-
La canicule s'étend: la moitié de la France en vigilance rouge lundi, du jamais vu
-
La mangue du Pakistan, victime collatérale de la guerre dans le Golfe
-
Le Bürgenstock, nid d'aigle prisé de la jet-set et théâtre de négociations Iran/Etats-Unis
-
Chimios ou radiothérapies... chiens et chats soignés, eux aussi, contre le cancer
-
Quand Taiwo et Kehinde rencontrent Taiwo et Kehinde: au Nigeria, le mariage de deux paires de jumeaux
-
La France étouffe: la Fête de la musique chamboulée et des écoles fermées lundi
-
Brésil: le cacique Raoni opéré et en soins intensifs
-
Dans les transports publics, un gilet rafraîchissant "aide bien" face à la canicule
-
Attaques ukrainiennes en Crimée, distribution de carburant suspendue dans la péninsule
-
Mondial-2026: une réaction espagnole attendue, l'Allemagne survit enfin à la phase de groupe
-
Al Jazeera rejette les accusations d'Israël contre son journaliste tué à Gaza
-
Deux millions d'Indiens repassent un examen de médecine, dans la colère nationale
-
Sur les traces de: "Dibu" Martinez, le bon gamin au mental de champion
-
Chaleur brûlante en France, des noyades et une Fête de la musique chamboulée
-
Canicule: la SNCF recommande aux personnes "vulnérables" d'éviter de prendre le train
-
MotoGP/République tchèque: exclu, Bezzecchi présente ses excuses pour avoir frappé un commissaire
-
La greffe de cornée, parfois vitale pour réparer la vue
-
Canal Seine-Nord Europe: avant les bulldozers, un enjeu archéologique hors normes
-
Mondial-2026: l'Allemagne survit enfin à la phase de groupe, vague Oranje, la Tunisie sortie
-
Mondial-2026: englué dans ses déboires extra-sportifs, l'Iran au défi belge
-
Présidentielle: la Colombie appelée à choisir entre la gauche au pouvoir et une droite pro-Trump
-
Une canicule exceptionnelle chamboule la Fête de la musique
-
Etats-Unis: Los Angeles en état d'urgence pour l'incendie d'un entrepôt
-
Bolivie: armée et police débloquent les routes après la déclaration de l'état d'exception
-
Le roi Charles va publier sa fiche d'impôts, une première pour un monarque britannique
-
Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis vont démarrer en Suisse
-
MotoGP/République tchèque: le leader du championnat Bezzecchi exclu pour violences contre un commissaire
-
Mondial-2026: l'Allemagne survit enfin à une phase de groupe, les Pays-Bas en orbite
-
Mondial-2026: L'Allemagne s'en tire in extremis contre la Côte d'Ivoire
-
Les négociations entre l'Iran et les Etats-Unis vont débuter en Suisse
-
Top 14: Montpellier épuise le Stade Français et rejoint Toulouse en finale
-
Top 14: pour Montpellier, une conquête, une défense et une finale
-
Mondial-2026: choc Allemagne-Côte d'Ivoire pour les 16es, les Pays-Bas en orbite
-
L'Iran dit "fermer" à nouveau le détroit d'Ormuz
-
Bolivie : police et armée lèvent des barrages routiers après la proclamation de l'état d'exception
-
Mondial-2026: la fusée Pays-Bas décolle à Houston contre la Suède
-
ATP 500 de Halle: Affaibli par la chaleur, Zverev cède face à Fritz en demies
-
WTA 500 de Berlin: Pegula sort Sabalenka en demies
-
Trump attise la dispute diplomatique avec Rome, qui riposte
-
Mondial-2026: Koundé, c'est grave docteur ?
-
À Bétharram, "crimes de masse" et centaines de victimes trop longtemps ignorées, conclut une enquête
-
Tour de Suisse: d'un souffle, Pogacar coiffe Van der Poel sur le chrono
-
La Bolivie décrète l'état d'exception, début de levée des barrages
-
Présidentielle: aux côtés de Boualem Sansal, Retailleau promet de "remettre la France à l'endroit"
-
Mondial-2026: le Brésil se rassure mais doit encore monter en puissance
-
Tensions entre Varsovie et Kiev: Zelensky renvoie sa médaille en Pologne
-
L'Iran dit "fermer" à nouveau Ormuz, et envoie une délégation en Suisse
-
Repas décalés, sieste sous les arbres: les volailles s'adaptent à la canicule
Malgré les bombardements, des familles refusent d'évacuer l'est de l'Ukraine
L'immense policier, en uniforme militaire, commence à perdre patience. En face de lui, une femme à la frêle silhouette refuse d'évacuer Lyssytchansk, une ville de l'est de l'Ukraine cible de bombardements quotidiens.
