-
Le typhon Bavi atteint la Chine, où 2 millions de personnes ont été évacuées
-
Huit morts en Ukraine, douze blessés à Kiev dans des frappes russes
-
Wimbledon: sacrée au bout du suspense, Linda Noskova devient majeure à 21 ans
-
Mondial-2026: France - Espagne, attaques de feu, défenses de fer
-
Le Tour de France rattrapé par la canicule, doublé de Merlier à Bergerac
-
Le typhon Bavi atteint la Chine, où deux millions de personnes ont été évacuées
-
Tour de France: une 9e étape accidentée mais raccourcie en raison de la canicule
-
Mondial-2026: l'Espagne et Lamine Yamal, un gros défi pour le défense bleue
-
Après deux jours d'"enfer", l'espoir d'une stabilisation de l'incendie mortel en Espagne
-
"Venger" Khamenei est "inévitable", prévient le guide suprême iranien
-
Varsovie va ériger un Mur du Souvenir pour les victimes du "génocide" imputé aux "nationalistes ukrainiens"
-
MotoGP: Marc Marquez intraitable au Sachsenring
-
Six morts en Ukraine et douze blessés à Kiev dans des frappes russes
-
Le rappeur Pitbull établit un record du monde du plus grand rassemblement de faux crânes chauves
-
La neuvième étape du Tour: partie de saute-moutons en Corrèze
-
L'extrême droite se projette à la tête d’une région en Allemagne
-
La "vengeance" pour Khamenei est "inévitable", dit le guide suprême iranien
-
Près de 2 millions de personnes évacuées en Chine à l'approche du typhon Bavi
-
"Allez à l'église et sonnez les cloches": la fuite terrifiante face aux flammes en Espagne
-
Championnat des nations: le XV de France assomme l'Australie
-
Varsovie va ériger un Mur du Souvenir pour les victimes du "génocide" commis par les "nationalistes ukrainiens"
-
Le sinistre qui a fait 12 morts en Espagne évolue favorablement
-
La Birmanie touchée par des inondations, un bébé emporté par les eaux
-
Quelque 900.000 personnes évacuées en Chine à l'approche du typhon Bavi
-
Incendies: 32 personnes suspectées d'être à l'origine de départs de feu interpellées, annonce Nuñez
-
Entre Téhéran et Washington, les médiateurs reprennent leurs efforts après les frappes
-
Canicule: dans une France qui suffoque, les autorités appellent à la vigilance sur les feux
-
Ravitailler le porte-avions et son escorte, un défi logistique
-
Incendie en Espagne: évolution favorable, 6.600 hectares brûlés
-
Le Mondial-2026, avant-goût des défis posés aux JO-2028
-
Séismes au Venezuela: la côte de La Guaira, de station balnéaire à désert économique
-
36°C dans la caserne et "système D": les pompiers souffrent aussi des fortes chaleurs
-
Interrogations en cascade sur la sécurité du nouvel avion présidentiel américain
-
L'administration Trump affaiblit la protection des habitats naturels des espèces menacées
-
A la frontière avec le Zimbabwe, des bus pour fuir l'Afrique du Sud, des radeaux pour y tenter sa chance
-
Sécheresse ou abondance de pluies, le Canal du Midi face au défi du dérèglement climatique
-
Mondial-2026: Lionel Messi, un "animal" qui chasse en marchant
-
Wimbledon: Muchova-Noskova, une finale 100% tchèque pour un premier titre en Grand Chelem
-
Tour de France: sprint massif, acte 3?
