-
La loi sur le 1er-Mai saute la case des débats à l'Assemblée, la CGT dénonce un "coup de poignard"
-
L'adieu en rose et blanc à Loana, l'émotion d'une génération
-
Paris-Roubaix: la Trouée d'Arenberg, au cœur de l'Enfer
-
Bombardés de radiations cosmiques, les astronautes d'Artémis sont examinés des pieds à la tête
-
Xi Jinping dit à la cheffe de l'opposition taïwanaise être "convaincu" de l'unité entre Chinois et Taïwanais
-
Les concerts de Céline Dion, une manne financière pour le secteur touristique
-
Turquie: l'opposition toujours sous pression en plein procès du maire d'Istanbul
-
Paris-Roubaix: Pogacar peut-il dompter l'Enfer du nord ?
-
Moyen-Orient: "optimisme et prudence" sur les marchés mondiaux à l'approche des pourparlers
-
La guerre au Moyen-Orient offre à Kiev une avancée diplomatique dans le Golfe
-
Une ville américaine renonce à un "data center" et devient symbole de résistance
-
Le Pentagone ne respecte pas l'annulation de ses restrictions à la presse, selon un juge américain
-
Les Bourses européennes à l'équilibre à l'ouverture
-
Le pionnier du hip-hop Afrika Bambaataa est mort à 68 ans
-
Sur la Toile, la ligne de front numérique des caricaturistes iraniens
-
Elizabeth II, reine de la diplomatie par le vêtement
-
Aux Pays-Bas, les humains se mouillent pour aider les poissons
-
Bénin: derrière la croissance record, le défi persistant de la pauvreté
-
Dix ans après la loi prostitution, un bilan en demi-teinte et des défis persistants
-
Qui sont les prostituées, les clients et les proxénètes en France en 2026?
-
Un lieu de répit: 17 ans après, le zoo de Tripoli, en Libye, a rouvert ses portes
-
Venezuela: après le pétrole, l'industrie minière s'ouvre à son tour au privé
-
Pérou: les favoris achèvent leur campagne avec un discours sécuritaire dur
-
Trump s'en prend violemment à des figures de l'ultra droite opposées à la guerre en Iran
-
Au Bangladesh, les hôpitaux débordent de petits malades de la rougeole
-
Pourparlers au Pakistan: incertitudes sur la venue des Iraniens à cause des frappes au Liban
-
Golf: McIlroy lance parfaitement sa quête de doublé au Masters
-
NBA: les Knicks dominent les Celtics, 8e succès de suite pour Houston
-
Birmanie: le chef de la junte s'installe comme président
-
Film, spectacles, streaming: le business Michael Jackson échappe aux controverses
-
L'isolationniste JD Vance chargé par Trump de mettre fin à la guerre avec l'Iran
-
1er-Mai: vidéo, pétition et rassemblement, avant un ultime débat à l'Assemblée
-
Top départ du festival Coachella avec Sabrina Carpenter et Justin Bieber
-
Première rencontre entre Macron et Léon XIV, le Liban au cœur des préoccupations
-
Moody's rend sa décision sur la France, les économistes penchent pour un statu quo
-
Les Djiboutiens votent pour une présidentielle sans vrai suspense
-
Les océans proches de leur record de chaleur
-
L'équipage d'Artémis à quelques heures du retour sur Terre
-
Cessez-le-feu annoncé en Ukraine pour la Pâque orthodoxe
-
Les marchés mondiaux misent sur une poursuite du cessez-le-feu
-
Ligue conférence: battu à Mayence (2-0), Strasbourg hypothèque ses chances
-
Wall Street termine en hausse, mise sur la poursuite du cessez-le-feu
-
Melania Trump nie avoir eu connaissance des crimes commis par Jeffrey Epstein
-
Après des ventes "record" en 2025, Biocoop reste confiant malgré la guerre
-
Aide au développement: l'OCDE s'inquiète d'une "baisse historique" en 2025
-
Une figure néonazie allemande ayant changé de genre arrêtée en République tchèque
-
Zelensky rencontre la minorité hongroise en Ukraine, à la veille d'élections cruciales en Hongrie
-
PFAS: le gouvernement prépare une circulaire sur la gestion des boues d'épuration
-
Monte-Carlo: Alcaraz et Sinner bousculés mais qualifiés en quarts, comme Vacherot
-
Canal Seine-Nord Europe: la "dérive" des coûts crée un "risque fort pour l'État", selon la Cour des comptes
Bottes, bérets et drapeau: en Russie, le "patriotisme" dès le préau
Autant ému qu'impressionné, Ivan, 7 ans, monte sur l'estrade de son école, près de Moscou. Anatoli, un ex-paramilitaire russe de Wagner de retour du front ukrainien, lui remet un drapeau. De quoi exalter le "patriotisme" de l'élève.
