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Claire Thoury prend la tête d'un Conseil économique, social et environnemental contesté
La responsable associative Claire Thoury a été élue mercredi présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), devenant la première femme à la tête d'une institution qu'elle devra défendre contre les attaques sur son coût et son utilité.
A l'issue d'un vote à bulletins secrets, les conseillers du Cese l'ont élue par 97 voix contre 74 voix à son unique adversaire, l'entrepreneuse Dominique Carlac'h, pour présider jusqu'en 2031 cette troisième chambre du Parlement français, au rôle consultatif.
Emmanuel Macron l'a félicitée sur X, indiquant qu'elle porterait "la voix de la société civile, au service de l'intérêt général et de la République".
Soulignant que "les temps sont graves", Mme Thoury a évoqué, dans son discours après son élection, la montée des "attaques contre les libertés fondamentales".
"Droits des femmes", "politiques d'égalité", science contestée, "backlash" subi par les acteurs de la transition écologique: "cela se traduit par des reculs dans les combats que nous portons chaque jour dans les organisations de la société civile".
"Le monde de la culture et de la création est aussi visé par des attaques répétées contre la liberté artistique (...), comme l'atteste la récente prise de position du directeur de Canal+, qui a annoncé dimanche qu'il ne travaillerait plus avec les 600 signataires d'une récente tribune contre Vincent Bolloré", a-t-elle pointé.
La nouvelle présidente a assuré ne pas avoir peur de réformer l'institution pour faire face à ces défis. Elle réunira le 1er juillet les numéros un des organisations représentées au Cese pour "identifier ensemble les grands chantiers sur lesquels le Conseil travaillera dans la perspective de l'élection présidentielle et des élections législatives de 2027".
Les conseillers du Cese représentent les syndicats pour 52 d'entre eux, autant siégeant au nom des organisations d'employeurs, exploitants agricoles, artisans, professions libérales et des mutuelles. Quarante-cinq autres représentent les associations ou organismes œuvrant pour la cohésion sociale et territoriale et 26 les organisations de protection de l'environnement.
Âgée de 36 ans, Claire Thoury préside depuis cinq ans le Mouvement associatif, qui fédère plus de 700.000 associations, la moitié du nombre total en France.
Cette sociologue spécialiste des questions d'engagement était soutenue par presque tous les syndicats, une très large part du mouvement associatif, la Mutualité française et les employeurs de l'économie sociale et solidaire (Udes).
Elle affrontait Dominique Carlac'h, 57 ans, ancienne vice-présidente du Medef, soutenue par la plupart des organisations patronales.
Mme Carlac'h plaidait notamment pour la création d'un "observatoire des tensions", une "production réactive avec suivi d'impact" et une "stratégie de rayonnement" pour cette chambre parfois méconnue.
- Divergence constructive -
La nouvelle présidente devra défendre l'institution face aux critiques sur l'utilité de ses rapports et son coût de fonctionnement, mis en cause en juillet par la commission des Finances de l'Assemblée nationale et la Cour des comptes.
Quelque 70 dirigeants syndicaux, patronaux et associatifs avaient en réaction défendu son rôle pour dialoguer et trouver des compromis, soulignant son coût modeste d'"à peine 0,006% du budget de l'Etat".
Quelques mois plus tôt, le député LR Philippe Juvin avait déposé une proposition de loi pour supprimer le Cese qui, selon lui, "fait partie de ces dépenses que l’État ne peut plus assumer, au regard de la situation de ses finances publiques".
Des élus RN ont aussi appelé à supprimer le Cese.
"Il y a cinq ans, le budget du Cese était de 44 millions d'euros, au moment où je pars, il est de 34 millions d'euros" alors que l'inflation cumulée a dépassé 15% sur la période, avait fait valoir auprès de l'AFP son président sortant, Thierry Beaudet.
Grâce à une réforme de 2021 qui fait du Cese la chambre de la participation citoyenne, l'institution a organisé trois conventions citoyennes, dont les effets concrets restent cependant limités: sur le climat, sur la fin de vie, puis en 2025 sur les temps de l'enfant.
Aux critiques sur les 140 avis rendus par le Cese en cinq ans, souvent trop consensuels pour être utiles, Claire Thoury avait répondu vouloir "assumer la divergence quand elle est constructive".
F.Ramirez--AT