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Philippines: deux nouvelles plaintes en destitution déposées contre la vice-présidente Sara Duterte
Des membres de la société civile philippine ont déposé lundi deux nouvelles plaintes en destitution contre la vice-présidente Sara Duterte, relançant ainsi une procédure qui avait été suspendue l'année dernière par la Cour suprême de l'archipel.
"Il est grand temps que la vice-présidente Sara soit tenue responsable", a déclaré Leila de Lima, élue du parti "Mamamayang Liberal" à la Chambre des représentants, qui a soutenu l'une des deux plaintes.
Celle-ci "soulève essentiellement les mêmes motifs que la plainte précédente, mais de manière beaucoup plus condensée et simplifiée", a-t-elle ajouté.
Les deux plaintes déposées lundi portent principalement sur des soupçons de malversations portant sur des dépenses non justifiées d'environ 10 millions de dollars, lorsque Sara Duterte, fille de l'ex-président Rodrigo Duterte, était ministre de l'Education, entre 2022 et 2024.
L'année dernière, Mme Duterte avait déjà fait l'objet d'une procédure de destitution, votée en février par la chambre basse, après trois plaintes distinctes en décembre 2024 l'accusant de corruption et de complot en vue de l'assassinat du président Ferdinand Marcos Jr.
Mais la Cour suprême des Philippines avait bloqué fin juin la procédure à l'encontre de la vice-présidente.
Des membres de la société civile philippine ont également déposé une plainte en destitution contre le président Ferdinand Marcos Jr. la semaine dernière, l'accusant d'avoir directement touché des pots-de-vin dans le cadre de projets "fantômes" de lutte contre les inondations.
La commission judiciaire de la Chambre des représentants a entamé lundi les audiences sur les plaintes déposées contre M. Marcos.
A l'extérieur du bâtiment, un groupe d'une centaine de manifestants rassemblés par le bloc Makabayan, une coalition de partis de gauche, brandissaient des banderoles appelant à la destitution de Ferdinand Marcos Jr. et de Sara Duterte.
"Nous manifestons (...) pour rappeler aux législateurs que leur loyauté doit aller au peuple, et non à leur protecteur politique, à leur dynastie politique ou au président", a témoigné Raymond Palatino, 46 ans, à l'AFP.
O.Gutierrez--AT