-
Enfant mort étranglé à Rennes: un adolescent de 16 ans interpellé
-
Le pape lance un puissant appel à "désarmer" l'IA pour "l'empêcher de dominer l'humain"
-
Plus d'un million de musulmans entament le hajj, en pleines tractations de paix
-
Des progrès mais pas d'accord imminent avec Washington, selon Téhéran
-
Roland-Garros: "Je n’entendrai plus +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+, savoure l'Italien Panatta
-
Sa cabane terminée, Vianney annonce une nouvelle tournée en 2027
-
Le "dôme de chaleur" continue de s'étendre: 18 départements placés en vigilance jaune lundi
-
Roland-Garros: Moïse Kouame, un Paris pour l'avenir
-
Roland-Garros: un an après l'exploit, Boisson reprend le fil de son histoire parisienne
-
Ukraine: l'opposante bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa en visite à Kiev
-
Huawei a développé un nouveau mode de fabrication de puces
-
La Bourse de Paris profite des espoirs de conclusion d'un accord au Moyen-Orient
-
Ski de fond: les JO-2030, "une grande source de motivation", assure Klaebo
-
Marchés: les espoirs de réouverture d'Ormuz poussent pétrole et taux à la baisse, les Bourses en forme
-
Rubio visite le Taj Mahal au moment où les discussions avec l'Iran s'intensifient
-
"Il est petit, il est bleu !": comment des chercheurs ont découvert un nouveau poulpe
-
En Guadeloupe, les sargasses empoisonnent la fin de l'année scolaire
-
Philippines: quatre morts et une quinzaine de disparus après l'effondrement d'un chantier
-
Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo
-
Play-offs NBA: Wembanyama et les Spurs dominent largement le Thunder et reviennent à 2-2
-
Chaleur: Météo-France étend la vigilance jaune à 18 départements dont Paris et petite couronne
-
Foot: Messi sort prématurément avec l'Inter Miami, crainte de blessure à l'approche du Mondial
-
Le pape publie un document majeur sur la dignité humaine à l'ère de l'IA
-
F1: Antonelli en Mercedes gagne au Canada et creuse l'écart avec son coéquipier Russell
-
Italie: les adieux de Conte, l'implosion du Milan, Côme en Ligue des champions
-
Roland-Garros: Djokovic cède un set, Zverev et Kostyuk passent au 2e tour
-
Roland-Garros: pas d'exploit pour les Français, Halys et Royer sauvent l'honneur
-
Euroligue: l'Olympiakos de nouveau roi d'Europe après 13 ans d'attente
-
Roland-Garros: Kostyuk gagne dans l'émotion, Zverev file aussi au 2e tour malgré la chaleur
-
Roland-Garros: débuts difficiles pour les Français, Halys sauve l'honneur
-
Liban: deux morts dans des frappes israéliennes
-
Foot: feu d'artifices d'émotions en Premier League, West Ham relégué
-
Episode de chaleur: records pour un mois de mai, vigilance jaune étendue lundi
-
Tour d'Italie: Dversnes fait triompher l'échappée, les sprinteurs crient au scandale
-
Episode de chaleur: la vigilance jaune dans 13 départements de l'Ouest lundi
-
Angleterre: adieux émouvants pour Guardiola, Silva, Salah et Robertson
-
Episode de chaleur: la vigilance jaune canicule dans 13 départements de l'Ouest lundi
-
Liban: frappes israéliennes dans le sud et l'est du pays
-
Turquie: la police déloge le chef de l'opposition
-
Des familles yéménites réduites à manger des feuilles, faute d'aide alimentaire
-
Roland-Garros: très émue, l'Ukrainienne Kostyuk se promène et lance la quinzaine parisienne
-
Turquie: la police prend d'assaut le siège de l'opposition
-
Football: Pierre Sage assure qu'il va rester à Lens la saison prochaine
-
Aux Philippines, un mort et 20 disparus après un effondrement sur un chantier
-
Romuald Wadagni, un technocrate discret à la présidence du Bénin
-
Prix de l'énergie: "pas de remise en cause" des aides même en cas d'arrêt de la guerre, selon le gouvernement
-
A l'épicentre de l'épidémie en RDC, la peur d'Ebola
-
Catastrophe minière en Chine: l'angoisse des proches face au silence
-
Pakistan: au moins 24 morts dans l'attaque à l'explosif d'un train
-
Cannes: 2,8 millions de téléspectateurs devant la cérémonie de clôture
Roland-Garros: "Je n’entendrai plus +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+, savoure l'Italien Panatta
Dernier Italien vainqueur de Roland-Garros, en 1976, Adriano Panatta remettra le 7 juin la Coupe des Mousquetaires au vainqueur 2026 qui pourrait bien être Jannik Sinner: "Je n’entendrai plus les gens me dire +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné+", se réjouit-il d'avance.
