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Menacés par Trump, les ouvriers canadiens de l'automobile déterminés à se battre pour leurs emplois
Fini l'effroi, la stupeur. Les ouvriers canadiens de l'automobile n'en peuvent plus des menaces américaines sur leur secteur et sont maintenant décidés à ne rien lâcher et à se battre pour leurs emplois.
Le déplacement des postes et des usines aux Etats-Unis, en réaction aux droits de douane promis par Donald Trump? "Cela ne va pas arriver", martèle Jeff Gray, responsable syndical pour les usines de General Motors à Oshawa.
Cette ville industrielle, située à quelque 50 kilomètres à l'est de Toronto, a vu son développement étroitement lié depuis près d'un siècle à celui de l'usine locale de la firme américaine.
La grande majorité de la filière automobile canadienne est implantée dans cette région du sud de l'Ontario (centre), la plus grande province du pays.
Ici, 500.000 emplois dépendent de ce secteur fortement intégré.
Alors, tous racontent le coup de massue qui s'est abattu sur la région depuis la première annonce de Donald Trump sur les droits de douane peu après son élection. Car tous les experts prédisent une catastrophe industrielle et des licenciements à la pelle si le président américain met ses menaces à exécution.
Mais après des semaines à ronger leur frein, à se sentir "anxieux", l'atmosphère a changé ces derniers temps, explique Jeff Gray du syndicat Unifor.
Les ouvriers en ont "assez d'être provoqués". "On en a marre d'être menacés. On est déterminés."
"Nous allons nous battre. On ne va pas perdre un seul emploi automobile en Ontario", affirme Jeff Gray d'un ton déterminé, parlant même de stopper physiquement les entreprises automobiles si nécessaire pour les empêcher de retirer des équipements des usines canadiennes.
- "Quels sont les plans de Trump?" -
Comme de nombreuses industries prises dans la guerre commerciale de Donald Trump, l'avenir du secteur automobile canadien est très incertain.
Après l'acier et l'aluminium, le président américain a annoncé mercredi des droits de douane supplémentaires de 25% sur toutes les automobiles et les pièces fabriquées hors des États-Unis, dès le 2 avril prochain.
La taxe sur les véhicules assemblés au Canada pourrait en réalité être inférieure, étant donné le processus de fabrication hautement intégré en Amérique du Nord, avec des pièces individuelles traversant plusieurs fois la frontière pendant l'assemblage.
En 2023, le Canada a produit plus 1,5 million de véhicules, dont 93% ont été exportés aux États-Unis, pour une valeur totale de 51 milliards de dollars canadiens (32 milliards d'euros), selon des chiffres de l'institut officiel Statistique Canada.
"Je ne sais pas quels sont les plans de Trump", constate Robert Romano, le secrétaire financier du syndicat.
"Je ne suis pas sûr qu'il sache lui-même quels sont ses projets avec tout ça... Construire des voitures en Amérique du Nord a toujours été un lien entre les États-Unis et le Canada. Aujourd'hui, cela nous dresse les uns contre les autres", ajoute-t-il.
À son apogée dans les années 1980, l'usine employait 25.000 personnes. L'équipe de hockey locale de la ville de 200.000 habitants s'appelle "The Generals", en l'honneur de General Motors.
Parlant d'une "folie", Flavio Volpe, le président de la fédération des fabricants de pièces automobiles du Canada (APMA), estime que l'impact de ces taxes sera tel que l'industrie automobile pourrait devoir être mise à l'arrêt complètement pendant plusieurs jours.
Jeff Gray, dont l'arrière-grand-père fut l'un des membres fondateurs du syndicat en 1937, l'affirme: personne n'est "intéressé par une nouvelle carrière".
"Nous avons besoin que le gouvernement canadien intervienne et soutienne nos entreprises et nos travailleurs pour s'assurer que ces usines ne disparaissent jamais."
O.Ortiz--AT