-
La France a accueilli 102 millions de visiteurs étrangers en 2025, selon le gouvernement
-
Aux Pays-Bas, la coupe du monde de soupe aux pois réchauffe les coeurs
-
La Bourse de Paris dans le rouge après une salve de résultats d'entreprises
-
L'Iran défend "son droit" à l'enrichissement nucléaire après une mise en garde de Washington
-
Inde: Modi appelle à un accès universel à l'IA, le patron d'OpenAI à une "régulation"
-
La difficile survie des stations de ski corses
-
Tempête Pedro: difficultés de circulation sur l'A9, A61 et l'A62, annonce le ministre
-
En Indonésie, les inondations conduisent à pointer le rôle de la déforestation
-
Le géant suisse Nestlé veut donner la priorité à quatre domaines d'activité
-
Argentine: grève générale contre la réforme du travail de Milei
-
Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné à la prison à vie pour la loi martiale de 2024
-
Corée du Sud: Yoon Suk Yeol, le pari perdant
-
Première réunion du "Conseil de paix" de Trump
-
Crues: la Garonne et la Dordogne débordent à Bordeaux et Libourne
-
Ligue Europa: à Lille, l'espoir d'une respiration européenne
-
Premier jour de plaidoiries pour TotalEnergies, attaqué sur son devoir de vigilance
-
Inde: Modi, Macron et Guterres appellent à un accès universel à l'IA
-
Crues: la Garonne toujours au plus haut, Bordeaux anticipe ses débordements
-
Corée du Sud: verdict pour l'ex-président Yoon dans le procès de la loi martiale
-
IA: Modi, Macron, Lula et les grands noms de la tech, sauf Bill Gates, attendus au sommet de New Delhi
-
Pérou : le parlementaire de gauche José Maria Balcazar accède à la présidence par intérim
-
La Corée du Nord dévoile une nouvelle arme à capacité nucléaire avant le congrès du pouvoir
-
Pérou : le parlementaire de gauche José Maria Alcazar accède à la présidence par intérim
-
Un haut responsable militaire américain au Venezuela avant l'examen de la loi d'amnistie
-
Procès des réseaux sociaux: Zuckerberg assure ne plus chercher à augmenter le temps passé en ligne
-
Inde: Modi, Macron, Lula et les patrons de la tech attendus au sommet mondial de l'IA
-
Ligue des champions: l'Inter Milan tombe sur la pelouse de Bodo Glimt (3-1)
-
Ligue des Champions: l'Atlético accroché à Bruges
-
Sahyadri Farms, une coopérative modèle pour les agriculteurs indiens en grande difficulté
-
Ligue 1: Habib Beye nommé entraîneur de l'Olympique de Marseille (club)
-
Wall Street termine en hausse, la tech reprend des couleurs
-
A Toulouse, l'armée française apprivoise l'espace, nouveau "milieu de conflictualité", dans l'exercice SparteX
-
Les Etats-Unis pressent l'Iran de conclure un accord pour éviter des frappes
-
Hôpitaux publics: un rapport confirme le sous-financement de mesures salariales
-
Au centre de l'Afghanistan, les fleurs de l'indépendance pour Rahima
-
Procès réseaux sociaux: Zuckerberg regrette un retard dans l'identification des moins de 13 ans
-
Naps jugé pour viol: deux versions d'une nuit trouble dans la chambre 436
-
Poutine dénonce les sanctions contre Cuba, que la Russie "n'accepte pas"
-
Un "acteur malveillant" a pu consulter les données du fichier des comptes bancaires
-
Suspension maintenue pour l'infirmière qui refuse d'enlever son calot
-
Sonia Mabrouk sur France Télévisions? "Plutôt non", répond Delphine Ernotte Cunci
-
Arc: un seul candidat à la reprise, 800 suppressions de postes envisagées
-
Taylor Swift en tête des ventes mondiales pour la 6e fois en 2025, selon l'IFPI
-
Contre les faux générés par l'IA, le pape prêche la bonne parole numérique
-
Bourse de Paris: l'indice vedette CAC 40 atteint un nouveau record absolu
-
Dans un revirement, les Etats-Unis acceptent d'examiner le nouveau vaccin de Moderna
-
Une coalition d'associations poursuit l'administration Trump après l'abrogation d'un texte clé sur le climat
-
Etats-Unis: Mark Zuckerberg invité vedette du procès des réseaux sociaux
-
Les Bourses européennes terminent à des niveaux records
-
"On est dans la course" : Macron invite les étudiants indiens à venir en France
Argentine: grève générale contre la réforme du travail de Milei
Avancée législative, mais résistance sociale: le président argentin Javier Milei fait face jeudi à sa quatrième grève générale en un peu plus de deux ans de mandat, une mesure de force visant sa réforme de dérégulation du travail, qui pourtant progresse au Parlement.
