-
GameStop veut racheter eBay pour environ 56 milliards de dollars, pour concurrencer Amazon
-
La Cour internationale de justice examine le litige frontalier entre le Guyana et le Venezuela
-
Boeing de nouveau au tribunal, en lien avec le crash d'Ethiopian Airlines
-
Face aux désordres du monde, les députés se penchent à nouveau sur les moyens des armées
-
Audiovisuel: l'heure de la publication du rapport Alloncle, nouveaux litiges en vue
-
Musk contre Altman: le procès sur la mission d'OpenAI entame sa 2e semaine
-
L'Europe et le Canada se serrent les coudes en Arménie face à Trump et Poutine
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz, mise en garde de l'Iran
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz et des discussions "très positives" avec l'Iran
-
Ligue 1: Lyon prend une option pour la Ligue des Champions
-
Espagne: le Real bat l'Espanyol et retarde le titre du Barça
-
Italie: l'Inter Milan remet les points sur les i
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique
-
GP de F1 de Miami: troisième victoire consécutive pour Kimi Antonelli
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique (OMS)
-
Religieuse agressée à Jérusalem: des fidèles inquiets mais "pas étonnés"
-
C1 féminine: l'OL Lyonnes retrouve la finale et remet en lumière le foot français
-
Challenge Cup: Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Teknival: les départs s'accélèrent, le gouvernement veut "mieux réprimer"
-
Champions Cup: Maxime Lucu, la panoplie complète pour porter l'UBB face à Bath
-
Champions Cup: en patron, Bordeaux-Bègles écarte Bath retourne en finale
-
Tennis: le N.1 mondial Jannik Sinner remporte à Madrid un 5e Masters 1000 consécutif
-
Cyclisme: Pogacar gagne son premier Tour de Romandie, quadruplé à la clé
-
Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"
-
Dans le sud du Liban, un mort et huit blessés dans des frappes israéliennes (ministère)
-
Challenge : Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Tour d'Espagne femmes: Noemi Ruegg remporte la 1re étape, Ferrand-Prévot dans le coup
-
Pétrole: L'Opep+ maintient le cap, sans commenter le départ des Emirats arabes unis
-
Premiers départs à la free party près de Bourges, Laurent Nuñez sur place
-
L'Iran met les Etats-Unis au défi de choisir entre un "mauvais accord" ou une opération militaire "impossible"
-
Un décret autorise le démantelement de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim
-
"Flottille pour Gaza": deux militants devant la justice israélienne
-
Bangkok, paradis de la street food, donne un coup de balai parmi les vendeurs de rue
-
En Inde, ce festival qui offre un moment de liberté à la communauté transgenre
-
Le boom des véhicules électriques protège le Népal de la crise énergétique
-
Un ex-soldat devenu ostréiculteur, nouvelle figure d'une gauche américaine en quête d'authenticité
-
Les Etats-Unis à six mois d'élections de mi-mandat cruciales pour Trump
-
Moyen-Orient: en Allemagne, une industrie des engrais sans profit et des agriculteurs inquiets
-
Pétrole: une première décision de l'Opep+ sans les Emirats arabes unis
-
Troisième jour de free party géante près de Bourges, Laurent Nuñez attendu sur place
-
Ligue 1: Cette fois, l'OM coule à pic
-
Champions Cup: Bordeaux-Bègles, le rebond ou la noyade face à Bath
-
GP de Miami: Antonelli partira devant, Verstappen mènera la chasse
-
Play-offs NBA: Embiid et les 76ers triomphent des Celtics, renversés au 1er tour
-
Rio en mode Shakira: concert géant de la star latine sur la plage de Copacabana
-
Australie: un homme inculpé pour le meurtre d'une fillette aborigène
-
Washington va retirer 5.000 soldats d'Allemagne, Trump en annonce "bien davantage"
-
Ligue 1: Lens, rattrapé par Nice, voit les espoirs de titre s'éloigner
-
Le secteur aérien se mobilise après l'arrêt immédiat de la compagnie américaine Spirit Airlines
-
Free party sur un terrain militaire: 20.000 à 40.000 participants, un obus retrouvé en bordure du site
Au procès Wendel, Ernest-Antoine Seillière se défend d'avoir voulu tromper le fisc
"Indigné" d'être face à un tribunal, l’ex-président du Medef Ernest-Antoine Seillière s'est défendu jeudi d'avoir voulu tromper le fisc à hauteur de 79 millions d'euros en 2007, affirmant qu'il était à l'époque persuadé de la légalité du schéma financier utilisé.
