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A Kovačica, les trésors naïfs de l'art serbe
S'il devait résumer sa peinture, Pavel Hajko évoquerait un coq, des couleurs vives et un regard sur le monde resté quelque part dans l'enfance - des éléments constitutifs de l'art naïf serbe, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et encore bien vivant.
Un rayon de soleil perce sa fenêtre tandis que le septuagénaire étudie la toile à laquelle il s'attèle au milieu de dizaines d'autres. Toutes montrent la vie à Kovačica, petite ville paisible à quelques dizaines de kilomètres de la capitale Belgrade, où vivent beaucoup de Serbes d'origine slovaque et où l'art naïf serbe est né.
Sur les toiles, le coq du village, paré des couleurs vives caractéristiques du style naïf, apparaît tableau après tableau. A l'extérieur, un coq qui tombe à pic fait entendre son chant.
"Dans la peinture naïve, on fait tout en apprenant. Ce n'est pas une école où la couleur doit être comme ceci ou comme cela. Naïf, ça veut dire qu'on peut mettre n'importe quelle couleur", explique le peintre dont les sujets sont les mêmes, depuis toujours. "Même à l'école primaire, je ne peignais que des coqs !".
Dans la description qu'en fait l'Unesco, l'art naïf de Kovačica "renvoie à la tradition de peindre et décorer des objets avec des représentations de la vie folklorique, de l'environnement rural, de l'histoire et de la culture quotidienne", le tout réalisé par des autodidactes, avec de la peinture à l'huile et dans des tons vifs.
- Vie quotidienne -
Ces scènes de la vie quotidienne de la minorité slovaque de Serbie ont rendu célèbres Hajko et les autres peintres de la région. Dans le petit centre-ville, Pavel Babka dirige une galerie qu'il voit comme un monument aux traditions des Slovaques arrivés ici il y a deux siècles.
"Je crois que c'est en peignant ce que la génération précédente peignait que la minorité slovaque préserve son identité", explique le galeriste.
Le mouvement est né dans les années 1930 et la première exposition de groupe remonte aux années 1950.
Parmi les figures majeures du mouvement, la peintre Zuzana Chalupova a participé à imposer des couleurs vives, poursuit M. Babka.
"Aujourd'hui, il y a plus de femmes peintres que d'hommes. Et ce qu'elles peignent est plus authentique", ajoute-t-il, en remontant l'histoire du mouvement le long des murs de sa galerie.
- Uniques -
"Ils ont peint la vie ici, mais sans oublier d'où ils viennent", décrit-il en détaillant la signature de chacun des artistes exposés ici. Sous sa moustache, le galeriste trace une filiation entre les œuvres des années 1970 et les peintures paysannes de l'empire austro-hongrois.
Avec la reconnaissance en 2024 par l'Unesco, l'art naïf de Kovačica est entré dans la lumière. Au risque de perdre en authenticité pour plaire aux touristes, craint M. Babka, qui insiste auprès des artistes pour qu'ils restent fidèles à leur style et à la tradition.
"Il faut être sincère, pour ne pas courir le risque de décevoir", plaide l'ardent défenseur de la minorité slovaque, qui comptait en 2022 pour 1% de la population serbe et diminue année après année, selon de récentes études.
Pour l'historienne de l'art Elenka Đuriš, cela rend d'autant plus urgent la préservation de tableaux uniques par leurs liens avec Kovačica.
"Comme ça, nous assurons la continuité de notre identité, de nos traditions et de nos coutumes", ajoute la chercheuse de 36 ans, qui compte aussi sur la reconnaissance par l'Unesco pour préserver cette tradition.
"Malheureusement, il faut souvent que quelqu'un d'extérieur nous montre la richesse que nous avons pour qu'on réalise que notre culture est précieuse".
A.Ruiz--AT