-
Le Mondial-2026, avant-goût des défis posés aux JO-2028
-
Séismes au Venezuela: la côte de La Guaira, de station balnéaire à désert économique
-
36°C dans la caserne et "système D": les pompiers souffrent aussi des fortes chaleurs
-
Interrogations en cascade sur la sécurité du nouvel avion présidentiel américain
-
L'administration Trump affaiblit la protection des habitats naturels des espèces menacées
-
A la frontière avec le Zimbabwe, des bus pour fuir l'Afrique du Sud, des radeaux pour y tenter sa chance
-
Sécheresse ou abondance de pluies, le Canal du Midi face au défi du dérèglement climatique
-
Mondial-2026: Lionel Messi, un "animal" qui chasse en marchant
-
Wimbledon: Muchova-Noskova, une finale 100% tchèque pour un premier titre en Grand Chelem
-
Tour de France: sprint massif, acte 3?
-
Mondial-2026: Haaland contre l'Angleterre, duel ami-ami
-
Mondial-2026: l'Angleterre de Kane face au danger permanent Haaland
-
D'Orion à Ormuz, 166 jours d'odyssée pour le porte-avions français
-
Taïwan se met à l'abri à l'approche du typhon Bavi
-
L'Iran dit avoir "tenu parole", Trump maintient que le cessez-le-feu est "terminé"
-
NBA: "Là pour rester", Wembanyama prolonge avec les Spurs
-
Boeing inaugure sa quatrième ligne d'assemblage du 737 MAX, symbole de sa résurrection
-
Nouvelle coupure d'électricité générale à Cuba, la deuxième en cinq jours
-
Canicule: la France suffoque, Paris et une vingtaine de départements voient rouge
-
Mondial-2026: la France, force tranquille avant l'immense choc contre l'Espagne
-
Mondial-2026: l'Espagne vient à bout de la Belgique et défiera la France en demie
-
Athlétisme: Alfred marque les esprits à Monaco, record du monde du 1000 m pour Wanyonyi
-
Wall Street clôture en hausse, introduction en Bourse réussie pour SK hynix
-
Wimbledon: Sinner corrige Djokovic et affrontera Zverev en finale
-
Tennis: Jannik Sinner bat Novak Djokovic et rejoint Alexander Zverev en finale de Wimbledon
-
La Bourse de Paris termine sur une note prudente une semaine agitée
-
Tour de France: Merlier fait parler sa magie à Bordeaux
-
"Les Belles années" du photographe Jean-Marie Périer s'exposent tout l'été à Paris
-
Trump maintient que le cessez-le-feu est "terminé" mais accepte de parler avec l'Iran
-
Mondial-2026: La France, la force tranquille
-
Le maire de Berlin renonce à se représenter sur fond de scandale
-
MMA à la Maison Blanche: huit hommes inculpés pour terrorisme et meurtre
-
Tennis: Alexander Zverev bat la sensation britannique Arthur Féry et jouera sa première finale à Wimbledon
-
Attentats à Damas: les autorités accusent l'EI, découvrent une cache d'explosifs
-
Le gouvernement albanais assume subventionner un concert de Kanye West
-
L'IA pourrait marquer un tournant dans l'aide humanitaire
-
La Corée du Nord veut étendre sa force nucléaire et ses renseignements
-
Tour de France: capitaine de route, l'expérience au service des autres
-
Wall Street mesurée, dans l'attente des résultats d'entreprises et de SK hynix
-
L'équipage thaïlandais d'un navire frappé dans le Golfe poursuit en justice l'exploitant du navire
-
"C'est lunaire": près de la frontière franco-suisse en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
La huitième étape du Tour: nouvelle occasion pour les sprinteurs
-
Au Kazakhstan, un manque de gazoducs et des bonbonnes qui tuent
-
Volkswagen: les ventes chutent au moment de choix douloureux
-
Au Royaume-Uni, mentors et football pour répondre à la crise des "garçons perdus"
-
"C'est lunaire": dans le Haut-Doubs en pleine sécheresse, la rivière a disparu
-
Record de visiteurs, record de taxe: Vienne fait payer son attractivité
-
TikTok s'attaque aux comptes proposant uniquement du contenu généré par IA
-
Les archives de Michou, figure de la vie nocturne parisienne, intègrent la BnF
-
A Nice, des centaines d'enfants marqués à vie par l'attentat du 14-Juillet
Attal veut "déverrouiller" la France au nom de sa "souveraineté"
"Déverrouiller, désmicardiser, débureaucratiser". Gabriel Attal a promis mardi une réforme des bas salaires pour les classes moyennes et "un choc de l'offre" sur le logement, désireux de reconquérir la "souveraineté" du pays, un mot qu'il a prononcé 23 fois.
