Arizona Tribune - Dans le Sud-Ouest, un chantier de réensablement massif pour lutter contre l'érosion

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Dans le Sud-Ouest, un chantier de réensablement massif pour lutter contre l'érosion
Dans le Sud-Ouest, un chantier de réensablement massif pour lutter contre l'érosion / Photo: Christophe ARCHAMBAULT - AFP

Dans le Sud-Ouest, un chantier de réensablement massif pour lutter contre l'érosion

Sur la plage sud de Soulac-sur-Mer vendredi, un impressionnant dispositif de canalisations crachent un mélange de sable et d'eau acheminé par des navires depuis l'estuaire de la Gironde, dans le cadre d'une expérimentation XXL de lutte contre l'érosion marine.

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Le problème est particulièrement aigu dans cette station balnéaire située à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Bordeaux, où un immeuble emblématique du phénomène, Le Signal, a dû être démoli en 2023.

L'objectif affiché de cette opération est d'injecter quelque 200.000 m3 de sable sur un kilomètre de long, alors que le trait de côte recule jusqu'à huit mètres par an et que Soulac perd entre 300 à 400.000 m3 de sable annuellement.

"C'est une opération test (...) Le but de cette stratégie n'est pas d'arrêter le phénomène d'érosion, c'est de le mitiger à un point qui soit acceptable pour la population qui réside derrière cette zone, puisque notre objectif, c'est de tomber à 1,5 ou deux mètres par an d'érosion", explique à l'AFP Frédéric Boudeau, directeur général des services de la communauté de communes Médoc-Atlantique.

Derrière lui, des centaines de mètres de tuyaux, une partie immergée et l'autre à terre, sont alimentés en sable par deux dragues danoises de l'entreprise Rohde Nielsen, qui a remporté l'appel d'offres. La mixture est ensuite projetée le long de la plage.

"Le sable se décante sur la plage et l'eau excédentaire repart dans l'océan", décrit Vincent Mazeiraud, ingénieur chargé du projet à la communauté de communes. Derrière lui, un ballet de tractopelles entassent le sable pour recréer l'élargissement voulu.

Ce sable-là est dragué depuis l'estuaire où le grand port maritime de Bordeaux doit régulièrement effectuer des opérations d'entretien afin de garantir des profondeurs adéquates aux bateaux entrants, selon M. Mazeiraud.

Ainsi, pour Benoît Duverger, membre de l'Apsem (Association pour la protection de Soulac-sur-Mer contre l'érosion marine), "l'opportunité de Soulac, c'est que le sable est là, devant nous".

"Maintenant reste à voir combien de temps cette solution dure, combien elle coûte. Est-ce qu'on peut la mutualiser avec l'aide des communes aux alentours ?", dit-il.

L'opération de réensablement, qui va durer à peu près trois semaines, va coûter quelque 3,5 millions d'euros, principalement financée par l'Europe, la région Nouvelle-Aquitaine et l'Etat.

Elle permettra de réinjecter environ deux fois plus de sable que ce qui se fait habituellement tous les ans par camion.

H.Gonzales--AT