-
Ethiopie: le CPJ demande la libération d'une journaliste détenue sans inculpation
-
Canicule: 35 départements basculent dans le rouge dimanche
-
Trump attise la dispute diplomatique avec Rome
-
Espagne: un tribunal interdit à l'épouse du Premier ministre de quitter le pays
-
L'Iran dit "fermer" à nouveau Ormuz en représailles aux attaques israéliennes au Liban
-
Un des cofondateurs d'Ubisoft tué dans un accident d'avion à La Baule
-
A Cuba, l'aide américaine distribuée en charrette
-
Collision ferroviaire en Angleterre: un conducteur de train décédé, 28 personnes toujours hospitalisées
-
Mondial-2026: l'Espagne sûre de ses forces, malgré le flop inaugural
-
Le boom du yoga en Occident, souvent réduit à une pratique physique
-
Mondial-2026: choc Allemagne-Côte d'Ivoire pour les 16es, les Pays-Bas sous pression
-
Tensions entre Varsovie et Kiev: des responsables ukrainiens rendent leurs médailles à la Pologne
-
Frappes israéliennes meurtrières au Liban, malgré l'annonce de cessez-le-feu
-
Bétharram: entre 700 et 1.500 élèves potentiellement victimes, selon les projections d'une ONG
-
Au Portugal, un exorciste dit chasser les démons et défie l'Église
-
Brexit: dix ans après le vote, les petits patrons britanniques en première ligne
-
Le Conseil constitutionnel retoque la suppression des frais bancaires de succession
-
Au Mexique, découverte de vestiges préhispaniques "uniques"
-
Venezuela: une figure de l'opposition se rend aux Etats-Unis pour parler "transition démocratique"
-
"Comme en Chine": les Cubains saluent les réformes, les exilés attendent plus
-
L'UE serait-elle prête à accepter un retour du Royaume-Uni?
-
Philippines: après un fort séisme, les coraux et les craintes font surface
-
Les canicules ont un "effet négatif sur la croissance", rappelle le gouverneur de la Banque de France
-
Bolivie: le président Paz décrète l'état d'exception après six semaines de contestation
-
La CFDT en congrès pour affirmer ses revendications avant la présidentielle
-
Top 14: Stade français et Montpellier, deux renaissances pour une place en finale
-
Mondial-2026: Team USA en 16es, le Brésil le Maroc s'en rapprochent
-
Mondial-2026: avec Felix Nmecha, l'Allemagne a stabilisé son milieu de terrain
-
Présidentielle: Retailleau tient meeting, en quête de dynamique avant l'été
-
Bleu, vert, écaillé: nouveau couac dans la rénovation d'un bassin cher à Trump
-
Bolivie: accord entre le gouvernement et la principale centrale syndicale après six semaines de crise
-
Mondial-2026: Team USA se qualifie, la Seleçao élimine Haïti
-
Premier cas de grippe aviaire H5 détecté en Australie
-
La France écrasée par la canicule, interrogations sur la Fête de la musique
-
Brésil: le cacique Raoni dans un état "grave mais stable" selon ses médecins
-
Mondial-2026: après le Mexique, les Etats-Unis se qualifient pour les 16es de finale
-
Royaume-Uni: un mort et des dizaines de blessés dans une collision de deux trains
-
Top 14: sur un nuage et encore en finale, Toulouse écrase le Racing
-
Albanie: manifestation contre un projet immobilier lié à Trump pour le 20e jour consécutif
-
Mondial-2026: Team USA triomphe face à l'Australie et file en seizièmes
-
Top 14: l'éclatante réponse d'Antoine Dupont
-
"Maison Blanche volante": Trump dévoile le nouvel Air Force One donné par le Qatar
-
Le président polonais annonce retirer la plus haute distinction du pays à Zelensky
-
Albanie: 27 manifestants inculpés d'atteintes à l'ordre public
-
Brésil: le cacique Raoni transféré vers un hôpital de Sao Paulo
-
Un musée basé sur l'IA propose une plongée sensorielle dans la forêt amazonienne
-
Détroit d'Ormuz: de nouvelles exigences de l'Iran laissent la reprise en suspens
-
Carmen Cid, une enfant de la guerre d'Espagne au destin britannique
-
Nouveau cessez-le-feu au Liban après de meurtrières violences menaçant l'accord irano-américain
-
Rentrée 2027: Lecornu annonce une heure par semaine d'enseignement à l'IA en seconde
La Bolivie décrète l'état d'exception, début de levée des barrages
Le président bolivien Rodrigo Paz a décrété samedi l'état d'exception dans l'ensemble de son pays après plus de six semaines de protestations et de blocages routiers, la police commençant peu après à dégager certains barrages à l'aide d'engins de chantier.
