-
Washington réautorise l'IA de pointe d'Anthropic, actant sa reprise en main du secteur
-
Les océans mondiaux ont atteint un pic de chaleur en juin
-
Les rescapés du double séisme au Venezuela s'en remettent à la solidarité
-
A Washington, la "grande foire" de Trump pour les 250 ans des Etats-Unis divise
-
Séismes au Venezuela: espoirs et douche froide sous les décombres
-
Budget des Armées : le Parlement appelé à valider un nouvel effort à 36 milliards
-
Mondial-2026: Mbappé sublime les Bleus, parés pour les 8es, la Norvège défiera le Brésil
-
Mondial-2026: démonstration des Bleus, en route pour les 8e
-
Détournement de fonds de l'UE: série de perquisitions dans une enquête ciblant notamment le RN
-
Tennis: à 44 ans, la légende Serena Williams rate ses retrouvailles avec Wimbledon
-
Tennis: Serena Williams battue au 1er tour de Wimbledon pour son retour en simple à 44 ans
-
Le Mercosur affiche ses divergences après l'accord commercial conclu avec l'UE
-
Wall Street: le Nasdaq conclut son meilleur trimestre depuis le Covid-19, à +21%
-
Des milliers de Sud-Africains défilent pour exiger le départ des sans-papiers
-
"Pire qu'en Inde": à Rome, les touristes face au supplice de la canicule
-
Mondial-2026: la Norvège prend rendez-vous avec le Brésil, la France en salle d'attente
-
Merkel dévoile son portrait officiel pour le siège de la chancellerie à Berlin
-
Mondial-2026: Halaand et la Norvège punissent la Côte d'Ivoire sur le tard
-
La Bourse de Paris termine sur une note optimiste
-
Wall Street ouvre en hausse pour clôturer un trimestre fructueux
-
A Taïwan, les cueilleuses d'algues attendent en vain la relève
-
NBA: pas de retraite pour "le King" LeBron James mais d'autres cieux
-
Le directeur de la CIA compare l'IA de pointe à des "armes nucléaires numériques"
-
Wimbledon: débuts compliqués pour Swiatek et Rybakina, jour J pour Serena Williams
-
Ouverture du sommet du Mercosur, marquée par de vives critiques sur l'application de l'accord avec l'UE
-
La France vers un nouvel épisode de fortes chaleurs après une canicule exceptionnelle
-
Fin de vie: troisième vote positif à l'Assemblée, avant l'épilogue
-
Enfance: un projet de loi à l'Assemblée, bientôt élargi après l'affaire Lyhanna
-
La Cour suprême américaine sanctuarise le droit du sol, un revers majeur pour Trump
-
L'affichage de l'origine des viandes sur les produits transformés validé par les sénateurs
-
Basket: LeBron James va poursuivre sa carrière en NBA mais quitte les Lakers (médias)
-
Google va lancer ses résumés par IA en France, nuage noir en vue pour les médias
-
Les Bourses mondiales terminent le trimestre optimistes
-
La Cour suprême américaine préserve le droit du sol, un revers majeur pour Trump
-
Les Emirats découvrent le voyage en train, encore rare dans le Golfe
-
Foot: Gonçalo Ramos quitte le PSG pour l'AC Milan
-
Wimbledon: débuts compliqués pour Swiatek, jour J pour Serena Williams
-
Microsoft publie pour la première fois le détail de ses revenus et impôts dans l'UE
-
La Cour suprême préserve le droit du sol, revers majeur pour Trump
-
Canicule: la France vers un nouvel épisode de fortes chaleurs après une canicule exceptionnelle
-
Pas de revalorisation des allocations chômage au 1er juillet, une première en dix ans
-
Les Bourses mondiales dans le vert au dernier jour d'un trimestre prolifique
-
Mondial-2026: la France favorite prudente, la Norvège décomplexée et un Mexique qui rêve
-
Fatigué d'être seul? Ce robot chinois à corps d'humain vous tend la main
-
Fronde contre le projet gouvernemental de consigne des bouteilles en plastique
-
Sur les plages de Kiev en pleine vague de chaleur, oublier la guerre
-
Onze librairies Furet du Nord et Decitre doivent fermer, jusqu'à 163 postes touchés
-
Au Mondial, des stars sur le terrain et en tribunes
-
Nombre record de "nouveaux millionnaires" dans le monde en 2025, selon UBS
-
Nombre record de "nouveaux millionaires" dans le monde en 2025, selon UBS
Moyen-Orient : l'utilisation présumée de l'IA dans des frappes soulève de sérieuses questions, selon un expert
L'utilisation présumée de l'intelligence artificielle pour sélectionner des cibles et lancer des attaques contre l'Iran soulève de nombreuses questions, faisant craindre une érosion du contrôle humain sur la machine de guerre, selon un spécialiste de l'IA.
