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Madagascar: rassemblements pro et anti-gouvernement à Antananarivo
Marche contre marche, soutiens au gouvernement malgache et contestataires se mesurent samedi à distance dans Antananarivo, quadrillée par des forces de l'ordre ayant multiplié les barrages, a constaté une équipe de l'AFP au dixième jour du mouvement de contestation secouant Madagascar.
Mobilisés par le mouvement en ligne Gen Z depuis le 25 septembre, les manifestants, rassemblés par petits groupes pour converger vers le centre de la capitale, réclament le départ d'Andry Rajoelina, président de cette île particulièrement pauvre de l'océan Indien.
Dans le quartier tortueux d'Ambondrona, des centaines de manifestants ont été refoulés par une cinquantaine de gendarmes à la mi-journée. "C'est le chemin le plus court pour rejoindre Ambohijatovo (le centre)", explique Ilan Randrianarison, étudiant de 18 ans.
A côté de lui, une manifestante brandit une pancarte de fortune exhortant "Rajoelina, dégage" ("Miala Rajoelina"), devenu le mot d'ordre du mouvement.
Plusieurs barrages plus loin, l'avenue de l'Indépendance est en état de siège. Devant l'hôtel de ville des véhicules blindés stationnent et sous les arcades des centaines de gendarmes en treillis tuent le temps en scrutant leur téléphone, en jouant aux cartes ou en dormant.
"Vu les massacres, les manifestants sont de plus en plus en colère. On est là pour nos camarades", dit le même étudiant, coiffé d'un chapeau de paille aux couleurs du logo One Piece version Gen Z malgache.
Une référence aux 22 personnes au moins ayant été tuées et les centaines blessées depuis le début des manifestations selon un bilan lundi de l'ONU lundi, démenti par le ministère des Affaires étrangères malgache.
"Je viens des bas quartiers, c'est là-bas que les conséquences de la politique du président sont les plus visibles. Pour l'électricité, ma famille ne peut pas s'offrir de groupe électrogène. Pour l'eau, on récupère celle de la pluie", raconte le manifestant, contraint de battre en retraite "en attendant plus de monde".
Ce qui avait commencé comme un ras-le-bol des coupures incessantes d'eau et d'électricité a tourné à la crise politique pour le président Andry Rajoelina.
- "Coup d'Etat" -
Après avoir dénoncé la veille une tentative de "coup d'Etat", le président a diffusé samedi une partie de sa rencontre avec des syndicats sur les réseaux sociaux, de plus en plus d'organisations appelant à la grève générale.
La Gen Z, dans un communiqué commun avec une vingtaine d'organisations a dénoncé un discours "en total décalage avec la gravité de la situation".
"Le Collectif condamne et récuse par avance tout arrangement politique qui se fera sans inclure les porte-paroles des mouvements de tout Madagascar", prévient-il.
Le Conseil chrétien des Eglises de Madagascar (FFKM), présidé par l'archevêque catholique Jean de Dieu Raoelison, s'est dit prêt vendredi à assurer la médiation entre le pouvoir et les contestataires dans ce pays largement croyant et chrétien -- jusqu'à 85% selon le think tank Pew Research Center.
Pour la première fois, une marche de soutien au pouvoir, organisée par la présidence, doit défiler à Antananarivo.
A la mi-journée, des centaines de partisans du président se dirigeaient vers le lieu de ralliement, le Coliseum.
Un amphithéâtre inspiré de la Rome antique inauguré par Andry Rajoelina en 2012, quand il était président de transition après avoir été installé une première fois au pouvoir par les militaires en 2009, à l'issue d'un soulèvement populaire.
Mis en retrait sous la pression internationale en 2014, Andry Rajoelina a depuis été élu à la présidence en 2018 puis réélu en 2023 lors d'un scrutin boycotté par l'opposition. Ex-maire d'Antananarivo, il a accusé vendredi "des pays et agences" d'avoir "payé ce mouvement pour (l)'évincer".
Le mouvement dépassait le cadre de la capitale samedi: dans la grande ville du nord, Antsiranana, des milliers de jeunes, pour la plupart étudiants, défilaient dans la rue samedi, a constaté une équipe de l'AFP.
Au milieu du cortège, une immense banderole "Justice pour Rivaldo", un des leurs, mort le deuxième jour du mouvement.
L'annonce, vendredi, de la grève du syndicat des douanes pourrait paralyser le pays en réduisant au minimum les entrées de marchandises.
Cinq jours après le renvoi du gouvernement, aucun nouveau Premier ministre n'a été nommé par le président.
Malgré ses immenses ressources naturelles, Madagascar, ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, reste parmi les pays les plus démunis au monde. En 2022, près de 75% de sa population vivait sous le seuil de pauvreté selon la Banque mondiale
P.A.Mendoza--AT