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Roland-Garros: un an après l'exploit, Boisson reprend le fil de son histoire parisienne
Peut-elle refaire le coup de 2025? La demi-finaliste sortante de Roland-Garros Loïs Boisson, en phase de reprise après une longue blessure, retrouve mardi la terre battue parisienne pour un premier tour relevé contre la Russe Anna Kalinskaya.
Un an après l'épopée de la 361e joueuse mondiale, qui avait fauché trois têtes de série dont Jessica Pegula et Mirra Andreeva pour s'inviter dans le dernier carré, la Dijonnaise (désormais 43e) a une nouvelle fois rendez-vous avec une des 32 joueuses les mieux classées du tournoi.
Kalinskaya, 24e mondiale, n'a certes jamais dépassé le deuxième tour en quatre participations porte d'Auteuil, sur une terre battue qu'elle apprécie bien moins que le dur.
Mais la quart-de-finaliste de l'Open d'Australie 2024 a récemment battu la Suissesse Belinda Bencic (11e) sur les courts ocres du Masters 1000 de Rome, quelques mois après avoir vaincu l'Ukrainienne Elina Svitolina (7e) sur dur à Doha.
Loïs Boisson n'a elle repris la compétition que fin avril au tournoi de Madrid, après sept mois loin des courts pour soigner d'abord sa jambe gauche puis son avant-bras droit.
"Physiquement, ça va bien. Depuis peu, je suis enfin à 100%", a savouré la N.1 française vendredi en conférence de presse.
Malgré ces mots rassurants, elle arrive indéniablement moins préparée qu'en 2025 à Roland-Garros.
Avant de se révéler porte d'Auteuil, la Française avait commencé dès la mi-mars 2025 sa saison sur terre battue, alignant vingt matches sur la surface ocre.
En 2026, sa saison n'a commencé qu'un mois avant Roland-Garros.
- "Chaque année est différente" -
Bien qu'elle n'ait décroché qu'une victoire en cinq matches depuis son retour sur le circuit, Loïs Boisson s'avance confiante contre Kalinskaya, qu'elle n'a encore jamais affrontée sur le circuit.
La Russe a beau se positionner près de vingt places devant elle dans la hiérarchie mondiale, le classement WTA n'est qu'"un chiffre à côté du nom", relativise la Dijonnaise de 23 ans. "Ca ne veut pas toujours dire grand-chose".
A nouveau entraînée depuis peu par Florian Reynet, le coach qui l'avait menée jusqu'au dernier carré parisien en 2025, Loïs Boisson a multiplié les séances d'entraînement depuis son arrivée à Paris.
Après avoir tapé la balle avec la Britannique Katie Boulter (71e), l'Argentine Solana Sierra (68e), l'Australienne Emerson Jones (136e) et la Russe Liudmila Samsonova (27e), la Française doit s'entraîner lundi en milieu de journée avec la Croate Donna Vekic (72e), médaillée d'argent du dernier tournoi olympique, disputé à Roland-Garros.
Toutes ses partenaires d'entraînement ont été choisies après le tirage au sort réalisé jeudi, indique l'entourage de Loïs Boisson à l'AFP.
Mardi, son ultime séance d'entraînement sera vraisemblablement partagée avec un sparring partner plutôt qu'avec une autre joueuse du circuit, précise-t-on de même source.
En cas de victoire contre Kalinskaya, Boisson aurait un deuxième tour abordable contre l'Italienne Elisabetta Cocciaretto (38e) ou la Russe Alina Korneeva (117e), issue des qualifications.
Mais la sensation de la dernière édition ne se projette de toute façon pas aussi loin.
"Chaque année est différente", a-t-elle souligné vendredi en conférence de presse.
"Mais je reste dans le même état d'esprit. Tout est possible: je peux aller au bout, comme je peux perdre au premier tour. On ne sait pas!"
E.Hall--AT