Depuis minuit heure locale (03H00 GMT) et pour 24 heures, les trains, bus, aéroports, ports, banques, la fonction publique devraient se paralyser ou tourner au ralenti, pour une grève que la grande centrale CGT a promis "forte". Et affecter aussi commerces et restaurants, en fonction des difficultés d'acheminement des employés.
L'impact s'annonce a priori plus marqué que la dernière, en avril 2025 pour la défense du pouvoir d'achat. Elle avait été très inégalement suivie, les bus ayant ce jour-là circulé quasi-normalement, ce qui ne devrait pas être le cas jeudi.
Aerolineas Argentinas a annoncé annuler 255 vols jeudi, dont une trentaine de vols internationaux, affectant au total plus de 30.000 passagers.
La mobilisation illustre un regain de conflictualité sociale, quatre mois après le succès électoral de l'ultralibéral Javier Milei, sorti renforcé des législatives de mi-mandat. Elle vise la réforme du travail, projet-clef de sa deuxième moitié de mandat, dont débattra jeudi la Chambre des députés.
"Nous voulons dire au gouvernement que le peuple lui a donné son vote, mais pas pour qu'il lui retire des droits", a lancé à la veille de la grève Cristian Jeronimo, codirigeant de la CGT (pro-peroniste, centre-gauche).
La réforme retouche en profondeur divers aspects de la loi du travail: entre autres, elle facilite les licenciements, réduit le barème d'indemnités, rend possible l'extension de la journée de travail (8 à 12 heures), étend les services dits "essentiels" en cas de grève, autorise le fractionnement des congés.
- "Modernisation" ou "précarisation" -
Pour l'exécutif, cette "modernisation du travail" (nom du projet de loi) doit permettre de doper l'embauche dans une économie où plus de 40% de l'emploi est informel. Notamment en freinant ce que le gouvernement dénonce comme "l'industrie des procès", une judiciarisation à outrance du monde du travail.
"Pas une modernisation, une précarisation", rétorque la CGT, dénonçant une loi "régressive".
Pour autant, le projet de loi avance au Parlement. Il a été approuvé mercredi dernier au Sénat, moyennant quelques compromis de l'exécutif - notamment sur les cotisations patronales à la couverture santé.
Et le gouvernement est confiant de son approbation par les députés, après quelques nouvelles concessions ainsi que l'abandon des indemnités dégressives en cas de maladie. Si approuvé jeudi, le texte devra repasser, sans doute la semaine prochaine, au Sénat pour avaliser ces changements.
La CGT n'a pas appelé à manifester le jour de la grève, mais quelques syndicats et petits partis de gauche ont eux, prévu une mobilisation aux abords du Parlement.
- Mise en garde -
Mercredi dernier, de brefs mais violents heurts avaient opposé de petits groupes de manifestants et la police, en marge d'une manifestation, déjà, contre la réforme du travail.
Dans un communiqué au ton martial mardi, le ministère de la Sécurité a mis en garde les journalistes afin de "préserver leur intégrité physique" lors la couverture des manifestations à venir. Il leur recommande de rester en un endroit délimité, ou risquer une "mise en danger volontaire".
Loin de la grève et d'éventuelles tensions, Javier Milei sera jeudi à Washington, pour la première réunion du "Conseil de paix" de son allié Donald Trump.
Symboliquement mercredi, l'annonce de la fermeture d'une usine emblématique de 80 ans, principal producteur de pneus d'Argentine, avec la perte de 900 emplois, est venue plomber un peu davantage le panorama social.
Javier Milei, au pouvoir depuis décembre 2023, a enregistré un succès macro-économique majeur en maîtrisant l'inflation, ramenée en deux ans de plus de 150% à 32%, en interannuel.
Ce, au prix de coupes dans l'emploi public, d'une drastique austérité budgétaire qui a anémié la consommation - qui peine à redémarrer - accompagnées d'une ouverture marquée aux importations.
En deux ans, près de 300.000 emplois ont été perdus, publics et privés confondus, selon les données du secrétariat du Travail.
Y.Baker--AT