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Des députés veulent alerter sur la montée préoccupante du chemsex
Des députés de tous bords veulent alerter sur l'inquiétant essor du chemsex, une pratique dangereuse et addictive consistant à consommer certaines drogues afin d'intensifier ses rapports sexuels, en votant lundi un texte pour demander à l'Etat une "stratégie nationale de prévention".
L'affaire de l'humoriste Pierre Palmade, qui a provoqué en février 2023 un grave accident après plusieurs jours de chemsex, a contribué à faire sortir de l'ombre cette pratique, dont un rapport de 2022 remis au ministère de la Santé estimait qu'elle concernait entre 100.000 et 200.000 personnes a minima en France.
Le chemsex "est encore trop peu connu" des Français alors qu'il "s'agit d'un enjeu de santé publique, voire de sécurité", alerte la députée macroniste Brigitte Liso, à l'initiative de la proposition de résolution débattue dans l'hémicycle.
"C'est un sujet délicat", explique-t-elle, il parle "à la fois de sexualité - voire d'homosexualité - et de drogue", c'est-à-dire de "l'intime et de l'illicite".
Le chemsex touche principalement des hommes ayant des rapports avec des hommes.
Le texte, signé par 124 parlementaires issus de tous les groupes politiques (exceptés LFI et le RN, non-sollicités par Brigitte Liso) réclame à l'exécutif un état des lieux épidémiologique précis et une stratégie de prévention (accompagnement des associations, campagnes de sensibilisation, formation des professionnels de santé...).
"La pratique du chemsex s'installe au sein de publics de plus en plus jeunes, venus de tous milieux et de tous les territoires", alerte Mme Liso, soulignant la facilité avec laquelle il est possible de se procurer les substances et la diffusion de ces pratiques via les applications de rencontre.
Outre l'addiction, les risques sont multiples: la baisse de la vigilance peut mener à des rapports non protégés (avec des risques de contaminations) ou à des pratiques violentes; agressions sexuelles. Sans oublier les comas ou décès par overdose.
"Il faut envoyer un signal", plaide le député socialiste Arthur Delaporte, cosignataire du texte et président du groupe d'étude VIH/Sida à l'Assemblée.
- "Vague" à venir -
"Les faits divers émaillent l'actualité", avance l'élu. Pour preuve, il tape dans un moteur de recherche "chemsex" sur son téléphone et lit un article tout juste publié: "L'ancien directeur adjoint d'une prison décédé dans la nuit de jeudi à vendredi".
"Ca peut toucher tout le monde", souligne-t-il.
Y compris un député. Le 17 octobre dernier, l'élu insoumis Andy Kerbrat était pris en flagrant délit d'achat de stupéfiants à Paris, plus précisément de 3-MMC.
Dans un article de Médiapart, qui révélait qu'il aurait pioché dans son avance de frais de mandat pour acheter de la drogue, l'élu avouait se débattre avec une grave addiction développée dans le cadre de pratiques liées au chemsex.
Le député, depuis en arrêt maladie, était d'ailleurs le seul co-signataire LFI d'une proposition de résolution, quasi-identique, qui devait être débattue dans l'hémicycle mi-juin 2024, avant la dissolution.
Le sujet est revenu entre les murs du Palais Bourbon en octobre, lors de l'examen du projet de loi de finances.
Mme Liso avait réussi à faire voter en commission une enveloppe de 300.000 euros pour la prévention du chemsex, mais le gouvernement n'a pas repris sa disposition dans le texte adopté.
La proposition de résolution discutée lundi, qui n'est pas contraignante pour l'Etat, devrait être adoptée très largement, peut-être à l'unanimité.
Le groupe de La France insoumise y apportera son soutien.
"Il est plus que nécessaire que l'Etat investisse massivement et rapidement dans un plan de prévention", explique l'élue Ségolène Amiot, disant redouter "une vague" à laquelle les pouvoirs publics ne sont pas prêts à répondre, "les services d'addictologie étant déjà saturés".
Cette ancienne militante associative alerte sur une expansion de la pratique chez les hétérosexuels, qui ne bénéficient pas du maillage associatif de prévention et de réductions des risques tissé par la communauté LGBT+, et alors que l'Etat a, selon elle, "abandonné" depuis des années les politiques de prévention.
De l'autre côté du spectre, le Rassemblement national (RN) approuve également le texte. "J'espère qu'il sera adopté à l'unanimité", dit le député RN Thierry Frappé. "Il faut en parler, faire connaître ce problème" qui "n'est plus anecdotique".
J.Gomez--AT