-
Affaire Epstein: Charles III et William sortent de leur réserve et mettent la pression sur Andrew
-
Israël sous le feu des critiques pour ses mesures visant à contrôler davantage la Cisjordanie
-
Gaza: Israël dit avoir tué quatre combattants palestiniens qui sortaient d'un tunnel à Rafah
-
BCE et Bundesbank plaident pour une politique monétaire prudente malgré l'incertitude
-
Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, exige une grâce de Trump pour répondre aux questions du Congrès
-
Procès de l'ex-président kosovar pour crimes de guerre : 45 ans de prison requis
-
Violences contre des "gilets jaunes" dans un Burger King: à leur procès, des CRS admettent avoir manqué de "lucidité"
-
A Cuba, la vie au ralenti faute de carburant
-
En Arménie, JD Vance dit "oeuvrer pour la paix" avant une visite en Azerbaïdjan
-
ChatGPT, mauvais docteur ? Une étude met en cause la capacité des IA à poser un diagnostic
-
Von der Leyen défend le "Made in Europe" pour soutenir les industries clés
-
Ligue 1: en perdition, Rennes écarte Beye et espère Haise
-
"Snipers du week-end" à Sarajevo: un premier suspect interrogé en Italie
-
JO: Cizeron et Fournier Beaudry attendus sur la glace
-
Morandini se retire de l'antenne de CNews après la polémique liée à ses condamnations
-
Affaire Epstein/Mandelson: la pression monte sur Keir Starmer, qui exclut de démissionner
-
François Villeroy de Galhau écourte son mandat de gouverneur de la Banque de France
-
Les Portoricains célèbrent l'un des leurs, Bad Bunny, vedette du Super Bowl
-
Violences contre des "gilets jaunes" dans un Burger King: neuf CRS jugés à Paris
-
A Paris, Grégoire dévoile son plan pour adapter la ville au réchauffement climatique
-
Décès d'une femme aux urgences: l'AP-HP relaxée malgré une "faute de négligence" reconnue
-
Morandini annonce se "retirer de l'antenne" de CNews après la polémique liée à son maintien
-
JO: les Suisses Franjo von Allmen et Tanguy Nef en or dans le combiné par équipes
-
Espagne: les conducteurs de train en grève après les accidents mortels de janvier
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer exclut de démissionner, "se concentre sur son travail"
-
L'UE prévient Meta qu'il doit ouvrir WhatsApp aux services d'IA concurrents
-
A Wine Paris, Macron promet de défendre le vin français à l'export
-
"Nazi sans prépuce": pas de jugement dans l'affaire Meurice, l'affaire renvoyée à un nouveau procès
-
Avec son nouveau président, le Portugal a fait le choix de la stabilité
-
Ligue 1: en perdition, Rennes finit par écarter Beye
-
Parallèlement aux tractations diplomatiques, l'Iran accentue la répression
-
Quand les patrons ne disent plus merci Macron
-
Thaïlande: revers historique pour le Pheu Thai, des interrogations sur l'avenir du parti
-
Eramet: "enquête indépendante" sur des "pratiques de management", le directeur financier suspendu
-
Le prince William en Arabie saoudite pour trois jours, une visite assombrie par l'affaire Epstein
-
IA: le nouveau modèle de création de vidéo de Bytedance envahit les réseaux
-
Japon: nouvel essai de redémarrage de la plus grande centrale nucléaire du monde
-
Décès d'une patiente aux urgences: l'AP-HP fixée lundi sur son sort, la relaxe requise
-
Détection des PFAS, une nouvelle ligne dans la facture d'eau
-
Japon: Takaichi promet un "important changement de politique" après son succès électoral
-
SpaceX donne la priorité à la Lune pour y établir une base, devant Mars
-
Australie: heurts entre police et manifestants propalestiniens lors de la visite d’Isaac Herzog
-
Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, témoigne à huis clos au Congrès
-
Trompés, traumatisés: le calvaire des Kényans enrôlés de force par l'armée russe
-
La Bourse de Paris prudente avant des indicateurs américains attendus dans la semaine
-
Japon: l'ultra-conservatrice Sanae Takaichi a maintenant les coudées franches
-
Thaïlande: Le Premier ministre victorieux grâce au nationalisme
-
Le président israélien en visite en Australie pour un hommage aux victimes de l'attentat de Bondi
-
"Nazi sans prépuce": jugement attendu sur le licenciement de Guillaume Meurice, ex-France Inter
-
Le haut-commissaire au Plan Clément Beaune propose 30% de droits de douane pour la Chine
Maroc: "l'autoroute de l'eau", une piste contre le stress hydrique
Une "autoroute de l'eau" créée au Maroc a permis de sauver de la soif des millions de personnes, mais son succès à long terme reste incertain en raison d'une sécheresse inédite, avertissent les experts.
