-
Affaire Epstein: Jack Lang "assume" ses liens passés sur fond de révélations financières
-
Agriculture: le sénateur Duplomb dépose un nouveau texte pour réintroduire des pesticides interdits
-
Trump annonce un "accord commercial" avec l'Inde
-
Dany Boon va tourner sa première série avec Netflix, "Johnny Biloute"
-
Liban: de nouvelles frappes israéliennes font un mort
-
Affaire Epstein : après Andrew, la descente aux enfers de Peter Mandelson
-
Le Chili officialise la candidature de Michelle Bachelet comme secrétaire générale de l'ONU
-
La Bourse de Paris gagnée par l'optimisme
-
Premier rendez-vous judiciaire en février pour Judith Godrèche, attaquée en diffamation par Doillon
-
"Bercy a eu notre scalp": les salariés dénoncent "la fin" de 60 Millions de consommateurs
-
L'Iran se prépare à des pourparlers sur le nucléaire avec Washington
-
Les difficultés financières offrent à l'OMS l'occasion de se recentrer, selon son chef
-
Collision en mer du Nord: le capitaine russe du porte-conteneurs reconnu coupable d'homicide involontaire
-
A Gaza, la mer comme échappatoire pour les nageurs
-
Incertitude au Congrès américain sur la fin de la paralysie budgétaire
-
Wall Street optimiste avant une nouvelle vague de résultats
-
Meublés touristiques à Marseille: deux multipropriétaires condamnés à de lourdes amendes
-
Allemagne: les transports en commun bloqués après un appel à la grève
-
Ukraine: le Kremlin confirme des pourparlers à Abou Dhabi mercredi et jeudi
-
Syrie: les forces gouvernementales entrent dans la zone sous contrôle kurde
-
XV de France: hésitations à l'avant, certitudes à l'arrière pour entamer le Tournoi contre l'Irlande
-
Norvège : le fils de la princesse Mette-Marit de nouveau arrêté pour de nouveaux faits
-
La France lance ses premiers flotteurs plongeant au fond des océans
-
Quand Sarah Ferguson, l'ex-épouse d'Andrew, s'adressait à Epstein comme à un "frère"
-
Le président iranien "ordonne" des pourparlers sur le nucléaire avec les Etats-Unis
-
Interrogée sur Glucksmann, Léa Salamé défend son travail de "femme libre" devant les députés
-
JO-2026: à Milan et Cortina, les Jeux du retour
-
L'Urssaf réclame 1,7 milliard d'euros à Uber, révèle la Revue21
-
Avec MaPrimeRénov' à la peine, d'autres aides à la rénovation ont le vent en poupe
-
Philippines: deux nouvelles plaintes en destitution déposées contre la vice-présidente Sara Duterte
-
A Minneapolis, la tech au centre de la bataille autour de l'immigration
-
Kendrick Lamar, le triomphe d'un rap populaire et conscient
-
Costa Rica: large victoire de la candidate de droite Laura Fernandez à la présidentielle
-
La Bourse de Paris tient bon face à la déroute des métaux précieux
-
Turquie: les nerfs à vif des Iraniennes de Van
-
De nouvelles personnalités éclaboussées par les documents Epstein
-
La frontière avec l'Egypte rouvre au compte-gouttes pour les Palestiniens de Gaza
-
A Minneapolis, les parents immigrés redoutent d'être séparés de leurs enfants
-
Australie: Snapchat a bloqué 415.000 utilisateurs de moins de 16 ans en deux mois
-
NBA: les Knicks enchaînent contre les Lakers, Wembanyama décisif face à Orlando
-
Le Japon dit avoir trouvé des terres rares dans des sédiments extraits lors d'une mission en eaux profondes
-
Venezuela: "1675 jours" de prison "trop de douleur pour un être humain", dit l'activiste Tarazona libéré
-
Les Palestiniens de Gaza dans l'attente de la réouverture du passage de Rafah
-
Grammy Awards: Bad Bunny, la voix latino qui a conquis la pop mondiale
-
Bad Bunny couronné lors des 68e Grammy Awards, plaidoyer contre la politique migratoire de Trump
-
Costa Rica: la candidate de droite Laura Fernandez remporte la présidentielle haut la main
-
Costa Rica: la candidate de droite en passe de remporter haut-la-main la présidentielle
-
Le budget en voie d'adoption définitive lundi, Lecornu déjà sur l'après
-
Grammy Awards: Bad Bunny appelle à "mettre dehors" la police américaine de l'immigration
-
Costa Rica: début du dépouillement après un scrutin présidentiel marqué par le narcotrafic
A Hawaï comme dans l'Ouest américain, les incendies carburent aux herbes envahissantes
Après l'incendie catastrophique ayant causé la mort de plus d'une centaine de personnes à Hawaï, tous les regards se tournent vers un coupable inattendu: les herbes envahissantes qui se propagent massivement sur l'archipel depuis des décennies, devenant le combustible parfait pour alimenter de telles tragédies.
