Arizona Tribune - Décès du jeune Quentin, grièvement blessé lors d'une agression à Lyon

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Décès du jeune Quentin, grièvement blessé lors d'une agression à Lyon
Décès du jeune Quentin, grièvement blessé lors d'une agression à Lyon / Photo: JEFF PACHOUD - AFP/Archives

Décès du jeune Quentin, grièvement blessé lors d'une agression à Lyon

Le parquet de Lyon a annoncé samedi à l'AFP le décès de Quentin, un étudiant de 23 ans qui était hospitalisé depuis jeudi à Lyon dans un état grave, après une violente agression en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po.

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"L’enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées", a précisé le parquet dans un communiqué.

La famille du jeune homme a appelé "au calme et à la retenue", tout en dénonçant un "crime", selon leur avocat Fabien Rajon.

Lançant lui aussi un appel "au calme, à la retenue et au respect", le président Emmanuel Macron a souhaité que soient condamnés "les auteurs de cette ignominie".

"Un guet-apens, méthodiquement préparé, semblerait bien avoir été tendu à Quentin par des individus organisés et entraînés, en très large surnombre et armés, pour certain le visage masqué, ayant effectué des repérages préalables et disposant a priori de complicités. Ces faits, s’ils sont confirmés par l’enquête (...) constituent un crime", a écrit Me Rajon dans un communiqué.

"Appelant au calme et à la retenue, la famille de Quentin fait confiance aux enquêteurs et à la justice afin que les responsables de sa mort soient rapidement interpellés et qu’ils aient à en répondre", est-il ajouté.

- Réactions politiques -

Le drame a déclenché de très nombreuses réactions politiques, particulièrement dans les rangs de l'extrême droite. Marine Le Pen a appelé à considérer comme "terroristes" les "milices d'extrême gauche", et LFI pour sa part "condamne avec la plus grande fermeté toute violence physique", a déclaré son coordinateur Manuel Bompard.

Aucune communication officielle n'a précisé jusque là les circonstances de son agression. Vendredi, le parquet de Lyon avait indiqué qu'"à ce stade, le contexte et les circonstances de ces faits doivent être déterminées".

Selon le collectif Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient contre une conférence de Rima Hassan, prévue de 18h à 20h à l'IEP de Lyon, situé dans le 7e arrondissement.

Le jeune homme avait été placé dans le coma, avec un pronostic vital engagé, à l'hôpital Edouard Herriot, après avoir été pris en charge "dans un état grave" par les secours, vers 19H40, quai Furlichon, dans le 5e arrondissement de Lyon.

Une heure avant, près du bâtiment de Sciences Po, des militantes de Némésis avaient été "agressées" par des militants antifascistes, selon le collectif.

La présidente du collectif, Alice Cordier, a diffusé sur X une vidéo tournée rue Raoul Servant, tout près de l'IEP, où l'on voit un groupe de jeunes gens entourer deux jeunes femmes au visage caché sous un foulard, aux cris de "fascistes, racistes, c'est vous les terroristes". Un jeune homme enroule alors d'un bras le cou de l'une des jeunes femmes et la projette à terre.

Les hommes, dont Quentin, chargés de la protection des militantes de Némésis, "n'ont pas pu leur porter secours (...) car ils ont été poursuivis par un groupe d'une trentaine d'antifas", affirme ensuite Némésis. C'est après que Quentin "a été attaqué avec une extrême violence", il a été "balayé au sol, son crâne a tapé, puis il a été lynché à coups de pieds", selon la version du collectif.

L'avocat de la famille avait dénoncé vendredi "un lynchage gratuit de la part de plusieurs individus, en surnombre et armés, qui se seraient acharnés sur la victime isolée".

Quentin "n'était ni agent de sécurité, ni membre d'un quelconque service d'ordre", selon Me Rajon. Sans "aucun antécédent judiciaire", il "a toujours défendu ses convictions de manière non-violente".

"Etudiant en mathématiques, pratiquant le tennis et la philosophie", il était "investi dans la vie pastorale, en particulier au sein de la chorale de sa paroisse", selon l'avocat.

Th.Gonzalez--AT