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Municipales: le PS critiqué pour ses alliances avec LFI, les dés bientôt jetés en vue du second tour
Le Parti socialiste subit de nouvelles critiques mardi, y compris par son allié Raphaël Glucksmann pour ses fusions avec LFI, même s'il ne l'a pas fait à Paris et Marseille où sont attendues les décisions de Sarah Knafo (Reconquête!) et de Sébastien Delogu (Insoumis) sur leur maintien ou non au second tour des municipales dimanche.
Les candidats ont jusqu'à 18H00 pour déposer leurs listes en vue du scrutin. Beaucoup l'ont déjà fait, actant notamment certaines "fusions" très commentées.
"Les programmes des listes avec lesquelles nous avons parfois fusionné ne comportent ni discrimination ni racisme ni antisémitisme", s'est-il expliqué lundi en refusant d'associer toutes les figures Insoumises locales à Jean-Luc Mélenchon, devenu infréquentable aux yeux de nombreux socialistes.
"On veut qu'un maximum de Français puissent avoir accès à des politiques écologistes et de gauche dans un monde très brutal", a justifié de son côté l'écologiste Marine Tondelier sur RTL.
Le PS joue un délicat jeu d'équilibriste dans cette dernière ligne droite. Il a accepté des ralliements Insoumis, parfois uniquement "techniques" et non programmatiques, derrière ses têtes de liste, comme à Nantes... Mais il a aussi consenti à se ranger derrière LFI par endroits, comme à Toulouse, où François Piquemal espère ravir la ville à la droite.
De quoi susciter une pluie de critiques venues du centre, de la droite et du Rassemblement national.
"Honte et déshonneur" pour Bruno Retailleau (LR), comportement "hypocrite", a fustigé Marine Le Pen (RN). "Ce ne sont pas des accords locaux, c'est un accord national", a critiqué Gabriel Attal, le patron de Renaissance.
La droite et le centre se délectaient d'une phrase de Jean-Luc Mélenchon il y a quelques jours en meeting à propos des socialistes. "C'est des gros combinards. Il va pas nous coûter trop cher à (les) acheter pour le deuxième tour là où on les achètera", avait-il lancé.
Olivier Faure a été vilipendé dans son camp. Raphaël Glucksmann a dénoncé sa "manière de faire de la politique" et son manque de "clarté", confirmant le retrait des candidats Place publique des listes fusionnées. Jérôme Guedj a critiqué sur Europe1/Cnews "une forme de masochisme" à "tendre la joue après avoir été maltraité".
- Pour Knafo, maintien ou retrait ? -
Les socialistes sont néanmoins restés très fermes vis-à-vis des Insoumis à Paris et Marseille, là où leurs dissensions étaient les plus fortes durant la campagne.
Ni Emmanuel Grégoire à Paris ni Benoît Payan à Marseille, tous deux favoris, n'ont accepté d'alliance avec LFI en vue du second tour, s'exposant aux remontées de Rachida Dati (LR) pour le premier, et de Franck Allisio (RN) pour le second.
Dans les deux premières villes de France, quatre listes sont en mesure d'être sur la ligne de départ du second tour, avec à chaque fois une liste LFI susceptible de diviser les voix de gauche.
A Marseille, Sébastien Delogu doit encore confirmer en fin de matinée à Marseille s'il se maintient, comme l'a fait la LR Martine Vassal.
Une incertitude plane encore à Paris. Le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel a rallié sa liste à celle de Rachida Dati, en se retirant lui-même, tandis que la candidate Reconquête! Sarah Knafo fait planer le doute sur ses intentions.
Son maintien pourrait annihiler les chances de faire perdre la gauche. "La sagesse serait qu'elle se retire", a plaidé le LR Jean-François Copé sur France 2.
A Lyon, c'est un duel à suspense qui se dessine entre le sortant écologiste Grégory Doucet, qui a enregistré le ralliement de LFI lundi, et son rival Jean-Michel Aulas, soutenu par la droite et le centre.
Autre sortante écologiste, Jeanne Barseghian a également conclu un accord avec la formation mélenchoniste à Strasbourg, mais cette fois-ci pour battre... une socialiste, la revenante Catherine Trautmann. La ville se dirige vers une triangulaire, avec une liste de droite aussi en lice.
Bordeaux se dirige pour sa part vers une triangulaire entre le sortant écologiste Pierre Hurmic qui a refusé un accord avec les Insoumis, le député Renaissance Thomas Cazenave et l'universitaire Philippe Dessertine.
R.Lee--AT