Depuis le début de l'offensive russe contre l'Ukraine, qui entrera le 24 février dans sa quatrième année, les cérémonies "patriotiques" se sont multipliées en Russie. Parfois dès l'école élémentaire, comme dans celle d'Ivan.
Le garçon qui vit à Istra, à 40 km au nord-ouest de Moscou, est récompensé lors d'une cérémonie pour les dessins, messages et cadeaux qu'il a envoyés aux soldats russes.
Le visage masqué et la poitrine lestée de médailles, Anatoli, alias "le corbeau", offre à Ivan un drapeau dédicacé par d'anciens combattants du groupe paramilitaire Wagner qui poursuivent leur mission en Ukraine, après avoir signé avec le ministère russe de la Défense.
Aliona Ilina, la mère d'Ivan, est convaincue qu'il faut inculquer aux enfants "le patriotisme" et leur "expliquer dès le plus jeune âge qu'ils sont les futurs défenseurs de leurs familles et de leur peuple".
"J'ai dit à mon fils que nos gars au front avaient besoin de soutien", confie-t-elle à l'AFP.
Iouri, 39 ans, démobilisé après une mission près de Bakhmout, ville détruite par les combats et occupée par les Russes en Ukraine, raconte qu'il accrochait les lettres d'enfants "sur les murs de [son] abri temporaire".
"C'était comme des icônes pour nous", se souvient-il, après la cérémonie dans l'école.
-"Armée des jeunes"-
Vladimir Poutine voit dans l'actuel conflit une lutte existentielle contre des "néo-nazis" -- comme au temps de la Grande Guerre Patriotique, lorsque l'Union soviétique a combattu l'envahisseur nazi, entre 1941 et 1945.
Kiev et ses alliés rejettent ce narratif, jugeant que Moscou veut conquérir des territoires ukrainiens et soumettre l'Ukraine.
Quatre-vingts ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'URSS a disparu, mais l'attrait pour les organisations de masse a en partie survécu en Russie.
Dans l'école d'Ivan, environ 20 des 300 élèves de 7 à 18 ans ont ainsi adhéré à "L'Armée des jeunes", un mouvement patriotique créé en 2016 par la première femme dans l'espace, la cosmonaute Valentina Terechkova, aujourd'hui âgée de 87 ans.
"En 2024, nous avons envoyé plus de 2.000 lettres à nos soldats", explique à l'AFP Tatiana Kalouguina, professeur de musique et de dessin qui préside l'état-major de "l'Armée des jeunes" à Istra.
"Nos enfants travaillent dans un centre qui collecte l'aide humanitaire (pour les militaires, ndlr). Ils enregistrent des messages vidéo pour nos soldats à chaque fête", dit-elle.
Selon Mme Kalouguina, les parents soutiennent la participation de leurs enfants à l'"Armée des jeunes", car "ils y apprennent la discipline, l'ordre, la responsabilité et le sens de l'équipe".
Sur son site, le mouvement dit compter plus de 1,7 million de jeunes Russes de 8 à 18 ans.
- "Fatigués de la guerre" -
Dans les salles de classe, une nouvelle discipline, "les conversations importantes", et de nouveaux manuels ont fait leur apparition. Objectifs: justifier l'intervention en Ukraine, doper le patriotisme et glorifier le passé soviétique.
Fin janvier, Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture et conseiller du président russe, a présenté un nouveau manuel consacré à "l'histoire militaire de la Russie" destiné aux élèves de 16-17 ans.
Les élèves y apprennent que "l'opération spéciale militaire" en Ukraine (son nom officiel) a été lancée pour "défendre la population du Donbass", région russophone de l'est du pays.
"J'explique aux enfants les raisons du conflit, je leur dis que c'était une décision inévitable de notre président", raconte Tatiana Kalouguina.
Elle se réjouit de l'annonce faite par Vladimir Poutine et Donald Trump sur de possibles négociations pour mettre fin au conflit ukrainien.
"Chaque mère russe, et je pense ukrainienne, soutient ces négociations", dit-elle. "Nous sommes tous fatigués de cette guerre. Tant de morts!", s'exclame-t-elle, ajoutant: "Aucune mère ne met au monde un enfant pour lui mettre une arme entre les mains".
A l'école d'Istra, un petit musée a été monté, où sont exposés des objets ayant appartenu à des soldats soviétiques victorieux de 1945 et d'autres à des combattants de l'actuelle offensive en Ukraine.
Des élèves membres de "l'Armée des jeunes" observent des casques criblés d'impacts de balles. Parmi eux Alexeï, 16 ans, explique avoir vécu le début de l'offensive russe comme un "coup dur". "Mais maintenant, nous sommes habitués", dit l'adolescent vêtu de l'uniforme du mouvement: pantalon et bottes militaires beiges et béret rouge.
Alexeï voulait d'abord devenir militaire mais il a changé d'avis. Il veut désormais être architecte. "J'espère que la guerre se terminera bientôt. La guerre, c'est mal", lâche-t-il.
Ch.P.Lewis--AT