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Davos, étape incontournable de l'offensive de charme mondiale de l'Arabie saoudite
Deux imposants immeubles baptisés "Saudi House" et "Saudi at Davos" trônent parmi les meilleurs emplacements de la très chic et chère "Promenade" à Davos, l'avenue menant au centre des congrès de la ville, illustrant la présence grandissante du royaume dans les grands rendez-vous internationaux.
Pour l'édition 2025 de la réunion annuelle en Suisse du Forum économique mondial (WEF), 57 Saoudiens ont fait le pèlerinage, dont neuf ministres, soit la délégation officielle la plus étoffée, selon le programme officiel.
L'un des deux immeubles occupés par les Saoudiens, "Saudi at Davos", dans lequel les ministres reçoivent leurs invités et les journalistes, surplombe l'entrée du centre des congrès, épicentre des événements de la semaine dans cette station de ski huppée des Alpes suisses.
Il est mitoyen de l'immeuble occupé par le géant américain Microsoft, et rempli de cadeaux souvenirs pour les visiteurs, des dattes saoudiennes et des parapluies.
- Davos du désert -
Un responsable politique européen le reconnait: "qu'elles soient formelles ou dans les grands rendez-vous internationaux comme Davos, les délégations (saoudiennes) sont fortes, elles paraissent même volumineuses à nos standards".
L'inflation de participants remonte à l'émergence du plan Vision 2030 en 2016, confirme à l'AFP un responsable saoudien. Ce plan est la pierre angulaire du programme de modernisation du prince héritier Mohammed Ben Salmane.
"Nous sommes un acteur clé de l'économie mondiale. Et nous devons boxer dans notre catégorie", relève le ministre des Finances Mohammed al-Jadaan, interrogé par l'AFP à Davos.
Dans les grands rendez-vous internationaux, à l'instar du G20 que Ryad a présidé en 2020 ou des réunions du Fonds monétaire international (FMI), de plus en plus d'hommes en foulard rouge et blanc, typique de l'habit saoudien, se mêlent aux traditionnels "costumes-cravates" de rigueur.
Dernier symbole en date de l'offensive saoudienne: le royaume a annoncé vendredi un partenariat avec le WEF pour organiser "régulièrement" et à partir de 2026 un forum, qui viendra s'ajouter au "Davos du désert" que tient déjà l'Arabie saoudite et a attiré en octobre le patron de TikTok et les dirigeants de Citigroup et Goldman Sachs.
- Soft power -
L'offensive passe aussi par le "soft power": Ryad a acheté le club de Premier League anglaise Newcastle, organise des événements internationaux de Formule 1, de golf, et de tennis, puisant dans les larges poches de son fonds souverain PIF, financé essentiellement par son pétrole. L'Arabie saoudite organise aussi le Mondial de football 2034.
"Il s'agit de visibilité, de leadership", relève auprès de l'AFP Karen Young, spécialiste en politique économique du Golfe au Middle East Institute (MEI) à Washington. Pour elle, "tous ces efforts sont destinés à deux audiences", la population saoudienne, en particulier la jeunesse dans un pays où près des deux tiers de la population a moins de 30 ans, et "la scène internationale" où le Royaume fait tout pour accroître sa visibilité.
Les Saoudiens "ont une diplomatie qui est très ancrée comme une valeur dans leurs intérêts économiques", affirme aussi le responsable politique cité plus haut.
"Pour nous, investir dans le sport, le divertissement et la culture pour attirer des investisseurs est en fait un excellent pari", assume le ministre saoudien des Finances.
D'après les chiffres du fond souverain saoudien, la contribution du secteur sportif au PIB national a représenté 6,9 milliards de dollars en 2024, contre 2,4 milliards en 2016.
Car le point cardinal de cette ouverture du pays réside dans le développement de l'économie non pétrolière, cheval de bataille du deuxième producteur mondial d'hydrocarbures, au travers notamment de l'émergence du tourisme et en attirant les investisseurs étrangers.
Toutes ces ambitions et l'accueil positif de la communauté international mettent au second plan la question des droits de l'homme dans un pays critiqué en 2018 pour l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, et aujourd'hui pour les décès de travailleurs migrants sur ses chantiers de construction.
"On ne peut pas nier que des choses ont changé dans les cinq, dix dernières années", mais "c'est très insuffisant", a cependant affirmé à Davos à l'AFP Luc Triangle, secrétaire général de la confédération internationale des syndicats. "La réalité quotidienne de millions de travailleurs migrants (...) n'est pas du tout acceptable."
H.Gonzales--AT