-
Mondial-2026: le Maroc foudroie le Canada dans un deuxième acte parfait
-
Marche blanche à Carcassonne en hommage à Louis, 17 ans, tué dans un guet-apens
-
Tour de France: Vingegaard premier maillot jaune après le succès de Visma dans le chrono
-
F1: à Silverstone, Antonelli sera le (jeune) homme à battre
-
Tour de France: "on a bien limité la casse", juge Seixas pour sa première
-
Wimbledon: Swiatek et Rybakina déjà dehors, Zverev tranquille
-
Les Etats-Unis fêtent leurs 250 ans, Trump se pose en défenseur d'une identité américaine en péril
-
Ebola: le premier cas en France est "guéri" et "sorti de l'hôpital", annonce la ministre de la Santé
-
Mondial-2026: Quiñones, le buteur mexicain venu de Colombie
-
Le prince Harry se rendra à Londres sans sa femme Meghan ni leurs enfants
-
"Lewis le plus grand": les fans britanniques de F1 adulent leurs champions
-
Les Etats-Unis fêtent leurs 250 ans, Trump se pose en défenseur d'une identité américaine menacée
-
F1: à Silverstone, Antonelli reprend la main sur Hamilton
-
Bernard Arnault soumis à un redressement fiscal de 22,5 millions d'euros
-
Les dirigeants du parti d'extrême droite allemand réélus samedi malgré des milliers de contre-manifestants
-
Mondial-2026: Maroc et France ouvrent le bal des 8es, l'Argentine a eu peur de ne pas y être
-
Rugby: le XV de France si proche de l'exploit face aux All Blacks
-
Au sud de Bordeaux, une "chaîne humaine" pour dire non à la LGV Sud-Ouest
-
Décès à 44 ans du chef du "Septime" Bertrand Grébaut, figure d'une gastronomie décontractée
-
Continental va céder sa division ContiTech pour 4 milliards d'euros
-
Des milliers de manifestants à Erfurt pour empêcher le congrès de l'extrême droite allemande
-
Espagne: l'incendie près de la Costa Brava a déjà brûlé 2.200 hectares
-
Nouvelles attaques coordonnées au Mali dans plusieurs localités et contre une prison
-
Un "super typhon" approche des îles américaines du Pacifique
-
Séismes au Venezuela: rumeur et faux espoir autour d'un enfant
-
"Tout ce maquillage n'est pas pour nous" : Ankara se refait une beauté pour l'Otan
-
Les Etats-Unis fêtent leurs 250 ans, Trump s'alarme pour l'identité américaine
-
A la veille des 250 ans des Etats-Unis, Trump décrit une identité américaine attaquée
-
Mondial-2026: la France face au Paraguay et à la chaleur pour rallier les quarts
-
Le Tour de France s'élance de Barcelone avec un maître-mot: chaud devant
-
Costa Rica: des chercheurs pensent avoir découvert une nouvelle espèce de requin fantôme
-
Au Venezuela, fast-food et gare routière se muent en hôpitaux de campagne
-
Fin du suspense, Taylor Swift et Travis Kelce sont mariés
-
Après l'affaire Lyhanna, mobilisation pour une loi globale contre les violences sexuelles
-
Trois jours avant le jugement, un dernier banquet à Liévin pour Le Pen et Bardella
-
Léon XIV sur l'île italienne de Lampedusa pour un hommage aux migrants
-
Mondial-2026: première pour l'Egypte, le Cap-Vert défie la montagne argentine sous la chaleur
-
Mondial-2026: gare au coup de chaud pour les Bleus
-
Mondial-2026: l'Egypte aux nerfs d'acier élimine des Australiens limités
-
Basket: les Bleus s'imposent dans la douleur en Belgique
-
Les Vénézuéliens en colère réclament des moyens pour récupérer les corps
-
A New York, l'heure du mariage pour Taylor Swift et Travis Kelce
-
Face à la canicule, un maire portugais au contact des personnes âgées isolées
Avocats, journalistes, manifestants: la Turquie durcit la répression
Les autorités turques accentuent la répression pour tenter d'éteindre la contestation déclenchée le 19 mars par l'incarcération du maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, procédant à des centaines d'arrestations de manifestants, de journalistes et d'avocats.