Alors qu'il tente de la convaincre à nouveau, le sifflement de missiles s'abattant sur la cité industrielle reprend.
Mais Angelina Abakoumova reste inflexible. Avec ses deux enfants, elle vient de passer un mois dans un abri souterrain où n'entre aucune lumière, et n'entend pas le quitter.
"Sérieusement, dites-moi, qu'est-ce que vous faites encore ici avec les enfants?", s'agace Viktor Levtchenko, un ancien athlète devenu responsable pour la police du trafic routier régional. "Est-ce que vous comprenez qu'il s'agit d'une zone de guerre?"
La jeune mère de 30 ans acquiesce en silence mais ne bouge pas d'un cil.
Le policier aligne tous ses arguments: ses enfants et elle-même pourraient mourir, leur présence force l'armée ukrainienne à se concentrer sur la sécurité des civils au lieu de se concentrer sur les combats contre les Russes...
Puis, voyant qu'il s'agit d'une cause perdue, il abandonne.
"Nous reviendrons demain et j'espère vous voir prête avec vos affaires. Ces enfants doivent être évacués vers un lieu sûr", dit-il avec un soupir.
"Je ne changerai pas d'avis", rétorque Mme Abakoumova, en réintégrant son abri. "En ce moment, c'est dangereux ici. Puis ce sera dangereux là-bas. A quoi bon aller quelque part pour ensuite revenir?"
- "Tout ne va pas bien" -
Comme Mme Abakoumova, des civils ukrainiens refusent parfois d'évacuer les zones proches de la ligne de front dans l'est de l'Ukraine, malgré des combats et bombardements accrus.
Ils expliquent ne pas avoir suffisamment d'argent pour recommencer à zéro ailleurs ou disent craindre perdre pour toujours leur maison.
Des raisons irrecevables pour M. Levtchenko, âgé de 33 ans.
"Je pense que les gens ne saisissent pas entièrement la situation", confie-t-il peu après avoir quitté la jeune mère. "Nous devons esquiver les bombardements et traverser des zones très dangereuses pour arriver jusqu'à eux, les nourrir et essayer de les évacuer."
Près d'un bâtiment fortifié de Lyssytchansk, aux nombreux couloirs et abris souterrains où se cachent des dizaines de personnes, le policier ajoute: "Ces gens pensent que tout ira bien. Mais malheureusement, tout ne va pas bien."
- Tirs d'artillerie intenses -
Selon les volontaires qui distribuent de l'aide alimentaire dans ce refuge, plus de 20.000 des 100.000 habitants de la ville ont décidé de rester dans la cité assiégée.
Il n'y a déjà plus d'électricité ni de réseau téléphonique. L'eau courante ne coule plus depuis fin avril et chacun craint que le gaz ne soit coupé dans les prochains jours.
Les quelques passants dans les rues de Lyssytchansk semblent pourtant imperméables aux tirs d'artillerie et de missiles provenant des troupes russes, dont l'objectif est d'isoler ce centre minier du reste de l'Ukraine.
A la retraite, Volodymyr Dobrorez, 61 ans, a compté plus de 30 tirs d'artillerie près d'un pont qui relie la ville à Severodonetsk, désormais partiellement sous le contrôle des Russes - et cela uniquement entre son réveil et son déjeuner.
Les combats s'intensifient, les Russes cherchant à prendre le contrôle des collines surplombant la dernière route liant Lyssytchansk au monde extérieur.
"Ca va particulièrement mal depuis trois jours", remarque M. Dobrorez.
- "Chair à canon" -
Parmi ceux qui décident de rester coûte que coûte, beaucoup ont compris que leurs vies ne seront plus jamais ce qu'elles étaient avant le 24 février, lorsque Moscou a lancé l'invasion de l'Ukraine.
Au moins une des quatre mines de charbon, qui emploient un grand nombre d'habitants, a été inondée.
"Je sais que je ne retrouverai pas mon travail lorsque tout cela sera fini", regrette Vladyslav Cheremet, mineur. "Mais j'ai vu trop de personnes partir, dépenser leurs dernières économies et revenir les mains vides."
Angelina Abakoumova a d'autres raisons. Outre ses enfants, elle pense au sort qui attendrait son mari et son beau-frère.
"Les hommes en âge de combattre et qui sont évacués sont immédiatement sommés de rejoindre l'armée et envoyés au front comme chair à canon", dit-elle. "Je ne laisserai pas mon mari ni son frère partir. Ils mourraient dès le premier jour."
J.Gomez--AT