-
Voiture folle dans un carnaval belge: le conducteur face à la justice pour meurtres
-
La France devrait éviter la récession jusqu'en 2028, estime le gouverneur de la Banque de France
-
A la CIJ, le Guyana affirme l'importance "existentielle" de l'affaire frontalière l'opposant au Venezuela
-
"Il n’a quasiment pas plu" en France en avril, relève Météo-France
-
Royaume-Uni: les travaillistes de Keir Starmer menacés de perdre leur bastion gallois
-
Abel Quentin, l'écrivain qui appelle à "défendre l'homme" contre l'IA
-
"Prêt" et "ambitieux", Paul Seixas annonce sa participation au Tour de France
-
Conflits: OMS, MSF et le CICR dénoncent la généralisation des attaques contre les services de santé
-
Australie: l'antisémitisme au coeur de la commission d'enquête sur l'attentat de Bondi
-
Musk contre Altman: un confondateur d'OpenAI et ses vieux carnets ouvrent la 2e semaine du procès
-
En Irak, le tourisme religieux, pilier du secteur, frappé par la guerre régionale
-
Audiovisuel: publication mardi du rapport Alloncle, visé par une plainte
-
Dossiers Epstein: un recruteur, des hommes d'affaires et des "paliers" de soumission
-
Une équipe nord-coréenne a rendez-vous au Sud fin mai pour un match de foot rare
-
Climat: la lutte contre le méthane, possible solution à la crise énergétique, selon l'AIE
-
L'Australie lance un long travail sur les causes de l'attentat de Bondi
-
À Almaraz, l'inquiétude face à la fermeture prévue de la plus grande centrale nucléaire d'Espagne
-
NBA: Wembanyama contre Gobert en play-offs, duel français en haute altitude
-
Trump lance une opération pour débloquer le détroit d'Ormuz, mise en garde de l'Iran
-
GameStop veut racheter eBay pour environ 56 milliards de dollars, pour concurrencer Amazon
-
La Cour internationale de justice examine le litige frontalier entre le Guyana et le Venezuela
-
Boeing de nouveau au tribunal, en lien avec le crash d'Ethiopian Airlines
-
Face aux désordres du monde, les députés se penchent à nouveau sur les moyens des armées
-
Audiovisuel: l'heure de la publication du rapport Alloncle, nouveaux litiges en vue
-
Musk contre Altman: le procès sur la mission d'OpenAI entame sa 2e semaine
-
L'Europe et le Canada se serrent les coudes en Arménie face à Trump et Poutine
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz, mise en garde de l'Iran
-
Trump annonce un déblocage du détroit d'Ormuz et des discussions "très positives" avec l'Iran
-
Ligue 1: Lyon prend une option pour la Ligue des Champions
-
Espagne: le Real bat l'Espanyol et retarde le titre du Barça
-
Italie: l'Inter Milan remet les points sur les i
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique
-
GP de F1 de Miami: troisième victoire consécutive pour Kimi Antonelli
-
Trois morts liés à un possible foyer de hantavirus sur un bateau de croisière dans l'Atlantique (OMS)
-
Religieuse agressée à Jérusalem: des fidèles inquiets mais "pas étonnés"
-
C1 féminine: l'OL Lyonnes retrouve la finale et remet en lumière le foot français
-
Challenge Cup: Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Teknival: les départs s'accélèrent, le gouvernement veut "mieux réprimer"
-
Champions Cup: Maxime Lucu, la panoplie complète pour porter l'UBB face à Bath
-
Champions Cup: en patron, Bordeaux-Bègles écarte Bath retourne en finale
-
Tennis: le N.1 mondial Jannik Sinner remporte à Madrid un 5e Masters 1000 consécutif
-
Cyclisme: Pogacar gagne son premier Tour de Romandie, quadruplé à la clé
-
Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"
-
Dans le sud du Liban, un mort et huit blessés dans des frappes israéliennes (ministère)
-
Challenge : Montpellier dompte Newport et accède à la finale
-
Tour d'Espagne femmes: Noemi Ruegg remporte la 1re étape, Ferrand-Prévot dans le coup
-
Pétrole: L'Opep+ maintient le cap, sans commenter le départ des Emirats arabes unis
-
Premiers départs à la free party près de Bourges, Laurent Nuñez sur place
-
L'Iran met les Etats-Unis au défi de choisir entre un "mauvais accord" ou une opération militaire "impossible"
-
Un décret autorise le démantelement de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim
Réformes de l'UE: constat d'urgence partagé, divergences Macron-Merz sur les recettes
Plusieurs dirigeants européens ont partagé mercredi le constat de l'"urgence" de réformes pour échapper au déclin et devenir "une puissance indépendante". Mais Emmanuel Macron et Friedrich Merz ont aussi défendu des solutions parfois divergentes, laissant présager de vifs débats franco-allemands dans les semaines à venir.