Vendredi, M. Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, a annoncé l'arrestation de son principal avocat, remis en liberté plus tard dans dans la journée sous contrôle judiciaire.
"Cette fois c'est mon avocat Mehmet Pehlivan qui a été arrêté pour des motifs inventés de toutes pièces", avait annoncé sur X le maire d'Istanbul, figure de l'opposition démis dimanche de ses fonctions et incarcéré pour "corruption".
"Comme si la tentative de coup d'État contre la démocratie ne suffisait pas, ils ne peuvent tolérer que les victimes de ce coup d'État se défendent", a-t-il ajouté.
Le syndicat des journalistes (TGS) a annoncé de son côté l'arrestation à l'aube de deux reporters de médias de gauche critiques du pouvoir, confronté à une contestation inédite depuis le grand mouvement de Gezi en 2013, parti de la place Taksim d'Istanbul.
"Laissez les journalistes faire leur travail. Arrêtez ces détentions illégales", s'est insurgé le syndicat.
Un journaliste suédois a également été arrêté jeudi à son arrivée en Turquie, où il devait couvrir les manifestations secouant le pays, ont indiqué vendredi la ministre suédoise des Affaires étrangères et la rédaction de son journal, Dagens ETC.
- "Arrestations arbitraires" -
Le gouvernement turc a annoncé jeudi près de 2.000 arrestations depuis le 19 mars, lors de manifestations interdites par les autorités. Parmi les personnes arrêtées, 260 avaient été incarcérées jeudi, selon le ministère de l'Intérieur.
De très nombreux manifestants, jeunes en majorité, ont été interpellés chez eux ou lors des rassemblements et envoyés en prison, selon des avocats.
C'est entre autres le cas d'un étudiant en économie de 23 ans que l'AFP avait rencontré sur son campus à Istanbul, a annoncé une de ses amies à l'AFP en faisant part de "nombreuses arrestations" parmi leurs camarades.
"Ces arrestations sont arbitraires", a déclaré à l'AFP Musa Akyol, le père d'un étudiant de 21 ans arrêté dimanche à Istanbul et incarcéré depuis mercredi, se disant inquiet pour "tous ces jeunes qui ne rêvent que d'une Turquie meilleure".
Selon le barreau d'Istanbul, vingt mineurs ont été arrêtés entre le 22 et le 25 mars, dont sept étaient toujours détenus vendredi.
Des députés du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force de l'opposition à laquelle appartient le maire emprisonné d'Istanbul, ont fait état de témoignages de jeunes et de mineurs affirmant avoir été "maltraités" par la police.
- "Incitation à la haine" -
Malgré tout, des étudiants se sont encore mobilisés vendredi à Ankara, lors d'un rassemblement dans un grand parc de la capitale, selon des images de médias turcs.
À Istanbul, la police, qui encercle les manifestants et les filme, a exigé lors de plusieurs rassemblements ces derniers jours de voir leurs visages pour les laisser passer, a constaté l'AFP.
Plusieurs manifestants, qui dissimulaient leurs visages de peur d'être identifiés par la police, ont été embarqués devant les journalistes.
Face à la réponse policière, des groupes d'étudiants maintiennent leurs appels au boycott des cours, parfois sous la menace d'être expulsés par leur établissement.
Le ministre de la Justice Yilmaz Tunç a justifié la vague d'arrestations par "la violence" dont ont fait preuve, selon lui, les personnes arrêtées.
Dans l'enquête pour corruption qui vaut au maire et à plusieurs dizaines d'autres personnes d'être emprisonnées, le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé que "d'autres gros radis (allaient) sortir du sac", laissant présager de nouvelles enquêtes et de nouvelles arrestations.
Mais les autorités ciblent toutes les voix qu'elles jugent critiques: le Haut conseil turc de l'audiovisuel a imposé jeudi dix jours d'interruption de programmes à Sözcü TV, une chaîne proche de l'opposition, pour "incitation à la haine et à l'hostilité", annonçant en avoir sanctionné trois autres.
Les autorités ont également expulsé jeudi un journaliste de la BBC, Mark Lowen, venu couvrir les manifestations dans le pays.
G.P.Martin--AT