-
Mondial-2026: l'Espagne sûre de ses forces, malgré le flop inaugural
-
Le boom du yoga en Occident, souvent réduit à une pratique physique
-
Mondial-2026: choc Allemagne-Côte d'Ivoire pour les 16es, les Pays-Bas sous pression
-
Tensions entre Varsovie et Kiev: des responsables ukrainiens rendent leurs médailles à la Pologne
-
Frappes israéliennes meurtrières au Liban, malgré l'annonce de cessez-le-feu
-
Bétharram: entre 700 et 1.500 élèves potentiellement victimes, selon les projections d'une ONG
-
Au Portugal, un exorciste dit chasser les démons et défie l'Église
-
Brexit: dix ans après le vote, les petits patrons britanniques en première ligne
-
Le Conseil constitutionnel retoque la suppression des frais bancaires de succession
-
Au Mexique, découverte de vestiges préhispaniques "uniques"
-
Venezuela: une figure de l'opposition se rend aux Etats-Unis pour parler "transition démocratique"
-
"Comme en Chine": les Cubains saluent les réformes, les exilés attendent plus
-
L'UE serait-elle prête à accepter un retour du Royaume-Uni?
-
Philippines: après un fort séisme, les coraux et les craintes font surface
-
Les canicules ont un "effet négatif sur la croissance", rappelle le gouverneur de la Banque de France
-
Bolivie: le président Paz décrète l'état d'exception après six semaines de contestation
-
La CFDT en congrès pour affirmer ses revendications avant la présidentielle
-
Top 14: Stade français et Montpellier, deux renaissances pour une place en finale
-
Mondial-2026: Team USA en 16es, le Brésil le Maroc s'en rapprochent
-
Mondial-2026: avec Felix Nmecha, l'Allemagne a stabilisé son milieu de terrain
-
Présidentielle: Retailleau tient meeting, en quête de dynamique avant l'été
-
Bleu, vert, écaillé: nouveau couac dans la rénovation d'un bassin cher à Trump
-
Bolivie: accord entre le gouvernement et la principale centrale syndicale après six semaines de crise
-
Mondial-2026: Team USA se qualifie, la Seleçao élimine Haïti
-
Premier cas de grippe aviaire H5 détecté en Australie
-
La France écrasée par la canicule, interrogations sur la Fête de la musique
-
Brésil: le cacique Raoni dans un état "grave mais stable" selon ses médecins
-
Mondial-2026: après le Mexique, les Etats-Unis se qualifient pour les 16es de finale
-
Royaume-Uni: un mort et des dizaines de blessés dans une collision de deux trains
-
Top 14: sur un nuage et encore en finale, Toulouse écrase le Racing
-
Albanie: manifestation contre un projet immobilier lié à Trump pour le 20e jour consécutif
-
Mondial-2026: Team USA triomphe face à l'Australie et file en seizièmes
-
Top 14: l'éclatante réponse d'Antoine Dupont
-
"Maison Blanche volante": Trump dévoile le nouvel Air Force One donné par le Qatar
-
Le président polonais annonce retirer la plus haute distinction du pays à Zelensky
-
Albanie: 27 manifestants inculpés d'atteintes à l'ordre public
-
Brésil: le cacique Raoni transféré vers un hôpital de Sao Paulo
-
Un musée basé sur l'IA propose une plongée sensorielle dans la forêt amazonienne
-
Détroit d'Ormuz: de nouvelles exigences de l'Iran laissent la reprise en suspens
-
Carmen Cid, une enfant de la guerre d'Espagne au destin britannique
-
Nouveau cessez-le-feu au Liban après de meurtrières violences menaçant l'accord irano-américain
-
Rentrée 2027: Lecornu annonce une heure par semaine d'enseignement à l'IA en seconde
-
Tourisme: l'IA va faciliter les voyages personnalisés, promet le patron de Booking
-
Le footballeur marocain Achraf Hakimi sera jugé pour viol
-
A "Trump Heights", les Israéliens ne tournent pas le dos à Trump malgré l'accord avec l'Iran
-
Le gouvernement veut baisser le remboursement de la "Sécu" sur les actes médicaux
-
Un fleuron français des drones militaires visé par une tentative d'espionnage au profit de la Russie
-
La Bourse de Paris termine la semaine atone
-
Tour de Suisse: Narvaez sous l'orage
-
La canicule s'étend, vigilance rouge en vue dimanche
Cancer: bientôt une simple prise de sang pour repérer ou suivre la maladie ?