Malgré une période d'intenses averses début mars dans le nord-ouest, ce pays du Maghreb reste confronté à un stress hydrique aigu en raison d'une sécheresse qui dure depuis six ans.
C'est "la plus longue de l'histoire" du pays alors que les cycles de sécheresse ne dépassaient auparavant pas trois ans, a alerté à la mi-mars le ministre de l'Equipement et de l'Eau, Nizar Baraka.
Les apports en eau ont été presque divisés par quatre ces dix dernières années par rapport aux années 80, passant d'une moyenne annuelle de 18 milliards de mètres cubes à 5 milliards de m3, selon le ministre.
Les précipitations ont également chuté de 75% par rapport à une moyenne "normale", ces six dernières années, et les températures ont augmenté de 1,8 degré Celsius l'année dernière, exacerbant l'évaporation des eaux.
Face à cette situation, les habitants de Rabat et ses environs ont été confrontés à la menace d'une rupture d'approvisionnement en eau potable fin 2023, après l'assèchement du barrage qui approvisionnait la capitale, a rappelé M. Baraka.
"Toutefois, le transfert du surplus d'eau du bassin du Sebou (nord) nous a permis de sauver de la soif environ 12 millions de personnes", a indiqué à l'AFP Mahjoub Lahrache, un responsable du ministère de l'Agriculture.
- Projet stratégique -
Au lieu de poursuivre son cours naturel vers l'océan Atlantique, l'eau du Sebou, l'un des fleuves les plus importants du pays, est captée dans une station, dans la banlieue de Kénitra, où elle est traitée avant d'être transférée, à travers un canal souterrain long de 67 km, vers la capitale, en fonction des besoins quotidiens.
Depuis son inauguration fin août 2023, cette "autoroute de l'eau" assure l'approvisionnement en eau potable de Rabat et ses environs, ainsi que de la partie nord de la capitale économique Casablanca, située à 90 km de Rabat.
Ce projet a permis de transférer plus de 700 millions de m3 jusqu'à début mars, selon des données officielles.
Le premier tronçon, construit en urgence après l'aggravation du stress hydrique, a coûté environ 7 milliards de dirhams (plus de 664 millions d'euros), selon M. Lahrache.
Cette "autoroute de l'eau" devrait être prolongée pour relier plusieurs barrages se trouvant à l'extrême nord du pays à la région de Marrakech (sud).
Le projet est stratégique pour le pays, même si le Maroc mise principalement sur le dessalement de l'eau de mer pour accroître ses ressources en eau potable.
Le Maroc pâtit d'une "inégalité dans la répartition des ressources hydriques. Cinquante-trois pour cent des précipitations tombent sur seulement 7% du territoire national", a noté M. Baraka.
"Des quantités importantes (de pluie recueillie) dans les bassins du nord se déversent en Méditerranée ou dans l'Atlantique (sans être captées, ndlr). C'est pour cela que l'autoroute de l'eau a toute son importance", souligne le chercheur Nabil El Moçayd.
- "Rester prudents" -
Toutefois, "les bassins du nord seront beaucoup plus affectés par le changement climatique que ceux du sud, d'après différentes simulations climatiques concernant les 60 années à venir", alerte le chercheur.
"Il est possible que l'excès dont on parle aujourd'hui ne soit plus présent à l'avenir, rien qu'à cause de ce déficit", ajoute M. El Moçayd, qui a préconisé dans une étude en 2020 de "réduire l'échelle du projet" de l'autoroute de l'eau.
Abderrahim Handouf, chercheur en politique d'irrigation, estime que la première tranche de "l'autoroute de l'eau" "est une solution efficace en l'absence d'alternatives".
Mais il s'interroge également sur sa pérennité à long terme, au regard des défis climatiques qui "poseront à l'avenir problème même dans le nord. Nous devons donc rester prudents".
Pour ce chercheur, outre le dessalement de l'eau, il faudrait développer les recherches et l'encadrement des agriculteurs, afin de généraliser l'utilisation de techniques d'irrigation, économes en eau. L'agriculture génère 12% du PIB et emploie 30% de la population.
N.Walker--AT