-
Mondial-2026: Haaland contre l'Angleterre, duel ami-ami
-
Mondial-2026: l'Angleterre de Kane face au danger permanent Haaland
-
D'Orion à Ormuz, 166 jours d'odyssée pour le porte-avions français
-
Taïwan se met à l'abri à l'approche du typhon Bavi
-
L'Iran dit avoir "tenu parole", Trump maintient que le cessez-le-feu est "terminé"
-
NBA: "Là pour rester", Wembanyama prolonge avec les Spurs
-
Boeing inaugure sa quatrième ligne d'assemblage du 737 MAX, symbole de sa résurrection
-
Nouvelle coupure d'électricité générale à Cuba, la deuxième en cinq jours
-
Canicule: la France suffoque, Paris et une vingtaine de départements voient rouge
-
Mondial-2026: la France, force tranquille avant l'immense choc contre l'Espagne
-
Mondial-2026: l'Espagne vient à bout de la Belgique et défiera la France en demie
Les proches de Navalny réclament sa dépouille, silence de Moscou
Les proches d'Alexeï Navalny ont demandé samedi à ce que la dépouille de l'opposant russe leur soit remise "immédiatement", les autorités se murant dans le silence sur sa mort, sauf pour rejeter les accusations de l'Occident, qui juge le président Vladimir Poutine responsable de ce décès.
A Moscou, la police a procédé à au moins une quinzaine d'arrestations de personnes venues déposer des fleurs sur un monument en hommage au détracteur du Kremlin, mort vendredi à 47 ans dans une prison de l'Arctique russe. Les autorités sont sur le qui-vive, à un mois de la présidentielle qui doit voir M. Poutine reconduit en l'absence de toute opposition.
"Un employé de la colonie (pénitentiaire) a déclaré que le corps d'Alexeï Navalny se trouvait à Salekhard", ville de la région où se situait sa prison, et avait été emporté par des "enquêteurs" pour analyse, a indiqué la porte-parole de l'opposant, Kira Iarmich.
"Nous demandons à ce que le corps d'Alexeï Navalny soit immédiatement remis à sa famille", a-t-elle ajouté.
La porte-parole a indiqué dans une vidéo en ligne que la mère de l'opposant, Lioudmila Navalnaïa, s'était rendue samedi, avec un avocat, dans la colonie pénitentiaire IK-3 dans la région arctique de Iamal et qu'un "document officiel" lui avait été remis confirmant le décès.
"Alexeï Navalny a été tué", a indiqué Mme Iarmich qui s'est exilée, comme foule d'opposants, pour échapper à la prison. "Sa mort est intervenue le 16 février à 14H17 locales (09H17 GMT), selon le document officiel remis à la mère d'Alexeï", a-t-elle ajouté.
Selon elle, la mère du défunt et l'avocat sont arrivés dans la prison à 11H00 samedi (06H00 GMT), mais ont dû attendre deux heures avant d'être reçus.
Il n'est pas possible de savoir quand sa dépouille sera remise à ses proches, ni quand et où pourrait avoir lieu son enterrement, alors que les autorités sont sur le qui-vive et ont mis en garde contre tout rassemblement.
Les autorités carcérales russes avaient annoncé vendredi, par un communiqué lapidaire, que le célèbre militant, emprisonné depuis trois ans, était mort dans la colonie pénitentiaire où il purgeait une peine de 19 ans de détention.
L'homme de 47 ans, à la santé fragilisée par un empoisonnement et son emprisonnement, se serait "senti mal après une promenade" et aurait "perdu connaissance", ont-elles expliqué. Elles ont assuré que tout avait été fait pour le réanimer et que les causes du décès étaient "en train d'être établies".
Aucun détail n'a filtré depuis, et Vladimir Poutine n'a pas dit un mot sur la disparition de cette personnalité politique majeure, un décès qui intervient en outre à un mois de la présidentielle des 15-17 mars qui doit voir le maître du Kremlin reconduit, en l'absence de toute opposition, celle-ci ayant été décimée par la répression, en particulier depuis le début de l'assaut russe contre l'Ukraine il y a deux ans.
Les pays occidentaux, eux, ont dénoncé d'une même voix la "responsabilité" du régime russe.
Le président américain Joe Biden, "scandalisé", a accusé son homologue russe d'être "responsable". Un message martelé par tous les dirigeants occidentaux.