En s'imposant mi-mai à Rome, une première pour un Italien depuis 1976 et un certain Panatta, Sinner lui a donné un coup de vieux. Mais à 75 ans, il ne s'en plaint pas.
"Je n’entendrai plus les gens me dire +Ca fait 50 ans qu’on n’a plus gagné à Rome ou à Roland-Garros+. Là, il y a un Italien qui va pouvoir gagner les deux tournois en l’espace de quelques jours", se réjouissait Panatta, dans un français presque parfait, en marge des derniers Internationaux d'Italie.
La légende italienne en est persuadée: le N.1 mondial, grandissime favori pour compléter sa collection de titres en Grand Chelem en l'absence du double tenant du titre Carlos Alcaraz, blessé, va lui succéder au palmarès sur la terre battue parisienne, 50 ans tout juste après son sacre.
"C’est le prototype de la génération actuelle, c’est un grand champion, un +fuoriclasse+ comme on dit en Italie, un joueur hors catégorie", admire Panatta.
- Onze balles de match -
S'il voit Sinner battre bien des records, les 24 sacres en Grand Chelem de Novak Djokovic inclus, l'ancien N.4 mondial ne cache pas qu'il "ne (se) reconnaît pas dans le tennis actuel".
"Comme la balle va plus vite, regrette-t-il, les joueurs actuels ont moins de temps pour penser, les solutions sont plus difficiles à trouver, il faut jouer et frapper fort, c’est un tennis complètement différent. Quand nous on jouait au tennis, c’était un tennis plus pensé, plus tactique".
Et pour comprendre cet "autre tennis", quoi de mieux que de replonger en 1976, la plus belle année de sa carrière (neuf titres au total) avec un premier sacre pour l'Italie en Coupe Davis et ses titres à Rome puis Roland-Garros.
"A cette époque-là, rembobine-t-il, Roland-Garros avait lieu juste après Rome. Je suis arrivé à Paris le lundi et j’ai joué le mardi et j’ai dû sauver une balle de match au premier tour contre le Tchécoslovaque Pavel Hutka. J’ai plongé au filet et j’ai fait une volée de revers gagnante".
"C’est étrange, rigole le Romain de naissance. A Rome, au premier tour, j’avais sauvé onze balles de match, mais pas en plongeant à chaque fois".
- "Comme chez moi" -
Passé d'entrée tout près de la défaite au Foro Italico contre l’Australien Kim Warwick, avant de s'imposer 3-6, 6-4, 7-6, il avait ensuite remporté les Internationaux d'Italie en battant en finale l'Argentin Guillermo Vilas 2–6, 7–6 (7/5), 6–2, 7–6 (7/1).
Rebelote donc à Paris avec une frayeur contre Hutka au 1er tour (2-6, 6-2, 6-2, 0-6, 12-10), avant sa victoire en finale face à son rival intime, l'Américain Harold Solomon 6-1, 6-4, 4-6, 7-6 (7/3).
De sa finale, il garde deux souvenirs: l'épuisement et la courte joie. "J’étais vraiment fatigué, il faisait très, très chaud, 40°C" raconte-t-il. Quant à la joie, elle "a duré 15 secondes et après, il y a eu comme une mélancolie".
Il est plus prolixe sur sa victoire en quarts face au roi de la terre battue de l’époque, le Suédois Björn Borg, sextuple vainqueur à Roland-Garros qu'il est le seul à avoir battu Porte d'Auteuil, deux fois même, en 1973 (en 8es de finale) et en 1976 donc.
"Il avait joué au tour précédent contre le Français François Jauffret. Je détestais jouer contre François. Je suis allé à Saint-Germain-des-Prés, au café des Arts et j’ai regardé tout le match à la télévision. J’espérais la victoire de Borg parce que je voulais jouer contre lui. Björn n’aimait pas jouer contre moi. La solution pour le battre ? Il ne fallait pas jouer comme lui jouait, il fallait que chaque point soit différent, avec beaucoup de variations".
Pour expliquer son sacre parisien, celui qu'on présentait à l'époque comme un play-boy, pas franchement acharné de l'entraînement, rappelle qu'il a "toujours bien joué à Roland-Garros".
"Le public m’a toujours beaucoup soutenu. Quand j’arrivais là-bas, je me sentais toujours comme chez moi. L’atmosphère qu’il y a à Roland-Garros est unique pour moi, plus qu’à Wimbledon ou d’autres tournois (...) Quand j’arrive à Roland-Garros, même encore aujourd’hui, je me sens bien".
A.Williams--AT