-
PIB français : repli de 0,1% au troisième trimestre et craintes récession
-
L'État français débloque un milliard d'euros pour les prêts garantis
-
Hausse des assurances habitation : +7% prévus pour 2027
-
Le gouvernement vise un déficit social réduit à 12,7 milliards d'euros en 2027
-
Près de 90 % des PDG américains prévoient d'embaucher malgré l'IA
-
Plafond des retraites du privé : le nouveau montant pour 2027
-
Bettel met en garde Trump ; Hong Kong : Joshua Wong condamné à dix ans de plus
-
La BCE australienne et le débat sur la cible d'inflation : Pourquoi une fourchette plutôt que zéro ?
-
SCANDIC FINANCE ने एलेक्स बोडी को समूह का उपाध्यक्ष नियुक्त किया
-
SCANDIC FINANCE แต่งตั้งอเล็กซ์ โบดี เป็นรองประธานกลุ่มบริษัท
-
SCANDIC FINANCE Grubu, Alex Bodi’yi başkan yardımcılığına atadı
-
Alex Bodi wiceprezesem grupy SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди е назначен за вицепрезидент на групата SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi a SCANDIC FINANCE vállalatcsoport új alelnöke
-
Ο Άλεξ Μπόντι νέος αντιπρόεδρος του ομίλου SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi byl jmenován viceprezidentem skupiny SCANDIC FINANCE
-
Alex Bodi utsedd till vicepresident för SCANDIC FINANCE-koncernen
-
تعيين أليكس بودي نائبًا لرئيس مجموعة SCANDIC FINANCE
-
SCANDIC FINANCEグループ、アレックス・ボディ氏を副社長に任命
-
SCANDIC FINANCE 그룹, 알렉스 보디 부사장 선임
-
Malte : La Banque centrale plaide pour une transition vers la technologie et les compétences
-
亞歷克斯・博迪獲任命為 SCANDIC FINANCE 集團副總裁
-
Алекса Боді призначено віцепрезидентом групи SCANDIC FINANCE
-
Алекс Боди назначен вице-президентом группы SCANDIC FINANCE
Covid-19: la France lève des restrictions dans un contexte toujours tendu
Comme promis, le gouvernement commence ce mercredi à lever des restrictions liées au Covid pour alléger un peu le quotidien des Français, une décision qui divise alors que la situation sanitaire reste tendue.
Après d'autres pays européens comme l'Angleterre et le Danemark, la France à son tour desserre les contraintes, en suivant un calendrier en deux étapes annoncé fin janvier.
A partir de ce mercredi, le port du masque n'est plus obligatoire en extérieur, les jauges dans les lieux recevant du public assis (stades, établissements culturels...) sont abandonnées et le télétravail n'est plus imposé, mais seulement recommandé.
A la faveur du nouveau pass vaccinal, qui a remplacé fin janvier l'ancien pass sanitaire, "nous pourrons courant février lever la plupart des restrictions prises pour freiner l'épidémie", avait promis fin janvier le Premier ministre, Jean Castex.
Dans deux semaines, le 16 février, ce sont les discothèques, fermées depuis le 10 décembre, qui pourront rouvrir et les concerts debout seront à nouveau autorisés. La consommation au comptoir sera également possible dans les bars. Tout comme la consommation dans les stades, les cinémas et les transports.
Le gouvernement n'a pas conditionné la levée de ces restrictions à l'évolution de la situation sanitaire.
Aux yeux des autorités, la menace due au variant Omicron est désormais limitée puisqu'il est moins dangereux que ses prédécesseurs, bien que nettement plus contagieux.
"On constate depuis quelques jours une inversion encore fragile de la tendance, avec moins de cas déclarés chaque jour que sept jours auparavant", a souligné mardi sur France Info le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.
Un "signal très encourageant", a-t-il estimé, invitant toutefois à "rester prudent", notamment en raison du sous-variant d'Omicron, "BA.2, très contagieux" qui semble avoir retardé le pic des contaminations dans d'autres pays.
En moyenne sur sept jours, 322.256 cas ont été enregistrés, selon les derniers chiffres (contre 366.179 il y a une semaine).
Le nombre de patients en réanimation est resté quasi stable sur une semaine (3.751 mardi contre 3.741), et les hospitalisations continuent d'augmenter.
"Nous devons rester vigilants, car la pression hospitalière reste élevée", relève Emmanuel Macron dans une interview à La Voix du Nord mise en ligne mardi soir. "Ceux qui pensent qu'on en aurait fini avec l'épidémie, c'est faux", souligne-t-il.
Cette situation mitigée à l'hôpital explique que la France n'aille pas aussi loin que le Danemark et l'Angleterre, où le pass sanitaire a été levé.
"Leur niveau d'occupation (des soins intensifs) est à un niveau beaucoup plus bas que le niveau auquel nous sommes en France", a expliqué devant des sénateurs Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique, chargé de conseiller le gouvernement.
Selon lui, cette différence est "multifactorielle" et tient notamment à un moins bon taux de vaccination en France chez les plus âgés, les plus à risque de développer une forme grave.
- Bénéfice-risque -
Même timide, cet allègement des restrictions reste excessif aux yeux de certains médecins, comme Djillali Annane, chef du service de réanimation de l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).
La circulation du virus reste extrêmement élevée et on peut s'attendre à ce que la levée des contraintes accentue encore le nombre de contaminations au Covid-19 et donc les formes sévères de la maladie", explique-t-il à l'AFP.
D'autres médecins font valoir que la "balance bénéfice-risque" penche plutôt en faveur d'un début de retour à une vie normale.
"La levée des restrictions décidée par le gouvernement ne devrait pas changer grand chose à une épidémie qui de toute façon n'est plus contrôlée", estime ainsi Philippe Amouyel, épidémiologiste et professeur de santé publique au CHU de Lille.
"Et grâce au pass vaccinal, on diminue énormément le risque de faire des formes graves tout en réduisant le risque de transmission", ajoute-t-il.
L'épidémiologiste invite toutefois à scruter l'évolution des indicateurs avant de décider de nouveaux allègements.
Dans les écoles, où le virus circule particulièrement et seuls 4% des 5-11 ans sont vaccinés, Emmanuel Macron indique vouloir, "si les chiffres se confirment", "donner de la visibilité, au retour des vacances scolaires pour chaque zone, sur l'allégement du protocole scolaire". Le sujet sera à l'ordre du jour du conseil de défense sanitaire de mercredi.
R.Lee--AT