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Cinq choses à savoir sur le Costa Rica
Haut lieu de l'écotourisme, le Costa Rica a longtemps été réputé pour sa tradition démocratique et sa stabilité politique mais voit sa tranquillité aujourd'hui troublée par l'irruption du trafic de drogue.
Voici cinq choses à savoir sur ce pays d'Amérique centrale de 5,2 millions d'habitants, qui élit dimanche son président pour quatre ans.
- Pays stable, sans armée -
Le Costa Rica est indépendant depuis 1821 et a longtemps été vu comme un modèle de démocratie en Amérique centrale.
Situé dans une région en proie à des crises politiques constantes, le pays maintient une stabilité démocratique depuis sa seule guerre civile, qui a duré 44 jours en 1948.
Cette année-là, il a aboli son armée, une rareté en Amérique latine.
Sa tradition pacifique a été reconnue en 1987 au travers du prix Nobel de la paix attribué au président de l'époque, Oscar Arias, pour ses efforts visant à mettre fin aux sanglantes guerres civiles en Amérique centrale.
Le Costa Rica a également une longue tradition d'asile et accueille actuellement des centaines de milliers de Nicaraguayens ayant fui la répression et l'absence de libertés dans le pays voisin, gouverné par Daniel Ortega et son épouse Rosario Murillo.
Son image a toutefois été ternie par des affaires de corruption et de liens avec le narcotrafic, y compris au sein de l'Etat.
Autrefois l'un des pays les plus sûrs du continent, le Costa Rica a enregistré en 2025 un taux d'homicides de 17 pour 100.000 habitants en raison de l'essor de la criminalité, près de trois fois la moyenne mondiale.
- Paradis vert -
Le Costa Rica, qui se présente comme un champion dans la protection de l'environnement, exerce un leadership dans les forums internationaux sur le climat.
Son petit territoire de quelque 51.000 km2, soit 0,03 % de la surface du globe, abrite 6% de la biodiversité mondiale.
Un quart de son territoire est constitué de réserves protégées et sa couverture forestière avoisine 58%.
La quasi totalité (99%) de sa production d'électricité provient de sources renouvelables, principalement l'eau, la géothermie et le vent.
Son environnement préservé lui vaut parfois le surnom de "démocratie verte".
- "Pura vida !" -
Dans un classement du Rapport mondial sur le bonheur dans le monde, dominé par la Finlande, le pays occupe la sixième place et ressort comme étant le plus heureux d'Amérique latine.
L'expression "Pura vida!", devise nationale, est presque une attitude en soi et s'emploie pour dire bonjour, au revoir, remercier ou dire que tout va bien, même quand ce n'est pas le cas.
La douceur de vivre attire de nombreux retraités étrangers, notamment américains, sur les côtes pacifique et caraïbe costariciennes.
Sur la péninsule de Nicoya (nord) se trouve l'une des cinq "zones bleues" du monde, région dans laquelle les habitants présentent une espérance de vie étonnamment longue.
- Cher et inégalitaire -
L'écotourisme est l'un des moteurs économiques du Costa Rica.
En 2025, 2,9 millions de touristes sont entrés dans le pays, majoritairement des Américains, selon l'Institut costaricien du tourisme.
Le Costa Rica fait partie du club très fermé de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Son économie devrait croître de 3,6% cette année, la sixième plus forte hausse d'Amérique latine, anticipe la Banque mondiale.
Bien que la pauvreté ait reculé de 18% en 2024, à 15,2% en 2025, le pays figure parmi les six plus inégalitaires d'Amérique latine selon l'indice de Gini. Il est le deuxième plus cher de la région après l'Uruguay.
- Recul des droits humains -
Le catholicisme est religion d'Etat au Costa Rica, mais le pays s'est montré progressiste sur les questions sociales et protecteur des libertés civiles.
Le pays a été le premier pays d'Amérique centrale à légaliser le mariage pour tous en 2020 et à reconnaître à la communauté LGBT des droits en matière d'emploi et d'identité.
Mais les quatre dernières années de gouvernement conservateur se sont traduites par des reculs. L'avortement thérapeutique a été restreint au seul risque de mort pour la femme, et les programmes d'éducation à la sexualité ont été supprimés dans les écoles.
En 2025, le gouvernement a accepté de recevoir quelque 200 migrants expulsés par les Etats-Unis, originaires d'Afghanistan, d'Iran ou encore de Russie, qu'il a enfermés dans une installation près de la frontière avec le Panama.
E.Flores--AT