-
Carburants : l'exécutif sur tous les fronts
-
Après de cinglantes défaites électorales, le chancelier Merz au défi de se relancer
-
Face à Trump, Macron et Carney veulent un rapprochement "profond" de leurs deux pays
-
Ligue 1: même moyen, le Paris SG trop fort pour l'OM
-
Mondiaux de cyclisme: Evenepoel puissance 4, Seixas en bronze sur le chrono
-
Face à Trump, Macron et Carney plaident pour un "rapprochement profond" de leurs pays
-
Washington craint "une escalade" au Moyen-Orient après une attaque des Houthis sur Ryad
-
Elif Eralp, l'anti-AfD et voix des mal-logés à la porte de la mairie de Berlin
-
Au Maroc, le désenchantement de la jeunesse à l'épreuve des législatives
-
Espagne: le Real Madrid, surclassé par l'Atlético, laisse filer le Barça
-
Angleterre: thriller haletant pour Manchester City, retour gagnant pour Iraola
-
Macron et Carney à Saint-Pierre-et-Miquelon avec un "message fort" pour Trump
-
Mondiaux de cyclisme: Marlen Reusser, reine du chrono pour ses 35 ans
-
La France s'apprête à entrer dans l'automne avec un temps sec et chaud, selon Météo-France
-
Fumées dans le nord de Quito au quatrième jour d'un feu de forêt
-
Un colon tué en Cisjordanie, l'auteur présumé arrêté
-
La Corée du Nord tire deux missiles dans la mer du Japon
-
Droits télé: le président du PSG Nasser al-Khelaïfi visé en France par une enquête pour prise illégale d'intérêts
-
Le surfeur Kauli Vaast veut "défendre" son titre aux JO de Los Angeles
-
En Californie, l'équipe de France de surf prend la vague des JO-2028
-
La Corée du Nord tire deux projectiles dans la mer du Japon
-
Turquie: avec la répression anti LGBT+, "Erdogan lance la campagne présidentielle" (militant)
-
Aux Philippines, l'angoisse d'une tribu face à un projet IA américain
-
L'Etat accorde un prêt de 2 millions d'euros à l'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens
-
Allemagne: des scrutins à haut risque pour le chancelier
-
A Singapour, une tour de contrôle des centres de données veille sur l'IA
-
La Russie subit une attaque de drones ukrainiens massive au dernier jour des législatives
-
Sécurité XXL, cadeaux et traditions: dans les coulisses d'un voyage du pape
-
Léon XIV, l'Américain mesuré qui affirme peu à peu son style
-
Aux Etats-Unis, les républicains utilisent la question transgenre comme arme politique
-
Allemagne: ouverture des bureaux de vote dans deux Länder, des scrutins à haut risque pour le chancelier
-
La Russie subit une attaque de drones massive au dernier jour des législatives
-
Ligue 1: un "classique" OM-PSG un peu moins choc
-
Mondiaux de cyclisme: Paul Seixas, le chrono dans la peau
-
Euro de volley: l'homme "Faure" des Bleus
-
Allemagne: des élections régionales à haut risque pour le chancelier Merz
-
Dans la tourmente, Ed Sheeran dénonce la situation à Gaza et exprime des regrets
-
Les Russes aux urnes pour le dernier jour des législatives
-
Moyen-Orient: Washington craint "une escalade rapide" après une attaque sur Ryad
-
Polémique autour de Gaza: sur scène, Ed Sheeran reconnaît "des erreurs"
-
Saint-Pierre-et-Miquelon est "français" répond Macron à Trump à son arrivée dans l'archipel
-
Coupe Davis: le Canada élimine la France
-
Le Danemark soulagé par l'accord sur le Groenland, après les menaces d'annexion de Trump
"Tout le monde est effrayé": à Moscou, hommage restreint à l'opposant Boris Nemtsov
Sur un pont près du Kremlin, seule une dizaine de personnes ont surmonté la peur et sont venues vendredi matin rendre hommage à l'opposant Boris Nemtsov, assassiné à cet endroit précis, il y a onze ans.
Boris Nemtsov, qui fut vice-premier ministre sous la présidence de Boris Eltsine (1991-1999) avant de devenir un opposant farouche à Vladimir Poutine, avait été abattu de quatre balles sur ce pont, le 27 février 2015. Il avait 55 ans.
