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SailGP: les Bleus prêts à rebondir à Rio
SailGP: les Bleus prêts à rebondir à Rio / Photo: Mauro PIMENTEL - AFP

SailGP: les Bleus prêts à rebondir à Rio

Deux mois après un grave accident, l'équipe de France de SailGP reprend la compétition ce week-end à Rio de Janeiro, qui accueille pour la première fois dans sa baie les Formule 1 des mers du SailGP, dix ans après les JO-2016.

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En février, à Auckland, en Nouvelle-Zélande, un violent accrochage avec le bateau kiwi a contraint les Bleus à se retirer de la course puis à manquer l'étape suivante, à Sydney, en Australie.

Et surtout, deux des membres de l'équipe ont été blessés : la tacticienne Manon Audinet et le régleur d'aile Leigh McMillan. Toujours en convalescence, ils sont hors-course pour l'étape de Rio.

"C'est un crash qui nous coûte cher. C'était assez épuisant nerveusement", dit à l'AFP le pilote français Quentin Delapierre, juste avant le début des régates à Rio.

"Je pense que c'était violent pour nous, mais ça a été aussi très violent pour les autres équipes. Parce que le carbone, quand ça tape, ça fait énormément de bruit. Ils l'ont tous vu et entendu. À un certain moment, ça leur a un peu glacé le sang", raconte-t-il.

Le championnat SailGP, créé en 2018, regroupe aujourd'hui treize équipes nationales, qui s'affrontent de janvier à novembre sur des catamarans volants tous identiques lancés à près de 100 km/h lors de régates ultra-rapides de haute technologie.

Pour la première étape de l'histoire en Amérique du Sud, l'équipe de France est remaniée, avec des remplaçants de choix: la Néo-Zélandaise Liv McKay en tacticienne et l'Australien Glenn Ashby, "une rock-star de notre sport", selon Quentin Delapierre, en régleur d'aile.

- "Gérer le Pain de Sucre" -

Touché à l'épaule, Leigh McMillan ne devrait pas revenir avant juillet ou août, précise le pilote français. En dépit de l'accident, les Bleus restent troisièmes ex aequo au classement général et leurs ambitions restent intactes.

"On a envie de retourner sur l'eau et de faire en sorte de gagner", résume Quentin Delapierre.

L'an dernier, à Sassnitz, en Allemagne, ils avaient remporté l'étape, malgré un premier accident - bien moins grave que celui d'Auckland - lors de la séance d'entraînement deux jours plus tôt.

Mais à Rio, "il ne faut pas essayer de faire le super-héros qui revient d'un gros crash pour faire des choses extraordinaires", tempère le pilote français, qui naviguera pour la première fois dans la baie qui a accueilli les épreuves de voile aux JO-2016.

Une baie difficile à apprivoiser, le vent changeant souvent de direction en raison du relief dans cette ville aux paysages iconiques. Selon le pilote français, "le gros problème ici, c'est comment gérer le Pain de sucre", célèbre mont qui surplombe la baie et fait la joie des touristes.

Cette baie n'a en revanche pas de secret pour la Brésilienne Martine Grael, double championne olympique et seule femme pilote parmi les treize équipes engagées.

Quand elle arpente le site où auront lieu les régates de ce week-end, la jeune femme de 35 ans peut "montrer du doigt" l'endroit où elle est sortie de l'eau sous les vivats de la foule après avoir décroché sa première médaille d'or il y a dix ans, avec Kahena Kunze.

"C'est vraiment fantastique de naviguer ici, à la maison. Je garde un super souvenir des JO et je suis heureuse de revenir ici en SailGP", dit-elle à l'AFP, promettant "du grand spectacle" ce week-end à Rio.

W.Morales--AT