Italie qui a réussi à rallier Chypre, la Grèce, la République tchèque, la Roumanie ou encore la Hongrie.
"La Commission ne va pas proposer le Nutri-Score" en tant que tel pour "ne pas mettre sur la table quelque chose qui polarise les débats", a annoncé fin septembre Claire Bury, une responsable de la Commission pour la durabilité alimentaire.
Pourtant, selon 270 scientifiques qui ont lancé un appel en faveur du Nutri-Score le 16 mars 2021, celui-ci est "le seul logo nutritionnel en Europe à avoir fait l'objet de nombreuses études scientifiques démontrant son efficacité, sa pertinence et son utilité pour les consommateurs et la santé publique".
"Une campagne de lobbying intense contre cet outil au profit d'intérêts commerciaux a malheureusement brouillé les cartes", regrette Emma Calvert, du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), alors qu'en Europe l'obésité concerne désormais un adulte sur quatre, selon l'OMS.
Bruxelles examine à l'heure actuelle les différents affichages existants: le Nutri-Score dont les grandes lignes peuvent toujours in fine servir d'inspiration, les logos vert ou noir des pays nordiques (moins contraignants) mais aussi le système défendu par l'Italie, le Nutrinform Battery, qui tient compte des portions potentiellement consommées.
- Made in Italy -
Dès sa campagne électorale, la Première ministre italienne Giorgia Meloni avait mis les pieds dans le plat, dénonçant des dispositifs "discriminatoires et pénalisants pour notre système agroalimentaire".
La puissante industrie italienne et ses géants comme Ferrero (Nutella, Rochers...) seraient touchés et Rome dit redouter également une dévalorisation des produits phares de sa gastronomie et du régime méditerranéen (huile d'olive, miel, fromages comme le parmesan, le jambon de Parme, les pizzas...)
La Coldiretti, principale association professionnelle du secteur agricole en Italie, relève à ce titre un paradoxe du Nutri-Score qui finit par "exclure de l'alimentation des aliments sains et naturels présents sur les tables depuis des siècles pour privilégier des produits artificiels".
Un argument volontiers repris par plusieurs eurodéputés qui suggèrent de cibler les aliments ultra-transformés et leur marketing plutôt que les produits du terroir. "La surcharge pondérale des adolescents ne vient pas du fait qu'ils mangent trop de camembert", ironise l'eurodéputée Irène Tolleret (Renew, libéraux).
L'idée serait de tenir compte des portions. Pour l'heure, le Nutri-Score français évalue effectivement les aliments selon la même référence de 100 grammes ou 100 millilitres dans le but de favoriser les comparaisons, sans tenir compte du fait que certains, comme l'huile d'olive ou le fromage, sont consommés en petite quantité.
- L'UE à la traîne -
En attendant, le temps presse: la proposition de la Commission doit être débattue par les États puis soumise aux eurodéputés dont le mandat expire en 2024.
Si la Commission rate le coche, "ce sera une occasion manquée majeure pour aider les consommateurs européens, en particulier les plus vulnérables", regrette Emma Calvert.
Car pendant ce temps de nombreux pays avancent, avec parfois des mesures plus ambitieuses comme au Chili dont le système obligatoire depuis 2016 "est en passe de faire l'objet de lois similaires dans 32 Etats", selon Guido Girardi, l'ancien sénateur à l'origine de la réglementation.
Au Chili, la présence d'un seul logo noir (présence élevée de calories, graisses saturées, sucre ou sel) sur un produit prive son fabricant de toute possibilité de faire de la publicité à la télévision. "Une des conséquences, c'est que plus de 20% des produits ont fait l'objet de nouvelles recettes", avec moins de sucre ou sel, précise M. Girardi.
Le Nutri-Score n'est, lui, affiché sur les emballages que sur la base du volontariat. Des produits traditionnels régionaux tout comme des grandes marques internationales de sodas ou confiserie s'y refusent toujours.
O.Gutierrez--AT