Une simple prise de sang pour jauger l'efficacité d'un traitement contre le cancer ou encore pour repérer très précocement une tumeur dans l'organisme: explorées par les scientifiques, ces pistes seront sans doute un jour une réalité.
Une meilleure compréhension des mécanismes liés à la maladie et les progrès technologiques récents ont permis de faire des pas de géant dans ce domaine.
Des dizaines d'études sont en cours pour démontrer l'utilité de l'utilisation d'un nouvel outil, la "biopsie liquide", dans le suivi de patients traités pour un cancer.
Une biopsie liquide n'est autre qu'une prise de sang qui vise à rechercher dans le sang d'un malade des fragments d'ADN de la tumeur ou des cellules cancéreuses.
Cette technique présente des avantages considérables et nombre d'observateurs estiment que sa découverte mériterait un prix Nobel de médecine: elle est notamment beaucoup moins invasive qu'une biopsie "classique", qui prélève des tissus de l'organisme.
Elle recèle surtout des informations très précises sur le cancer d'un patient: "le prélèvement de ce que l'on appelle +l'ADN circulant+ vise à détecter des mutations, pour certains types de cancer, et adapter ainsi les traitements en conséquence", explique Alain Thierry, directeur de recherche à l'Institut de recherche en cancérologie de Montpellier, spécialiste du sujet.
Pour certains cancers comme ceux du poumon, où les tumeurs sont souvent difficiles d'accès, il s'agit d'une réelle avancée.
L'analyse du sang des malades pourrait aussi permettre prochainement de surveiller comment un cancer réagit aux traitements. "Concrètement, après le retrait chirurgical d'une tumeur, on prescrit souvent une chimiothérapie alors qu'on ignore si le patient en a réellement besoin", relève M. Thierry.
A l'avenir, l'analyse du sang d'un malade pourra, dans de nombreux cas, permettre d'administrer des traitements moins lourds ou moins longs mais aussi détecter d'éventuelles récidives.
Mais la biopsie liquide recèle encore d'autres potentiels, certes bien plus incertains. "Il y en a un qui est vertigineux: c'est le dépistage précoce du cancer", s'enthousiasme Alain Thierry.
- Très coûteux -
Plusieurs équipes et biotechs y travaillent dans le monde. L'idée: pouvoir déceler une tumeur chez un individu en prélevant son sang, avant même que n'apparaissent des symptômes ou qu'elle soit visible sur une radio.
"Technologiquement, c'est beaucoup plus compliqué qu'un suivi du cancer car cela nécessite d'analyser à grande échelle des mutations de l'ADN mais aussi d'autres marqueurs spécifiques, tout en ne sachant pas à l'avance ce qu'on cherche", décrit François-Clément Bidard, oncologue à l'institut Curie, responsable du laboratoire de biomarqueurs tumoraux circulants.
Récemment, les résultats d'une étude de la biotech américaine Grail ont été particulièrement remarqués: dans leur essai, une prise de sang a permis de détecter des cancers sur des individus de 50 ans et plus a priori sains. Plus de 6.600 personnes se sont soumises au test. Il y a eu une suspicion de cancer pour 92 d'entre eux. Au final, 35 ont effectivement eu un cancer confirmé dans l'année et 57 personnes ont donc cru à tort qu'elles en avaient un.
Mais le test a permis de détecter 9 cancers qui n'auraient sans doute pas pu l'être par un dépistage classique précoce.
Le bilan est toutefois très mitigé et il faudra probablement des années avant d'améliorer la fiabilité de ces tests, qui sont déjà commercialisés aux Etats-Unis.
Et, même fiables, ces tests poseront encore certaines questions, prévient François-Clément Bidard.
"L'une d'elle est le coût, ce type de séquençage étant extrêmement onéreux. Un autre sujet est l'éventuel +sur-diagnostic+ induit par ces tests, car un certain nombre de cancers détectés ont en fait une évolution extrêmement lente et n'appellent pas nécessairement de traitement", explique-t-il.
Il faudra aussi prouver que ces tests représentent un progrès notable par rapport à ceux qui sont en vigueur aujourd'hui.
"On a quand même aujourd'hui des stratégies de dépistage du cancer bien rodées" mais "le taux de participation n'est que de 40% au mieux" à ces tests de dépistage proposés par l'Assurance maladie, rappelle le Pr Fabrice Barlesi, directeur général du centre anti-cancer Gustave-Roussy, qui n'exclut toutefois pas que les tests par prise de sang servent un jour de "complément".
B.Torres--AT