Cette mesure, d'une durée de 90 jours, autorise notamment l'armée à appuyer la police et interdit les barrages sur les routes.
Cette décision intervient après la signature vendredi soir d'un accord avec la principale centrale syndicale du pays, la Centrale ouvrière bolivienne (COB), qui a annoncé la levée des mesures de pression.
D'autres organisations ont cependant annoncé le maintien du mouvement.
"Après avoir épuisé toutes les voies du dialogue, conclu des accords avec ceux dont les revendications étaient légitimes et identifié ceux qui utilisaient la violence pour tenter de déstabiliser la Bolivie, nous avons pris la décision de déclarer l'état d'exception sur l'ensemble du territoire national", a déclaré M. Paz dans une déclaration télévisée samedi au petit matin.
Début mai, la COB avait entamé un mouvement de contestation pour protester contre l'absence de réponses gouvernementales à la crise économique que traverse le pays andin, la plus grave depuis 40 ans.
Les paysans et les ouvriers des usines et des mines ont progressivement rejoint le mouvement, rejetant les propositions de réformes du président de centre droit. Son arrivée au pouvoir en novembre a mis fin à 20 années de gouvernements socialistes.
Les barrages routiers à travers le pays ont entraîné des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant dans plusieurs villes, notamment à La Paz, la capitale administrative.
"À partir de maintenant, les mesures de pression sont levées au niveau national", a annoncé vendredi soir le dirigeant de la centrale syndicale, Mario Argollo.
Selon l'accord, le gouvernement s'est notamment engagé à ne pas privatiser les entreprises publiques.
- "Trahison" -
Tous les secteurs mobilisés n'ont cependant pas adhéré à l'accord. Des groupes paysans, ainsi que les cultivateurs de coca du Chapare, fief de l'ancien président Evo Morales (2006-2019) dans le centre du pays, poursuivent leur mobilisation.
"Nous avons décidé de durcir les barrages routiers", a déclaré à la chaîne de télévision Unitel le dirigeant d'un des principaux syndicats paysans du pays, Antonio Mallku. "Les frères indigènes se sont sentis trahis" par Mario Argollo et la COB, a-t-il ajouté.
Bien que le nombre de barrages, qui avait dépassé la centaine au plus fort de la contestation, ait diminué, une quarantaine restait en place samedi matin, selon les autorités.
A El Alto, ville voisine de La Paz, plusieurs dizaines de policiers commençaient à dégager des barrages abandonnés par les manifestants, utilisant notamment des engins de chantier pour évacuer des monticules de terre et d'autres déchets bloquant encore certaines routes, a constaté l'AFP.
Sur leur passage, certains habitants applaudissaient le convoi. Un homme a remis un sac de pain à un policier juché à l'arrière d'un pick-up.
Carla Butron, une commerçante de 39 ans à El Alto, a dit à l'AFP ressentir "beaucoup de bonheur, beaucoup de paix" en voyant les policiers dégager les barrages routiers, expliquant ne pas avoir pu travailler depuis le début des blocages.
Le président Paz a indiqué avoir ordonné à la police et aux forces armées "de rétablir la libre circulation, reprendre le contrôle des routes et garantir la sécurité de la population". Il a averti que les personnes poursuivant les blocages ou recourant à la violence s'exposeraient à "toute la rigueur de la loi".
M. Paz a également justifié sa décision de décréter l'état d'exception pour 90 jours en dénonçant une "tentative de coup d’État menée par le narcoterrorisme".
Le gouvernement accuse régulièrement l'ex-président Evo Morales d'avoir encouragé les manifestations et les blocages. Mario Argollo a pour sa part assuré à plusieurs reprises que M. Morales n'avait jamais dirigé le mouvement.
M.King--AT