Résistantes à la sécheresse, capables d'envahir des terrains difficiles et de remplacer peu à peu les plantes locales, elles sont également une menace grandissante dans l'ouest des Etats-Unis, où les feux dévastateurs se multiplient.
"Les herbes envahissantes sont très inflammables, elles changent le paysage, elles créent des conditions favorables aux feux, et tout d'un coup, vous avez beaucoup plus d'incendies", explique à l'AFP Carla D'Antonio, chercheuse travaillant sur ces espèces depuis plus de 30 ans.
Au lieu de se décomposer comme d'autres plantes une fois mortes, ces herbes "restent debout pendant longtemps, aussi sèches que de la paille", décrit cette professeure à l'université de Californie à Santa Barbara. Et après un feu, elles survivent mieux que les plantes locales.
La plupart de ces herbes -- Cenchrus ciliaris, herbe de Guinée, herbe à mélasse... -- viennent d'Afrique, et ont été introduites pour servir de pâturage au bétail, sans se douter du danger qu'elles représenteraient des décennies plus tard.
A Hawaï, la fin des plantations de cannes à sucre autour des années 1990, dans un contexte de mondialisation, a eu des conséquences désastreuses: d'immenses zones sont abandonnées et envahies par les herbes.
"Le problème des incendies est surtout attribuable aux vastes étendues d'herbes allogènes laissées à l'abandon par de gros propriétaires", a écrit sur les réseaux sociaux Clay Trauernicht, de l'université d'Hawaï à Manoa.
Selon lui, la surface annuelle brûlée à Hawaï a augmenté de 300% ces dernières décennies.
Selon un rapport sur la prévention des feux réalisé par le comté de l'île Maui en 2021, la menace des incendies dans les champs d'anciennes cannes à sucre "va probablement croître à cause des températures en hausse et des périodes de sécheresses prolongées, liées au changement climatique".
Hawaï, évoquant d'ordinaire plutôt une forêt tropicale, reçoit de moins en moins de pluie. Les précipitations ont diminué pour 90% de l'Etat par rapport à il y a un siècle, selon une étude de 2016.
Le rapport préconisait un "plan efficace" pour remplacer les herbes envahissantes par des plantes locales.
- "Rien de naturel" -
Le problème ne se limite pas à Hawaï. Sur le continent américain, dans "les déserts de l'Ouest, les forêts de conifères, et les zones d'arbustes sur la côte, les herbes envahissantes sont là pour rester, elles font désormais partie de l'écosystème", prévient Carla D'Antonio.
Elle-même passe certains samedis soirs à enlever les herbes du bord des routes avec des voisins, dans une zone montagneuse près de Santa Barbara, en Californie. Le but: empêcher un départ de feu lié à un mégot de cigarette ou un véhicule en surchauffe.
De "grands feux dans les déserts des Mojaves et du Grand Bassin des Etats-Unis sont alimentés par les herbes envahissantes", pointe-t-elle, citant également le "Camp Fire", un incendie qui avait détruit la petite ville californienne de Paradise en 2018, tuant plus de 80 personnes. Il avait été déclenché par une ligne électrique mettant le feu à des herbes sèches.
De tels feux ne sont pas des catastrophes naturelles, souligne la chercheuse, "il n'y a presque rien de naturel là-dedans".
L'une des herbes (Cenchrus ciliaris), menace aussi les cactus emblématiques Saguaro, en Arizona, en permettant aux incendies de se propager dans la région. Des associations organisent régulièrement des opérations de défrichage.
Cette même herbe se propage également au Mexique et en Australie.
Selon une étude de 2019 ayant analysé douze espèces d'herbes envahissantes dans la partie continentale des Etats-Unis, six sont d'ores et déjà liées à une augmentation de la fréquence des feux de jusqu'à 150%.
Pour Carla D'Antonio, les tragédies comme celle d'Hawaï sont toutefois liées à de nombreux facteurs: l'altération du paysage par les humains (forêts abattues...), l'envahissement de plantes allogènes, la sécheresse accrue par le changement climatique, mais aussi le manque de préparation (routes d'évacuation, communications des secours...).
"La possibilité de désastres est énorme", martèle la chercheuse. "Ce sont les questions que nous devons nous poser (...) comment nous préparons-nous aujourd'hui pour les situations extrêmes? Pas l'incendie moyen, mais extrême."
M.O.Allen--AT