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Trump parle un peu de guerre, beaucoup de marbre et de peinture
Il avait promis une "conférence de presse" au 17ème jour de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a livré lundi de longs monologues décousus portant entre autres sur ses grands chantiers et sur les ennuis de santé, jusque-là confidentiels, d'un parlementaire.
Le président américain avait annoncé sur son réseau Truth Social une "news conference".
La Maison Blanche a ensuite précisé qu'il s'agirait d'un échange plutôt informel avec les quelques journalistes assistant à une réunion consacrée au Kennedy Center, salle de spectacles emblématique de la capitale américaine.
Le milliardaire âgé de 79 ans s'est lancé d'abord dans une longue improvisation, consacrée au début à l'offensive contre l'Iran et à la situation dans le détroit d'Ormuz, puis à des sujets sans rapport avec l'offensive israélo-américaine.
- "Blanc très puissant" -
Il s'est étendu sur la rénovation prochaine du Kennedy Center, rebaptisé Trump-Kennedy Center en son honneur.
"Ce que je fais de mieux dans la vie c'est construire", a lancé Donald Trump, qui a repris cette institution culturelle en main.
Puis il a vanté les "beaux rideaux dorés" se trouvant derrière lui, avant d'évoquer un autre chantier qu'il a lancé:la construction d'une salle de bal à la Maison Blanche.
"Tout cet étage sera une salle de cocktail", a-t-il décrit. "Nous sommes en-dessous du budget, si ce n'est pour les marbres qui seront d'une meilleure qualité. Nous utilisons de l'onyx et des pierres qui sont incroyables."
Puis l'ancien promoteur immobilier est revenu au Kennedy Center, où il va aussi faire installer "de très beaux marbres" et dont il a décrit en détail les travaux de peinture.
"C'était peint avec un doré bon marché et nous l'avons fait peindre en blanc, une très épaisse couche de blanc très puissant", a déclaré l'ancien promoteur immobilier.
"Personne n'a jamais réussi à faire une peinture dorée qui ait l'air réelle", a précisé l'ancien animateur de téléréalité, dont le goût pour le métal doré est bien connue.
Un peu plus tard dans son intervention, Donald Trump a évoqué la majorité très mince des républicains à la Chambre des représentants.
- "La mort c'est très mauvais" -
"La mort c'est très mauvais quand vous avez une majorité de deux ou trois sièges", a-t-il dit, avant de parler à la surprise générale d'un élu conservateur de Floride "très malade".
"Il était condamné d'ici juin", a lancé le président à propos de ce parlementaire, Neal Dunn. "Ce n'était pas public", a relevé le patron de le Chambre des représentants Mike Johnson, assis à la droite du chef d'Etat et visiblement embarrassé.
Donald Trump a ensuite laissé entendre que l'élu avait été sauvé grâce à l'aide qu'il lui avait apportée pour trouver les meilleurs soins possibles, en disant: "Je l'ai fait pour lui d'abord, pour conserver son siège ensuite", en glissant que la deuxième raison avait compté presque autant que la première.
Lorsqu'il a ouvert la séance de questions-réponses avec la presse, au bout d'une bonne trentaine de minutes d'improvisation, Donald Trump a été interrogé sur la guerre au Moyen-Orient, et ses réponses ont donné lieu à d'autres digressions.
Interrogé sur le Liban, il a par exemple raconté avoir parlé une personne "très importante" et "riche" dont les parents vivent dans le pays.
"Ils se sont habitués à être bombardés", a déclaré le président américain, ajoutant: "J'imagine qu'ils s'habituent. Je ne sais pas, il y a des gens qui vivent en Ukraine, vous pourriez penser qu'ils ne voudraient pas vivre en Ukraine, mais ils vivent en Ukraine. Je ne crois pas que je ferais ça."
Donald Trump a aussi assuré avoir prédit que l'Iran utiliserait le détroit d'Ormuz comme une "arme", avant d'ajouter: "J'avais prévu qu'Oussama Ben Laden ferait tomber le World Trade Center" dans un livre publié un an avant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.
Ce n'est pas la première fois que le président américain fait cette affirmation, dont plusieurs médias américains ont démontré qu'elle était mensongère.
Le livre contient une mention du fondateur d'Al-Qaïda, sans l'associer à une menace précise contre les Etats-Unis.
D.Lopez--AT