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Le décollage de Sophie Adenot, un moment "d'intensité" pour les spectateurs toulousains
"Chaque décollage, c'est une émotion nouvelle", résume enthousiaste Bernard Causse, 76 ans, au milieu de centaines d'autres personnes venues assister en direct au départ de Sophie Adenot vers la Station spatiale internationale, vendredi sur l'un des écrans géants de la Cité de l'espace, à Toulouse.
"Quand on tombe dans la marmite étant petit, on reste toute sa vie", ajoute cet ancien salarié d'Airbus, pendant qu'il déploie son tabouret pliant pour mieux assister à ce moment tant attendu, depuis la Ville rose, la "capitale de l'espace", tient-il à rappeler.
Autour de lui, dans l'une des salles prévues pour accueillir le public, devant un écran géant, plusieurs dizaines de personnes de tous les âges suivent les derniers préparatifs au décollage à Cap Canaveral, en Floride, de Sophie Adenot, première Française dans l'espace depuis 25 ans, et de deux astronautes américains et un russe, vers la Station spatiale internationale (ISS).
"On est là pour Sophie, pour assister à l'émotion et l'intensité du décollage": au milieu de la foule, Frédérique Rossignol, 68 ans, tente de ne pas perdre de vue sa petite-fille Romane, 5 ans.
"On va regarder le décollage et après on va à la Cité des petits", précise la fillette, bien au courant du programme, faisant allusion à la partie de la Cité de l'espace offrant des animations et des décors adaptés aux enfants de 4 à 8 ans.
- "Hâte que ça décolle" -
Hélène Lasne, 37 ans, venue avec sa fille Louise, 6 ans, aime quant à elle "vivre collectivement" cet évènement, entourée d'autres amateurs d'espace et de fusées. "Maman travaillait ici et veut voir sa copine décoller", croit savoir Louise, très souriante, à ses côtés.
Quelques mètres plus loin, Clarisse Baudez, 32 ans, venue "découvrir la Cité de l'espace", tente de retenir ses deux fils plutôt remuants: Basile, 2 ans, qui s'agite dans sa poussette, et Arthur, 5 ans, déguisé en astronaute, sans pour autant oublier ses autres centres d'intérêt: "Après le décollage, on ira prendre des glaces", assure-t-il.
Certains sont venus de loin, comme Louis, 13 ans, présent avec son frère aîné et son grand-père, Dominique Pawlak, 70 ans, un autre ancien salarié d'Airbus.
"C'est une opportunité incroyable. J'aime l'ambiance. J'ai hâte que ça décolle", explique Louis, qui habite à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), insistant: "L'espace, ça me fascine".
"C'est une chance que ça se passe pile maintenant", alors qu'il est à Toulouse pour ses vacances, dit-il encore, ravi.
Contrairement à son frère aîné, qui a déjà fait un stage chez Airbus, il ne compte pas consacrer sa vie à l'espace, malgré son intérêt.
A la Cité des sciences de Paris, quelques centaines de personnes ont assisté aussi à la retransmission du décollage en direct. Les applaudissements ont retenti quand l'astronaute belge Raphaël Liégeois a annoncé que la fusée venait de franchir les 100 km d'altitude et était "officiellement dans l'espace".
Camarade de Sophie Adenot dans la promotion 2022 des astronautes de l’Agence spatiale européenne (ESA), il a confié à l'AFP avoir vécu un moment d'"émotion brute", "peut-être dans un état similaire à Sophie, concentré, vérifiant que tout se passait bien".
F.Ramirez--AT