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Le Groenland forme ses jeunes pour préparer son avenir minier
A l'Ecole des minéraux et du pétrole du Groenland, quatorze étudiants, anorak fluorescent sur le dos, apprennent en extérieur à manier des engins de chantier: bulldozer, tombereau, pelle mécanique hydraulique.
Le gouvernement groenlandais compte sur cette génération pour porter les ambitions minières de ce vaste territoire, convoité par le président américain Donald Trump.
Créée en 2008, l'école KTI Råstofskolen, basée à Sisimiut (sud-ouest), accueille une large palette d'étudiants, âgés de 18 à 35 ans pour trois années de formation professionnelle.
Hors travaux pratiques, des cours sur les bases de la géologie, la mécanique des roches, des notions de mathématiques — pour apprendre à calculer surfaces et volumes — et même l'anglais sont dispensés.
Tout en répondant aux questions de l'AFP, l'instructeur Kim Heilmann garde un oeil sur ses apprentis qui s'exercent au volant des machines.
"Je veux leur faire comprendre qu'il est possible d'exploiter des mines au Groenland si l'on s'y prend de la bonne manière", dit-il.
"Mais le principal défi consiste à les motiver à se lancer dans l'exploitation minière", ajoute l'enseignant.
L'isolement des travailleurs dans les deux mines opérationnelles du Groenland, éloignées de tout, en rebute beaucoup, explique la directrice Emilie Olsen Skjelsager.
Depuis 2009, les Groenlandais ont toute latitude pour décider de l'usage des matières premières enfouies dans leur sol.
Le gouvernement local, dont la pêche et les subventions versées par Copenhague constituent les principales sources de revenus, table sur son secteur minier et le tourisme pour la croissance future.
"L'école a été créée parce qu'on espérait voir se développer les activités minières, mais aussi pour disposer d'un plus grand nombre de travailleurs qualifiés au Groenland pour l'utilisation d'engins lourds, le forage et le dynamitage, et pour les services d'exploration, explique Emilie Olsen Skjelsager.
A l'issue de leur formation, "certains d'entre eux, un petit nombre, peut-être jusqu'à cinq, travailleront dans les deux mines et les autres travailleront en ville, sur les chantiers de construction", précise-t-elle.
Historiquement, le Groenland, qui compte 56.600 habitants, s'est appuyé sur une main d'oeuvre étrangère lors de développement de projets miniers, faute de compétences locales.
- Deux mines opérationnelles -
"Nous avons déjà des gens qui peuvent s'occuper du dynamitage, du forage et tout ce qui s'y rapporte (...) Mais si vous avez une usine de production à proximité de l'exploitation minière, vous avez besoin de compétences techniques dans ces usines de traitement. Il y a un manque de personnel qualifié pour faire cela", relève le chef de département du ministère des Ressources Jørgen T. Hammeken-Holm.
Il peut s'agir de géologues, d'ingénieurs, d'économistes, d'autant que les métiers traditionnels dans la chasse et la pêche seront amenés, à terme, à disparaître, ajoute-t-il.
Les frais de scolarité des étudiants sont pris en charge par le gouvernement groenlandais qui leur verse aussi 5.000 couronnes par mois (environ 690 euros).
Dans le bâtiment de l'école, un placard en verre expose les minéraux que recèle - ou recèlerait - le sous-sol de cet énorme territoire autonome danois: cryolite, anorthosite, eudialyte qui contient des éléments de terres rares essentielles aux technologies de pointe...
"De nouveaux sites miniers ont été explorés", dit Angerla Berthelsen, étudiant de 30 ans qui aimerait travailler dans ce secteur. "Il y a beaucoup de possibilités au Groenland".
Encore faut-il que l'existence de ces gisements soit confirmée et que les infrastructures nécessaires puissent être construites dans un environnement polaire exigeant.
"Une grande variété de terrains géologiques (existe sur le territoire), ce qui explique que le Groenland recèle plusieurs types de métaux, de minéraux et de pierres précieuses. Cependant, seuls quelques gisements ont fait l'objet d'une quantification approfondie, condition préalable à leur classification en tant que gisements réels", souligne la Commission géologique du Danemark et du Groenland (GEUS) sur son site.
Mais "personne ne sait vraiment. C'est plus ou moins une supposition", admet le chef de département du ministère.
Au total, 24 des 34 minéraux de la liste officielle de l'UE de matières premières essentielles, y compris les terres rares, se trouvent au Groenland, selon le GEUS.
Aujourd'hui, seules deux mines sont opérationnelles. Sur la côte ouest, l'entreprise suisso-canadienne Lumina exploite un gisement d'anorthosite depuis 2019, et la canadienne Amaroq, une mine d'or dans le sud du pays.
R.Lee--AT