Passant du bon mot à l'emportement, l'ancien président du conseil de surveillance de Wendel, 84 ans, a été interrogé pendant près de quatre heures sur un programme d'intéressement baptisé Solfur, qui lui vaut d'être jugé pour fraude fiscale aux côtés de treize autres prévenus.
S'il a bien lancé Solfur en 2004, Ernest-Antoine Seillière affirme ne pas avoir participé à l'élaboration, fin 2006 et début 2007, du savant montage financier qui a alors permis à 14 cadres de récupérer 4,6% du capital, soit 315 millions d'euros de plus-values, sans être imposés.
Les dizaines de mails sur le sujet entre des cadres de la société d'investissement, leurs avocats et la banque JP Morgan, il dit les avoir découverts pendant l'instruction. "J'ai lu l'ensemble des documents et je dois dire que je n'en connaissais strictement rien", assure le prévenu, costume gris et voix grave.
En janvier 2007, une partie des responsables est "briefée" lors d'un séminaire dans la cossue station de ski de Meribel, dans les Alpes. Mais lui assure avoir été mis au courant après, "par oral et de manière informelle", puis par une note du 12 mars 2007, rédigée par des avocats du réputé cabinet Debevoise&Plimpton.
Transmise à l'ensemble des cadres, cette longue note détaille l'horlogerie financière du montage et soupèse longuement le "risque fiscal" associé.
D'un côté, le montage, qui a une "conséquence fiscale très intéressante", "me convient parfaitement", déclare Ernest-Antoine Seillière, lui-même membre de la famille Wendel qui contrôle le capital de l'entreprise.
Mais la note développe aussi un "risque d'+abus de droit+", c'est-à-dire la possibilité que le fisc voit dans le schéma un contournement de la loi.
C'est finalement le "dernier paragraphe" qui a "totalement emporté ma conviction", poursuit le prévenu avant de le lire, en appuyant chaque mot: "Le risque que le schéma décrit dans ce mémorandum puisse être considéré par l’administration fiscale comme une abus de droit est nul !"
La présidente du tribunal le reprend: le document précise que ce risque est "nul", mais sous certaines conditions...
"Ecoutez, si je vais en prison pour ça, alors d’accord !", s'énerve le baron Seillière, qui le répète: pour lui, la note était "parfaitement rassurante".
- "Madame la ministre" -
Au fil des questions, il assure qu'il n'avait pas de "doute". "Si cette note avait dit : +les gars, ne faites pas cette affaire parce que l’abus de droit est quand même trop risqué, on aurait arrêté tout de suite !" lance-t-il.
Pour le parquet national financier (PNF), les prévenus ont volontairement crée des sociétés uniquement pour bénéficier artificiellement d'un mécanisme légal, le "sursis à imposition", afin de différer, voire de ne pas payer d'impôt.
S'ils avaient reçu les titres directement et non via ces structures, ils auraient été imposés à environ 30%.
Selon la plainte du fisc, il est devenu propriétaire d'1% du capital de Wendel, d'une valeur de 79 millions d'euros, pour un investissement initial de 211.000 euros.
Le fisc a quant à lui jugé le montage frauduleux et notifié fin 2010 un lourd redressement fiscal à chacun des cadres. 56 millions pour M. Seillière qu'il a contesté devant la justice administrative, avant de conclure une transaction avec le fisc dont le montant n'a pas été dévoilé.
Dans le même élan, le prévenu accuse une membre de sa famille qui avait porté plainte au début de l'affaire, ainsi que Jérôme Cahuzac, président de la commission des finances de l'Assemblée puis ministre de l'Economie, d'avoir eu une "obsession" pour Wendel.
"Je voudrais dire avec quelle indignation nous ressentons notre présence devant vous", déclare finalement l'ancien patron des patrons, qui enchaîne sur un lapsus: "A l'évidence, madame la ministre...", avant de s'interrompre dans l'hilarité de la salle.
Il reprend: "Nous avons été pendant plus de 10 ans lourdement perturbés dans nos existences personnelles, sans avoir jamais eu le sentiment d’être coupables de rien et d'avoir rendu à notre pays, là où nous étions, comme nous le pouvions, service".
Le procès se poursuit lundi après l'interrogatoire des autres prévenus.
F.Wilson--AT