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Après Mabrouk et Praud, Ferrari prend ses distances avec le maintien de Morandini sur CNews
Après Sonia Mabrouk puis Pascal Praud, une autre vedette de CNews, Laurence Ferrari, a pris dimanche ses distances avec le maintien de Jean-Marc Morandini à l'antenne de leur chaîne malgré sa condamnation pour corruption de mineurs, sans pour autant demander son retrait.
"En tant que femme et mère de famille, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel par la situation que nous vivons à CNews", a déclaré la journaliste au quotidien Le Parisien.
"Étant personnellement engagée depuis longtemps dans la défense des plus vulnérables et dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, il me paraissait important d'apporter ma voix aujourd'hui pour leur dire que je suis à leurs côtés", poursuit-elle.
Pour autant, "je n'ai pas de malaise", nuance-t-elle. "Ma loyauté professionnelle envers cette chaîne reste totale".
Demande-t-elle le retrait de M. Morandini? "Non, je n'ai rien à lui demander. Je ne suis pas du tout dans cette démarche".
Laurence Ferrari reconnaît que son intervention est une réponse à d'éventuelles interpellations à l'antenne.
"Il faut que nous puissions faire notre travail en toute sérénité", juge-t-elle. "Nous allons rentrer dans une phase électorale où il faut que nous n'ayons pas à répondre en permanence à des interpellations sur le sujet".
"Il faut dire que cette condamnation a eu lieu, que ce n'est pas une condamnation à ne plus travailler", conclut-elle.
Mardi, Sonia Mabrouk avait été la première figure de CNews à prendre ses distances avec le maintien de M. Morandini.
Interpellée par son invité, le député socialiste Jérôme Guedj, elle avait répondu: "C'est une décision qui ne m'appartient pas". "Votre question est légitime, j'avoue que je n'en dors pas depuis plusieurs jours", avait-elle conclu, tout en disant son "respect pour (sa) direction".
Samedi, elle a été soutenue par la tête d'affiche de la chaîne, Pascal Praud: "Elle a trouvé les mots justes. J'aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles", a-t-il écrit sur X.
Le 15 janvier, la Cour de cassation a rendu définitive la condamnation de Jean-Marc Morandini pour corruption de mineurs pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016.
CNews l'a maintenu à l'antenne pour son émission quotidienne, et l'animateur envisage de saisir la Cour européenne des droits de l'homme.
CNews, première chaîne info de France, appartient au groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.
P.A.Mendoza--AT