-
Les marchés mondiaux misent sur une poursuite du cessez-le-feu
-
Ligue conférence: battu à Mayence (2-0), Strasbourg hypothèque ses chances
-
Wall Street termine en hausse, mise sur la poursuite du cessez-le-feu
-
Melania Trump nie avoir eu connaissance des crimes commis par Jeffrey Epstein
-
Après des ventes "record" en 2025, Biocoop reste confiant malgré la guerre
-
Aide au développement: l'OCDE s'inquiète d'une "baisse historique" en 2025
-
Une figure néonazie allemande ayant changé de genre arrêtée en République tchèque
-
Zelensky rencontre la minorité hongroise en Ukraine, à la veille d'élections cruciales en Hongrie
-
PFAS: le gouvernement prépare une circulaire sur la gestion des boues d'épuration
-
Monte-Carlo: Alcaraz et Sinner bousculés mais qualifiés en quarts, comme Vacherot
-
Canal Seine-Nord Europe: la "dérive" des coûts crée un "risque fort pour l'État", selon la Cour des comptes
-
Le Livret A pourrait financer les énergies renouvelables les plus compétitives, suggère un rapport
-
Melania Trump nie tout lien avec les crimes commis par Epstein
-
Foot: Cascarino a "tout à faire" aux London Lionesses (à l'AFP)
-
P. Diddy demande à une cour d'appel américaine d'annuler sa peine de prison
-
Venezuela: la police disperse des manifestants qui réclamaient des augmentations de salaire
-
Les ancêtres des mammifères pondaient bien des oeufs
-
Fibre Excellence: à Saint-Gaudens, salariés et élus ne veulent "rien lâcher"
-
Le Mexique veut réduire sa dépendance énergétique grâce à la décriée fracturation hydraulique
-
Venezuela: tir de gaz lacrymogènes contre des manifestants en route vers le palais présidentiel à Caracas
-
Macron à Rome pour sa première rencontre avec Léon XIV
-
Carburants: le gouvernement prudent sur une baisse rapide des prix à la pompe
-
Hausse des arrêts de maladie: plus de contrôles et un dispositif d'alerte
-
Lidl France prévoit de supprimer jusqu'à 550 postes administratifs, sans départs contraints
-
Russie: l'ONG Memorial des droits humains déclarée "extrémiste"
-
Champagne Louis Roederer négocie l'acquisition du Domaine Pierre Damoy en Bourgogne
-
Tour du Pays basque: Seixas attaque... en descente et creuse encore
-
Assises du journalisme: un Grand prix à la cellule investigation de Radio France
-
La guerre en Iran va peser durablement sur l'économie mondiale alerte le FMI
-
IA: l'Europe ne s'en sortira pas en pénalisant les autres pays, selon l'ambassadeur américain en UE
-
Au Royaume-Uni, une association découvre 250 chiens entassés dans une maison
-
Free parties: les députés vont-ils siffler la fin de la fête ?
-
Elections hongroises: l'ambassadeur américain auprès de l'UE conteste toute ingérence de Trump et de Vance
-
La Chine exclut l'aviation civile d'une vaste zone au large de Shanghai pendant 40 jours
-
Moyen-Orient: la hausse du pétrole plombe l'optimisme lié à la trève
-
Intempéries en Afghanistan et au Pakistan: plus de 220 morts en trois semaines
-
Wall Street rattrapée par les tensions au Moyen-Orient
-
Cinq choses à savoir sur Memorial, ONG russe des droits humains déclarée "extrémiste"
-
Moyen-Orient: la fragilité de la trêve dissipe le bref optimisme des marchés
-
Trump cajole les juntes au Sahel pour avancer les intérêts américains
-
Poignardée pour avoir dit non: quand la misogynie en ligne attise la violence au Brésil
-
Classement sans suite autour d'un "prétendu" produit stupéfiant pour Rima Hassan
-
Russie: un ex-journaliste de Radio Free Europe arrêté pour "trahison"
-
Népal: l'ex-Premier ministre Oli remis en liberté sans avoir été inculpé
-
Dans les montagnes de Macédoine du Nord, le combat pour la reconnaissance des chiens Karaman
-
BTS a lancé sa tournée mondiale, porté par le triomphe de son dernier album
-
Ormuz: l'UE rejette l'idée d'un "péage", appelle au respect de la liberté de navigation
-
Festival de Cannes: 21 films en compétition, Pedro Almodovar et Asghar Farhadi dans la sélection
-
Ferveur et larmes de joie pour la réouverture des Lieux saints à Jérusalem
-
Ligue des champions: la fusée PSG en orbite mais gare au retour sur Terre à Anfield
Tanzanie: après trois jours de violences, la présidente proclamée vainqueur
La cheffe de l'Etat sortante Samia Suluhu Hassan a été proclamée samedi vainqueur de la présidentielle en Tanzanie avec près de 98% des voix, après trois jours de violences électorales ayant fait des centaines de morts selon l'opposition, qui qualifie le scrutin de "parodie de démocratie".
