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La Belgique doit réagir "aujourd'hui" pour éviter de devenir un narco-Etat
"C'est aujourd'hui qu'on doit réagir!". Pour la Commissaire nationale aux drogues, la Belgique, qui occupe une place centrale en Europe pour le business des narcotrafiquants, ne peut perdre de temps et doit mobiliser toute la société dans la lutte antiblanchiment.
Dans un entretien avec l'AFP, Ine Van Wymersch, chargée depuis 2023 de cette mission de coordination, estime que tous les niveaux de pouvoir et secteurs d'activité doivent aider à "chasser l'argent illégal", avant qu'il pénètre dans l'économie réelle.
"Les complices des organisations criminelles vivent parmi nous, la distinction entre le monde légal, qui serait le bon, et l'illégal, celui des mauvais, n'est plus tenable. La Belgique n'est pas un narco-Etat, mais c'est aujourd'hui qu'on doit réagir".
- "La énième pizzeria" -
Pour Ine Van Wymersch la vigilance doit s'exercer dès qu'un gérant de commerce sollicite une autorisation d'installation dans une commune. "Un énième salon de coiffure ou une énième pizzeria dans une même rue commerçante, est-ce justifié, est-ce bon pour l'économie ici? Les pouvoirs locaux doivent se poser la question".
"Il faut aussi repérer les commerces où il n'y a personne", potentiellement de simples "écrans" pour dissimuler cette réinjection d'argent sale, poursuit l'ancienne procureure. Elle mentionne un récent rapport de l'organisation Europol selon lequel "86% des réseaux criminels les plus menaçants dans l'UE exploitent des structures légales".
Les notaires qui règlent l'achat d'un bien immobilier doivent participer à cette "prise de conscience", cite-t-elle aussi en exemple. "Chaque secteur doit réfléchir à comment compliquer son instrumentalisation par les organisations criminelles".
- "Anvers, la forteresse" -
Un des principaux postulats de la Commissaire nationale est que le marché des drogues est "déterminé par l'offre", et que les trafiquants essaient par tous les moyens de se frayer un chemin vers le consommateur.
Conséquence: "Pour perturber les réseaux, il faut mettre des barrières sur toutes les voies de circulation, maritime, aérienne et terrestre, c'est-à-dire contrôler toute la chaîne logistique. Les mesures s'attaquant directement aux consommateurs n'ont aucun effet déstabilisant".
En 2024, les saisies de cocaïne dans le port belge d'Anvers, principale voie d'accès sur le continent européen pour la "blanche", ont chuté à 44 tonnes, contre 116 tonnes l'année précédente.
Pour Mme Van Wymersch, "les investissements en scanners et tous les efforts des services dans le port ont certainement eu un effet positif". Mais, ajoute-t-elle, il y a aussi de nouvelles routes depuis l'Amérique du Sud, des départs de cargaisons depuis la République dominicaine ou des ports européens davantage ciblés, comme Le Havre en France.
"La consommation n'a pas diminué, le prix (de la cocaïne à la revente) est inchangé, et on produit toujours autant... ça serait naïf de croire que, parce que le port d'Anvers devient une forteresse fermée, l'activité illégale s'arrête".
- Un fonds "Crime organisé" -
Au chapitre des projets, la Commissaire planche sur l'instauration en Belgique d'un fonds qui serait alimenté par la confiscation des biens des trafiquants, et spécialement dédié à la lutte antidrogue sous tous ses aspects (moyens d'enquête, santé publique, prévention dans les écoles etc).
"C'est notre principale demande au nouveau gouvernement", explique-t-elle.
Il s'agit d'une sorte d'application du principe "pollueur-payeur", qui voudrait que l'argent du trafic serve à "réparer les dégâts causés".
Elle prend l'exemple d'un hangar ou d'une maison ayant servi de laboratoire clandestin de fabrication de drogues de synthèse, à grand renfort de produits chimiques. Si le propriétaire du bien, privé ou public, est reconnu comme victime par la justice, il pourrait piocher dans ce fonds le montant des frais de dépollution.
Concrètement, la Belgique devrait s'inspirer du modèle de l'Agence française de gestion et de recouvrement des avoirs saisis (Agrasc), un organisme public prenant en charge sur mandat de la justice l'exploitation de tout ce qu'il saisit. "C'est une façon de soulager les magistrats avec un organe indépendant susceptible de réinjecter l'argent".
T.Perez--AT