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Face à Trump, les Groenlandais tentent de rassurer leurs enfants
"Mes enfants sont en sécurité avec moi": dans un café de Nuuk, la capitale groenlandaise, Lykke jette un regard attendri sur ses quatre fils et filles qui sirotent un chocolat chaud, en apparence insouciants des convulsions du monde.
Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche l'an dernier et son ambition retrouvée de mettre la main sur le Groenland, la politique internationale s'est invitée dans les foyers de l'île arctique.
Rythmée par les déclarations plus ou moins menaçantes du président américain, la situation est devenue anxiogène, et chacun tente de rassurer ses enfants.
Juriste de 42 ans, Lykke Lynge s'en remet à sa foi chrétienne.
"Il y a beaucoup de troubles dans le monde", dit-elle. "Mais même si on aime notre pays, on a des valeurs encore plus élevées qui font que l'on arrive à dormir et qu'on n'a pas peur", assure-t-elle.
Tout le monde n'a cependant pas la religion chevillée au corps.
Dès le 27 janvier 2025, soit une semaine après l'investiture de Donald Trump, les autorités groenlandaises ont publié un guide intitulé "Comment parler aux enfants en période d'incertitude?"
"Quand quelqu'un dit qu'il va venir prendre notre pays ou qu'il va nous bombarder, évidemment les enfants ont très peur, parce qu'ils ne peuvent pas, seuls, s'y retrouver dans tout ce flot d'informations", explique Tina Dam, cheffe de programme à l'Unicef sur le territoire autonome danois.
Ce guide - auquel l'agence onusienne a contribué - recommande aux parents d'être calmes et ouverts, d'écouter les enfants et d'être sensibles à leur ressenti, ou encore de limiter leur consommation d'actualité.
Comme ailleurs dans le monde, les réseaux sociaux, en particulier TikTok, sont devenus la principale source d'information chez les jeunes.
"Aujourd'hui, les enfants ont accès à de nombreuses informations qui ne leur sont pas destinées et qui ne sont clairement pas adaptées à leur âge", souligne Tina Dam.
"C'est pourquoi, en tant qu'adultes, nous devons en être conscients, protéger nos enfants et être capables de parler avec eux de ce qu'ils entendent, car la rhétorique est plutôt agressive", dit-elle.
- "Cher Donald Trump" -
Mais comment rassurer les enfants quand on n'a pas soi-même la réponse à de nombreuses questions?
Consultante de 41 ans, Arnakkuluk Jo Kleist dit beaucoup parler à Manumina, sa fille de 13 ans, abreuvée elle aussi de vidéos TikTok mais qui "ne semble heureusement pas aussi anxieuse que nous".
"Il lui arrive de poser des questions sur ce qui pourrait arriver, auxquelles je ne sais pas quoi répondre. Parce qu'en réalité, personne n'a encore de réponse", confie-t-elle.
L'héritage inuit, très présent dans ce territoire arctique extrême, contribue probablement aussi à contenir l'angoisse.
Même si les inquiétudes sont réelles parmi les 57.000 habitants de l'île, jamais ils ne semblent avoir cédé à un sentiment de panique, y compris quand une opération militaire semblait encore d'actualité.
"Nous avons une histoire et des réalités dans notre pays où (...) nous sommes habitués à nous retrouver dans des situations qui échappent à notre contrôle", affirme Arnakkuluk Jo Kleist.
"On essaie de s'y adapter et de se dire: bon, qu'est-ce que je peux faire dans cette situation ?"
Les réseaux sociaux ne fonctionnent pas à sens unique. Certains enfants et adolescents groenlandais s'en servent aussi pour s'adresser au monde et faire passer leur message.
Marley, 7 ans, et sa sœur Mila, 14 ans, sont ainsi à l'origine d'une , à la fois sérieuse sur le fond et légère sur la forme, vue plus de deux millions de fois sur Instagram - soit l'équivalent de 35 fois la population groenlandaise.
Le petit bonhomme joufflu s'y adresse au président américain avec la touchante détermination que peuvent avoir les enfants de son âge.
"Cher Donald Trump", lance-t-il entre deux mimiques, "j'ai un message pour vous: vous faites peur aux enfants groenlandais".
"C'est une façon de faire face", explique sa mère, Paninnguaq Heilmann-Sigurdsen, à l'AFP.
"C'est adapté aux enfants, mais aussi sérieux. Je pense que c'est une façon équilibrée de parler de faits graves tout en s'adressant à des enfants".
N.Walker--AT