"Je souhaite que la France retrouve pleinement la maîtrise de son destin. Qu’elle soit pleinement souveraine", sur les plans industriel, énergétique agricole et culturel, a déclaré le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale devant l'Assemblée nationale, refusant que "l'identité" française puisse "se dissoudre".
Il a défendu dans cet esprit une "exception agricole française" alors qu'il s'exprimait en pleine fronde des agriculteurs.
Avant même que Gabriel Attal ne prenne la parole à 15H00, les groupes de gauche ont déposé une motion de censure, présentée comme une "motion de défiance" contre la décision du Premier ministre de ne pas solliciter de vote de confiance. Elle a peu de chances d'être adoptée sans le soutien de la droite.
Dans ce discours solennel qui a duré 01H20, il a apporté une touche personnelle en rappelant qu'il était le premier chef de gouvernement "ouvertement" homosexuel, preuve, selon lui, que "les mentalités évoluent".
A moins de cinq mois des élections européennes, où le Rassemblement national est donné favori, il a particulièrement chargé l'extrême droite, l'accusant de soutenir un "Frexit déguisé".
- "Désmicardiser" -
"C'est beau", "oh là là" a ironisé la gauche au début du discours, pendant que les députés RN restaient stoïques et que leur cheffe de file Marine Le Pen annotait des feuilles.
A l'adresse des classes moyennes, il a souhaité "désmicardiser la France" en réformant les bas salaires dès le prochain budget à l'automne, et continuer "à baisser les charges qui pèsent" sur elles.
"Nous devons répondre aux inquiétudes de la classe moyenne et faire en sorte que ceux qui vont travailler puissent vivre de leur travail, et gagnent toujours plus que ceux qui ne travaillent pas", a martelé Gabriel Attal, qui a cité une quarantaine de fois le mot travail.
"Personne ne demande un droit à la paresse dans notre pays", a-t-il ironisé pendant que la députée écologiste Sandrine Rousseau, qui défend cette idée, levait les yeux au ciel.
Dans le domaine social, Gabriel Attal a demandé à ses ministres "d'expérimenter la semaine en quatre jours, sans réduction du temps de travail" .
Il a aussi annoncé "un choc d'offres" pour "déverrouiller" le secteur du logement en crise profonde, en simplifiant notamment l'accès à MaPrimeRénov', mais aussi en revoyant le calcul du quota de logements sociaux par commune.
- "Vieux monde" -
Dans le même temps, Gabriel Attal a appelé à "faire preuve d'une responsabilité exemplaire dans nos finances publiques", alors que la France est lourdement endettée, même s'il entend toujours baisser les impôts de deux milliards d'euros en 2025.
Sur l'environnement, il a annoncé qu'il allait déposer "un deuxième projet de loi industrie verte", et lancer un "service civique écologique".
Contre les déserts médicaux, il a annoncé la nomination d'un "émissaire, chargé d’aller chercher à l’étranger des médecins qui voudraient venir exercer en France".
Au moment où les tracteurs bloquent les routes autour de Paris, le Premier ministre a assuré que le gouvernement serait "au rendez-vous" avec les agriculteurs: ceux qui n'ont pas encore reçu le solde des aides de la politique européenne de soutien à l'agriculture (PAC) au titre de 2023 seront crédités "d'ici le 15 mars", a-t-il promis.
Il s'exprimait quelques minutes après Emmanuel Macron qui, depuis Stockholm, a souhaité aussi mener la bataille au niveau européen. en demandant notamment que soient "régulées" les importations de volailles d'Ukraine.
A peine la déclaration du Premier ministre entamée, le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon, qui n'est plus député, a fustigé sur les réseaux sociaux le discours "le plus réactionnaire depuis un siècle".
"Vous êtes le jeune visage du vieux monde", a lancé le patron du groupe socialiste Boris Vallaud au Premier ministre de 34 ans, comparé par plusieurs élus à Margaret Thatcher, la dame de fer britannique.
L'eurodéputée Marie Toussaint, tête de liste des Verts aux européennes, a dénoncé une "déclaration de guerre aux pauvres et à la nature".
A l'extrême droite, la députée RN Laure Lavalette a reproché à Gabriel Attal de vouloir parler "comme Marine Le Pen", notamment sur l'école, "mais sa violence eurobéate le trahit, il ne fera rien et tout le monde le sait".
Le patron de la droite Eric Ciotti a dénoncé une "forme de trahison" au sujet de l'Aide médicale d'Etat (AME) pour les sans papiers, que Gabriel Attal entend réformer sur la base du rapport Evin-Stefanini.
Mercredi, il se rendra devant le Sénat pour y prononcer un discours dédié.
T.Sanchez--AT