"Il est bientôt trop tard", a prévenu le président français devant un parterre d'industriels européens réunis pour leur sommet annuel à Anvers, en Belgique, à la veille d'un sommet informel des dirigeants de l'Union européenne.
L'UE peut selon lui "rester assez lente" au risque d'un "lent déclin", ou alors "se compromettre avec ceux qui tentent de tuer notre économie", ce qui reviendrait à accepter une "vassalité heureuse" à l'égard des Etats-Unis ou de la Chine.
Face à ce dilemme, "faire de l'Europe une puissance indépendante" est la "seule" solution, a-t-il plaidé.
Le président français a repris les recettes défendues par la Commission européenne: simplification réglementaire du marché intérieur, diversification des partenaires commerciaux, et protection via une préférence européenne dans les secteurs stratégiques. "Nous finançons si souvent des solutions non-européennes: nous sommes dingues!", a-t-il protesté.
Il a ainsi fait écho à la présidente de la Commission Ursula von der Leyen qui a exhorté l'Europe à "éliminer les entraves" internes à sa compétitivité, si elle veut devenir "un vrai géant mondial".
Devant le Parlement européen, l'ex-ministre allemande a estimé qu'il fallait éliminer "un par un" les obstacles qui nuisent à l'activité économique.
"Nos entreprises ont besoin de capitaux dès maintenant. Nous devons le faire cette année", a-t-elle lancé aux eurodéputés réunis à Strasbourg, avant de répéter son message à Anvers.
Dans la capitale des Flandres, le Premier ministre belge Bart De Wever a aussi estimé qu'il y avait "aujourd'hui un pistolet pointé sur le coeur de l'Europe, de son industrie et de sa compétitivité".
Même sentiment d'urgence pour le chancelier allemand.
"Après 25 ans de déclin progressif par rapport à nos principaux concurrents, il est temps de nouveau de prendre des décisions fortes", a déclaré Friedrich Merz devant les industriels, qui veut en priorité "déréguler tous les secteurs".
Mais des nuances fortes ont émergé sur les recettes à appliquer.
- "Préférence européenne" -
La "préférence européenne", idée longtemps portée par la France, est encore vue par plusieurs pays, notamment en matière de défense, comme une manière pour Paris de placer notamment les armements fabriqués en France.
Le dirigeant allemand a ouvert la voie à cette solution, mais réservée "uniquement à des secteurs stratégiques et seulement en dernier ressort". Surtout, au "Made in Europe", il a dit préférer l'approche "Made with Europe", ou "fabriqué avec l'Europe", qui risque de paraître insuffisante aux Français.
En face, Emmanuel Macron a martelé son plaidoyer pour des "eurobonds", une autre vieille idée très française relancée la veille pour financer des investissements massifs et rester dans la course face à Washington et Pékin.
"Si nous voulons investir suffisamment dans la défense et la sécurité spatiale, les technologies propres, l'intelligence artificielle et le quantique, transformer notre productivité et notre compétitivité, la seule solution est de recourir à l'émission d'une dette commune", a-t-il déclaré.
Cette idée est défendue par la France depuis des années mais toujours repoussée par d'autres pays, dont l'Allemagne, qui ne l'a soutenue qu'à de rares exceptions, notamment pour relancer l'économie après la pandémie de Covid-19.
"Nous vivons une période totalement inédite", a affirmé Emmanuel Macron. "Nous devons donc accepter de prendre des mesures cruciales qui ne sont pas très communes dans la boîte à outils européenne classique".
Intervenant juste après lui, Friedrich Merz n'a même pas évoqué cette solution, critiquée dès mardi par une source gouvernementale allemande.
Le traditionnel moteur franco-allemand réussira-t-il à trouver une position commune, au moment où le chancelier semble se rapprocher de la Première ministre italienne Giorgia Meloni tandis que le président français approche de la fin de son mandat, dans un an?
Emmanuel Macron comme Ursula von der Leyen ont tous les deux estimé que faute d'accord à Vingt-Sept d'ici juin, les pays volontaires devront pouvoir avancer seuls sur certains volets dans le cadre de "coopérations renforcées".
N.Mitchell--AT