Des centaines de personnes se réunissaient autrefois sur ce lieu, autour d'un mémorial improvisé, pour l'anniversaire de sa mort. Cette année, rares sont ceux qui ont osé venir.
"Si peu de monde, ils ont tous oublié", soupire un homme âgé, qui refuse de donner son nom. "Tout le monde est effrayé", affirme à l'AFP une femme se tenant à proximité.
Après le lancement de l'offensive massive contre l'Ukraine en février 2022, le Kremlin a introduit de strictes lois de censure militaire qui ont réduit ses détracteurs au silence et instauré un puissant climat de peur.
Le 27 février 2022, des manifestants avaient organisé un rassemblement contre la guerre devant le mémorial à Nemtsov. De son vivant, ce dernier s'était lui-même opposé, en 2014, à l'annexion de la Crimée et au soutien de Moscou aux séparatistes de l'est de l'Ukraine.
Vendredi matin, des ambassadeurs et diplomates occidentaux, une trentaine de personnes au total -- soit trois fois plus que le nombre de Russes réunis au même moment - ont déposé des œillets rouges devant le mémorial.
Tout près, les forces de l'ordre veillent. "Circulez, ne vous rassemblez pas en foule, ne bloquez pas le passage", déclare un policier au mégaphone.
- "Espoirs détruits" -
Pour ses partisans, Nemtsov aurait pu conduire le pays sur une voie démocratique. "La Russie aurait dû avoir – même si, malheureusement, cela ne s'est pas produit – un dirigeant exactement comme Nemtsov", affirme à l'AFP Sergueï, un scientifique de 79 ans.
"En ce moment, tout est réprimé ici, tout est persécuté, des gens sont en prison", déplore-t-il, sans donner son nom de famille.
"Les espoirs de tout le pays reposaient sur lui, de tous ceux qui voulaient que nous soyons libres ici", abonde Olga Vinogradova, 66 ans, qui entretient avec dévotion, avec d'autres bénévoles, le mémorial à Nemtsov composé de fleurs, de photos du défunt, et qui a été vandalisé à plusieurs reprises depuis 2015.
"Quand cet homme a été tué, nous avons tous été exécutés à ce moment-là. Parce que nos espoirs ont été détruits", dit-elle. "Avec ce mémorial, nous rappelons aux gens qu'il existait une autre voie pour la Russie. Et qu'il y avait une personne bien réelle qui aurait pu nous y conduire."
Physicien de formation, Boris Nemtsov s'était fait connaître dans les années 1990 en tant que jeune gouverneur libéral de la région de Nijni Novgorod. Il avait été largement pressenti pour succéder à Boris Eltsine.
C'est finalement un ex-agent du KGB, Vladimir Poutine, qui arriva au pouvoir fin 1999. Nemtsov lui avait d'abord apporté un soutien hésitant, avant de devenir l'un de ses adversaires.
Boris Nemtsov avait en grande partie perdu sa popularité dans les années suivantes et n'était plus qu'une figure secondaire de la politique russe lorsqu'il a été tué. Néanmoins, son assassinat a choqué le pays et le monde entier.
Ses partisans accusent le dirigeant tchétchène, Ramzan Kadyrov, d'avoir ordonné ce crime, ce qu'il nie. Cinq Tchétchènes ont été condamnés à des lourdes peines de prison pour avoir exécuté ce meurtre, mais les commanditaires n'ont jamais été arrêtés.
L'un des hommes condamnés, Temirlan Eskerkhanov, a été gracié et libéré en 2024 après s'être engagé dans l'armée russe et avoir été envoyé sur le front en Ukraine.
Boris Nemtsov était l'un des premiers soutiens d'Alexeï Navalny, mort en 2024 dans une prison de l'Arctique, et victime, selon son équipe, d'un empoisonnement ordonné par le Kremlin, ce qu'il dément.
Les principaux détracteurs de Vladimir Poutine sont en exil, en prison ou morts. Pour Gleb, un photographe de 23 ans, un mouvement ou une personne comme Nemtsov est "impossible" actuellement. Mais il s'accroche néanmoins à un faible espoir: "Tout peut changer à tout moment."
E.Hall--AT