-
Italie: l'AC Milan fait (re)vivre un cauchemar à l'Inter
-
Angleterre : premiers nuages pour Manchester City, alerte rouge à United
-
Top 14: l'UBB se fait peur, Toulon revit, le Racing 92 s'enfonce
-
Revers judiciaire pour Trump au sujet d'une lettre licencieuse à Epstein
-
Crise politique en Pologne : Bruxelles fait pression sur le président polonais
-
Ligue 1: l'entraîneur du Havre Didier Digard écarté, son président démissionne
-
Allemagne: accroché par le Borussia, le Bayern conserve la tête après le Klassiker
-
Crise politique en Pologne: le président consulte, le Premier ministre défend son action
-
ATP 500 de Vienne : De Minaur écarte Zverev et rejoint Alcaraz en finale
-
Top 14: l'UBB se fait peur, le Racing 92 s'enfonce
-
Le guide suprême iranien met en garde les États-Unis et Israël contre une reprise de la guerre
-
Top 14: Malgré les absences, l'UBB résiste et vient à bout de Bayonne
-
ATP 500 de Vienne : Alcaraz domine Medvedev et rejoint la finale
-
A Madagascar, des centres d'arnaque déplacés du Cambodge exploitaient des Africains
-
Pologne: le président reçoit les partis pour sortir de la crise politique
-
Cyclisme: Pogacar, qui avait trois vertèbres cassées, "juste heureux d'être en vie" (presse)
-
Ukraine : les habitants évacués d'Olechky accueillis par leurs proches
-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez veut encore creuser l'écart
-
Japon: des animaux de compagnie bénis en kimonos
-
Allemagne: la police mobilisée en amont d'importantes manifestations de jeunes
-
MotoGP: deuxième du sprint en Malaisie, Marquez se rapproche encore d'un 8e titre mondial
-
Pologne: le président consulte les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Corée du Sud : inhumation des cendres d'un vétéran français de la guerre de Corée
-
Pologne: le président convoque les partis pour trouver une issue à la crise politique
-
Piratage de Binance : comment des milliards de dollars de cryptomonnaies ont-ils pu être volés ?
-
Acte III de la mobilisation sociale : la crainte d'un nouveau 17 octobre, le parcours Bastille/Nation interdit
-
À la COP17, le monde s'engage à remettre sur les rails les efforts pour protéger la nature
-
"Trump nous a trahis" : en Arizona, le ressentiment des électeurs latinos
-
Ukraine : à Kherson, sur la ligne de front, le cessez-le feu offre un fragile répit
-
Boxe: à Riyad, Mbilli se mesure à la légende "Canelo"
-
Top 14 : en crise de résultats, Clermont et Urios sous tension
-
NBA : les Sixers dominent les Knicks, les Warriors s'imposent contre les Lakers
-
Indonésie : neuf orangs-outans sauvés des incendies trouvent un nouveau foyer
-
Flavio Bolsonaro dit avoir quitté le Brésil pour fuir une "persécution"
-
À la COP17, le monde s'accorde sur des textes clés pour protéger la nature
-
La Russie intransigeante pour un G20 miné par les conflits
"Chronothérapie": notre horloge biologique peut-elle aider à nous soigner ?
Au long d'une journée de 24 heures, le fonctionnement de notre corps varie. Profondément inscrite en nous, cette horloge biologique est de mieux en mieux connue, au point que certains médecins veulent désormais l'utiliser comme levier face à de nombreuses maladies.
"Il y a un ensemble d'horloges dans l'organisme qui sont là pour permettre d'optimiser son fonctionnement: on appelle ça le système circadien", résume à l'AFP Claude Gronfier, chercheur à l'Inserm.
Leur existence est connue de longue date. Depuis plusieurs décennies, la recherche a mis en évidence que nos organes sont plus ou moins actifs au fil des 24 heures ; notre intestin, notre foie, notre coeur sont enclins à travailler plus fort à certaines heures, quels que soient le rythme des repas ou de l'activité physique.
Parallèlement, des recherches menées sur l'animal puis l'humain ont montré que ce rythme n'était pas seulement une réponse au monde extérieur, comme la succession du jour et de la nuit. Il est inscrit dans nos cellules, à commencer par les neurones du cerveau.
Mais si ces recherches étaient déjà suffisamment avancées pour valoir un prix Nobel de médecine à trois chercheurs en 2017, elles ont encore accéléré ces dernières années pour, notamment, montrer à quel point cette horloge se retrouve dans les cellules de tout notre corps.
"Il existe des horloges dans le foie, dans le coeur, dans le poumon, dans le rein, dans la rétine...", énumère M. Gronfier.
- Compréhension de la douleur -
Et l'on ne cesse de s'apercevoir que ces horloges ont des effets très variés. Une étude dirigée par Claude Gronfier, publiée cet été dans la revue Brain, laisse ainsi penser que la perception de la douleur varie en intensité au cours des 24 heures.
Au cours de ce travail, douze hommes ont été isolés de quasiment toute stimulation extérieure pendant près d'une journée et demie et exposés toutes les deux heures à une sonde chauffée. Leur seuil de douleur a systématiquement varié au cours du temps.
Pour le chercheur, c'est un pas crucial vers une meilleure compréhension de la douleur. Un jour, avance-t-il, on pourrait parvenir à mieux traiter celle-ci en prenant en compte ses fluctuations pendant la journée.
Le chercheur s'inscrit dans une école plus large. Pour certains chercheurs et médecins, on connaît désormais assez bien ces rythmes pour les instrumentaliser face à de nombreuses maladies.
C'est la "chronothérapie" ou la "médecine circadienne". Pour ses promoteurs, les applications en seraient très variées, de la cancérologie à la cardiologie en passant par la neurologie.
Dans les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson, par exemple, le dérèglement de l'horloge biologique est bien connu. Mais on se rend maintenant compte qu'il précède souvent les symptômes et pourrait, donc, être une cause évitable plutôt qu'une conséquence.
- Dérèglement de l'horloge -
Néanmoins, d'une manière générale, "on est encore au défi de mettre en pratique dans le monde médical ces connaissances sur le rôle des horloges circadiennes", prévenaient l'an dernier les chercheurs Ravi Allada et Joseph Bass, dans un état des lieux publié dans le New England Journal of Medicine.
On manque ainsi de techniques qui permettraient à un médecin de diagnostiquer facilement un dérèglement de l'horloge biologique et, donc, de conseiller de façon ciblée à un patient de changer de rythme de vie pour éviter des problèmes de santé.
D'autres pistes risquent de se heurter à la réalité, comme l'idée, certes défendue avec enthousiasme par Claude Gronfier, de prendre en compte l'heure de la journée pour administrer une chimiothérapie à un patient cancéreux.
"Imaginons qu'un essai démontre qu'il faut administrer le traitement entre 22H00 et 08H00 heures du matin: ça va poser des petits problèmes d'organisation", la chimio étant donnée sous perfusion à l'hôpital, prévient auprès de l'AFP le cancérologue Pierre Saintigny.
"On vit déjà dans un monde, en tout cas en France, où le système de santé est au bord de la rupture", poursuit-il. "Il faudrait vraiment être très convaincant pour modifier drastiquement une organisation où il y a déjà une pression énorme."
Il faut donc non seulement qu'un effet soit prouvé, mais qu'il "impacte de manière majeure la réponse aux traitements et la survie des patients", conclut M. Saintigny, estimant que les études sont actuellement insuffisantes en la matière.
Ch.Campbell--AT