Le pays d'Afrique de l'Est a sombré dans la violence mercredi, jour d'élections présidentielle et législatives qui se sont déroulées sans opposition, les deux principaux adversaires de la cheffe de l'État ayant été soit emprisonné, soit disqualifié.
Mme Hassan a remporté plus de 97,66% des voix, soit 31,9 millions de voix sur 32,7 millions recensées, selon la commission électorale, avec un taux de participation estimé à près de 87%, contrastant avec la faible affluence aux bureaux de vote constatée par l'AFP et d'autres observateurs.
"C'est impossible", a estimé auprès de l'AFP un porte-parole du principal parti d'opposition, Chadema, John Kitoka. "Personne ne s'est rendu aux urnes pour voter, c'est tout simplement ridicule."
Chadema a été exclu des élections et avait appelé au boycott du scrutin. Son chef Tundu Lissu, arrêté en avril, est jugé pour trahison, une accusation passible de la peine capitale.
Qualifiant la victoire écrasante de Mme Hassan de "parodie de démocratie", M. Kitoka a indiqué que les observateurs du parti ont signalé qu'"au moins 800 personnes" avaient été tuées par les forces de l'ordre lors des manifestations contre le pouvoir cette semaine.
- "Régime totalitaire" -
"Nous faisons l'expérience d'un régime totalitaire", a affirmé à l'AFP le père Charles Kitima, secrétaire de la conférence de évêques catholiques à Dar es Salaam, faisant également état d'un "très faible nombre de votants".
"Pour la première fois de l'histoire de notre pays, nous assistons à des tueries de masse de personnes qui protestent", a poursuivi l’ecclésiastique, lui-même agressé et gravement blessé en avril après s'être exprimé publiquement contre le pouvoir.
L'Union africaine, dans un communiqué, a félicité la présidente pour son succès mais a dit "regretter profondément les vies perdues".
Dans un autre communiqué, le ministre des Affaires étrangères tanzanien Mahmoud Thabit Kombo a toutefois souligné "l'intégrité" d'une élection conduite dans "une transparence extrême et en adhérence avec les principes démocratiques".
Le jour du scrutin, l'AFP a entendu des tirs nourris alors que des centaines de personnes protestaient, incendiant notamment un commissariat. La contestation s'est étendue et s'est poursuivie jusqu'à vendredi dans ce pays de 68 millions d'habitants.
Samia Suluhu Hassan a été promue à la tête de la Tanzanie à la mort de son prédécesseur John Magufuli en 2021. Saluée dans un premier temps pour avoir assoupli les restrictions instaurées par son prédécesseur, elle a été accusée ensuite de mener une répression sévère contre ses détracteurs, notamment en amont du scrutin.
Alors qu'elle ne s'était jusqu'ici pas encore exprimée sur les violences, la présidente sortante a déclaré samedi que son gouvernement "condamne fermement" les manifestations. "Ces actes n'ont rien de patriotique", a-t-elle ajouté lors d'une cérémonie retransmise à la télévision d'Etat.
- "Centaines de morts" -
Vendredi M. Kitoka avait estimé auprès de l'AFP que les violences électorales ont fait "environ 700 morts", à partir d'informations récoltées par des membres qui font le tour des hôpitaux du pays.
Un bilan qualifié de "plutôt crédible" par une source diplomatique, qui avait fait état de "centaines de morts". Une source sécuritaire interrogée par l'AFP a reçu des informations similaires mais la vérification des informations reste difficile car une coupure d'internet est toujours en vigueur samedi.
Ces bilans ont été démentis par les autorités.
"Il n'y a eu aucun usage excessif de la force", a réagi vendredi le ministre tanzanien des Affaires étrangères Mahmoud Thabit Kombo sur la chaîne Al-Jazeera, faisant état de "poches de violence" dans le pays. "Je n'ai pas vu ces 700 morts".
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a réclamé vendredi dans un communiqué une "enquête minutieuse et impartiale sur les accusations d'utilisation excessive de la force".
Les violences suscitent d'importantes perturbations. Le port de Dar es Salaam, l'un des plus importants du continent, était fermé vendredi, selon des informations du site de suivi Vessel Finder et de la société néerlandaise de transport maritime Steinweg.
Des magasins manquent de nourriture, les stations-service ont cessé de fonctionner. Un résident a indiqué que les prix de la viande et du poisson ont doublé, voire triplé, et les transports publics sont à l’arrêt.
"Je dors à la mosquée depuis mercredi, quand les violences ont éclaté", a raconté à l’AFP Mohamed Rajab, 52 ans, habitant de Dar es Salaam. "Il n’y a pas de transports. Je ne sais pas quand je rentrerai chez moi."
W.Moreno--AT