Autant d'accusations que le Kremlin a jugées vendredi "absolument inacceptables". Mais Vladimir Poutine reste lui silencieux, bien qu'il ait été informé.
- "N'abandonnez pas" -
Alliée du Kremlin, le ministère chinois des Affaires étrangères, en revanche, n'a pas souhaité commenter cette "affaire interne à la Russie".
Si les autorités russes sont silencieuses sur les circonstances de la mort de l'opposant et que les médias d'Etat n'évoquent qu'à peine son décès, elles ont en revanche mis en garde la population contre toute manifestation.
Malgré des arrestations, comme vendredi soir, des Russes défilaient samedi en petit nombre dans plusieurs villes pour déposer des fleurs notamment sur des monuments à la mémoire des dissidents victimes des répressions politiques à l'époque soviétique.
Au total, au moins 212 personnes ont été interpellées lors de rassemblements dans plus d'une douzaine de villes, a annoncé samedi l'ONG spécialisée OVD-Info.
Samedi à la mi-journée, une quinzaine de Moscovites ont été arrêtés par la police lors d'un rassemblement au pied d'un monument à la mémoire des répressions soviétiques, a indiqué le média indépendant russe Sota.
Peu après, des journalistes de l'AFP y ont été témoins d'une nouvelle arrestation. Mais en début d'après-midi, les badauds pouvaient, sous haute surveillance policière, de nouveau approcher le monument en y déposant fleurs et messages.
"N'abandonnez pas !", "Nous n'oublierons jamais, nous nous rendrons jamais, la Russie sera libre", pouvait-on lire sur les feuilles de papiers essaimées parmi les fleurs au pied du "mur de deuil" près de l'avenue Sakharov, traditionnel lieu de rassemblements de l'opposition et artère portant le nom d'un célèbre dissident soviétique.
De l'Europe aux Etats-Unis, des centaines de personnes se sont également rassemblées vendredi soir pour rendre hommage à l'opposant politique, comme à Varsovie où des manifestants, majoritairement jeunes et pour beaucoup bouleversés, ont scandé "Poutine, assassin".
- "En bonne santé" -
Alexeï Navalny purgeait une peine de 19 ans d'emprisonnement pour "extrémisme" dans une colonie pénitentiaire reculée de l'Arctique, dans des conditions très difficiles. Les procès qui lui avaient été intentés avaient été largement dénoncés comme étant une manière de le punir pour son opposition à Vladimir Poutine.
Jeudi, l'opposant avait participé par vidéo à deux audiences devant un tribunal de la région de Vladimir et ne s'était pas plaint de sa santé, d'après l'agence de presse d'Etat Ria Novosti.
Sa mère a déclaré avoir vu son fils lundi "en bonne santé et d'humeur joyeuse", dans un message sur Facebook cité par le journal indépendant Novaïa Gazeta.
Sa disparition prive de sa figure de proue une opposition exsangue après des années de répression.
- Répression -
La prison n'avait pas entamé la détermination d'Alexeï Navalny. Au cours des audiences de ses procès et dans des messages diffusés par l'intermédiaire de son équipe, il n'a jamais cessé de conspuer Vladimir Poutine.
Dans son procès pour "extrémisme", il avait fustigé "la guerre la plus stupide et la plus insensée du XXIe siècle", évoquant l'offensive russe contre l'Ukraine débutée le 24 février 2022.
Et dans un message le 1er février diffusé par son équipe, l'opposant avait appelé à des manifestations partout en Russie pendant l'élection présidentielle.
Nombre d'opposants ont été emprisonnés ou poussés à l'exil ces dernières années et la répression s'est encore accrue depuis 2022.
L'un des plus connus est Vladimir Kara-Mourza, empoisonné à deux reprises, qui purge une peine de 25 ans de privation de liberté. Il souffre de graves problèmes de santé en détention.
D'autres détracteurs de M. Poutine ont été assassinés, comme Boris Nemtsov, tué par balle près du Kremlin en février 2015.
bur-alf-pop-led/sba
T.Perez--AT