Les Etats-Unis et Israël ont effectué des milliers de frappes en Iran depuis le déclenchement de leur offensive, le 28 février.
Peter Asaro, qui a notamment réalisé des travaux sur l'IA et la robotique, a affirmé cette semaine à l'AFP qu'il semblait probable que ces deux pays aient utilisé l'IA pour identifier des cibles en Iran.
Mais si l'IA permet d'accélérer les choses, elle soulève aussi une foule de questions morales et juridiques, a dit ce professeur à l'université The New School de New York.
Avec l'IA, "vous pouvez rapidement préparer de longues listes de cibles, bien plus vite que des humains", a relevé M. Asaro, qui préside le Comité international pour le contrôle des armes robotisées, une ONG.
Il préside également depuis janvier la campagne "Stop Killer Robots", un groupement mondial de plus de 250 organisations, qui lutte depuis des années pour empêcher l'arrivée de "robots tueurs" sur le champ de bataille.
Se pose, selon lui, une question éthique et juridique centrale : "dans quelle mesure les humains examinent-ils réellement les cibles identifiées, en vérifiant leur légalité et leur valeur militaire avant d'en autoriser la frappe ?".
- Perte de contrôle ? -
L'objectif, avec l'IA, "est de pouvoir prendre des décisions et d'agir plus vite que votre ennemi" mais "sommes-nous vraiment encore aux commandes ?", s'interroge-t-il.
A l'ONU, des discussions sont en cours depuis une dizaine d'années à Genève en vue de mettre au point une règlementation sur ces systèmes d'armes létales autonomes (SALA), surnommés "robots tueurs", mais les pays ne sont jamais arrivés à trouver un consensus pour entamer de véritables négociations.
Ces discussions se poursuivent, dans l'espoir cette fois que ces derniers se mettent d'accord plus tard dans l'année.
Bien qu'il n'existe actuellement aucun traité spécifique sur l'IA et les armes autonomes, cela ne signifie pas que ces systèmes puissent fonctionner dans un vide juridique : le droit international existant s'applique, incluant la protection renforcée des écoles et des hôpitaux.
S'exprimant en marge des discussions à l'ONU à Genève, M. Asaro a souligné que le coeur du débat concernait en particulier le choix des cibles et les craintes de perdre tout contrôle humain réel.
Si l'argument avancé pour l'usage de l'IA dans les conflits est souvent que "ces systèmes sont très précis et font moins d'erreurs que les humains", l'expert a insisté sur le fait que "nous ne savons en réalité pas comment ces systèmes fonctionnent".
Selon lui, l'IA repose sur des systèmes opaques et classifiés, qui offrent peu d'éclairage sur leur fonctionnement et sur la manière dont ils parviennent à leurs conclusions.
Il n'existe aucun "moyen simple d'évaluer la production de ces systèmes" ni de déterminer ce qui a mal tourné lorsque des erreurs sont commises, a déclaré M. Asaro.
- "Qui est responsable ?" -
"Si quelque chose tourne mal, qui est responsable ?" a-t-il demandé.
Il a cité le bombardement présumé d'une école en Iran, dans la ville de Minab, qui a fait 150 morts selon les autorités iraniennes.
Ni les Etats-Unis, ni Israël n'ont admis avoir procédé à une telle frappe. L'AFP n'a pas été en mesure d'accéder à ce lieu pour vérifier de manière indépendante ce bilan ou les circonstances dans lesquelles ce drame s'est produit.
L'AFP a établi que le bâtiment était proche de deux sites contrôlés par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique, la puissante garde idéologique du régime.
Selon M. Asaro, si une erreur a été commise, en trouver la cause est loin d'être évident.
"Ils n'ont pas distingué l'école de la base militaire comme ils auraient dû le faire (...) mais qui sont-+ils+ ?" a-t-il demandé. Des humains ou une machine ?
Si l'IA a été utilisée, la question clé est selon lui de savoir "quelle est l'ancienneté des données" utilisées et s'il s'agit d'une "erreur de base de données". La cible pourrait aussi avoir été correctement identifiée mais le tir aurait simplement manqué de précision, a-t-il ajouté.
Une hypothèse plus inquiétante, note M. Asaro, serait que "le système ait réellement conclu que l'école représentait une menace".
T.Sanchez--AT