-
Crues: la Garonne toujours au plus haut, Bordeaux anticipe ses débordements
-
Corée du Sud: verdict pour l'ex-président Yoon dans le procès de la loi martiale
-
IA: Modi, Macron, Lula et les grands noms de la tech, sauf Bill Gates, attendus au sommet de New Delhi
-
Pérou : le parlementaire de gauche José Maria Balcazar accède à la présidence par intérim
-
La Corée du Nord dévoile une nouvelle arme à capacité nucléaire avant le congrès du pouvoir
-
Pérou : le parlementaire de gauche José Maria Alcazar accède à la présidence par intérim
-
Un haut responsable militaire américain au Venezuela avant l'examen de la loi d'amnistie
-
Procès des réseaux sociaux: Zuckerberg assure ne plus chercher à augmenter le temps passé en ligne
-
Inde: Modi, Macron, Lula et les patrons de la tech attendus au sommet mondial de l'IA
-
Ligue des champions: l'Inter Milan tombe sur la pelouse de Bodo Glimt (3-1)
-
Ligue des Champions: l'Atlético accroché à Bruges
-
Sahyadri Farms, une coopérative modèle pour les agriculteurs indiens en grande difficulté
-
Ligue 1: Habib Beye nommé entraîneur de l'Olympique de Marseille (club)
-
Wall Street termine en hausse, la tech reprend des couleurs
-
A Toulouse, l'armée française apprivoise l'espace, nouveau "milieu de conflictualité", dans l'exercice SparteX
-
Les Etats-Unis pressent l'Iran de conclure un accord pour éviter des frappes
-
Hôpitaux publics: un rapport confirme le sous-financement de mesures salariales
-
Au centre de l'Afghanistan, les fleurs de l'indépendance pour Rahima
-
Procès réseaux sociaux: Zuckerberg regrette un retard dans l'identification des moins de 13 ans
-
Naps jugé pour viol: deux versions d'une nuit trouble dans la chambre 436
-
Poutine dénonce les sanctions contre Cuba, que la Russie "n'accepte pas"
-
Un "acteur malveillant" a pu consulter les données du fichier des comptes bancaires
-
Suspension maintenue pour l'infirmière qui refuse d'enlever son calot
-
Sonia Mabrouk sur France Télévisions? "Plutôt non", répond Delphine Ernotte Cunci
-
Arc: un seul candidat à la reprise, 800 suppressions de postes envisagées
-
Taylor Swift en tête des ventes mondiales pour la 6e fois en 2025, selon l'IFPI
-
Contre les faux générés par l'IA, le pape prêche la bonne parole numérique
-
Bourse de Paris: l'indice vedette CAC 40 atteint un nouveau record absolu
-
Dans un revirement, les Etats-Unis acceptent d'examiner le nouveau vaccin de Moderna
-
Une coalition d'associations poursuit l'administration Trump après l'abrogation d'un texte clé sur le climat
-
Etats-Unis: Mark Zuckerberg invité vedette du procès des réseaux sociaux
-
Les Bourses européennes terminent à des niveaux records
-
"On est dans la course" : Macron invite les étudiants indiens à venir en France
-
Jeux paralympiques 2026 : les responsables ukrainiens boycottent à cause de la participation de la Russie
-
Leïla Shahid, ancienne représentante de la Palestine en France, est décédée
-
Dati annonce porter plainte contre le Nouvel Obs qui lui attribue des propos sur une "conspiration gay"
-
Glencore ne perd pas de vue son ambition de créer un "méga groupe minier"
-
Plus de 13.000 foyers fortunés ne paient aucun impôt sur le revenu, d'après des chiffres de Bercy
-
JO: le relais féminin en or, 5e titre olympique pour le biathlon français
-
Le roi du Danemark au Groenland pour afficher son soutien
-
JO-2026: les Bleues du biathlon planent sur le relais, Shiffrin survole le slalom
-
Ligue des champions: enquête de l'UEFA après les accusations de racisme portées par Vinicius
-
Ski: Shiffrin met fin à sa malédiction olympique avec l'or du slalom
-
Le Gabon coupe plusieurs réseaux sociaux, accusés de "déstabiliser les institutions"
-
JO-2026: les Bleues du biathlon visent (encore) l'or, Shiffrin enfin !
-
Kenya: premières injections d'un nouveau traitement prometteur contre le VIH en mars
-
Sommet sur l'IA: la "tech" américaine se déploie en Inde
-
Plus de 13.000 foyers aisés ne paient aucun impôt sur le revenu, d'après des documents de Bercy transmis au Sénat
-
A Gaza, une joie fugace pour ce premier ramadan depuis le cessez-le-feu
-
Ukraine: les positions "diffèrent" toujours après les pourparlers à Genève, selon Zelensky
En Alsace, du béton souterrain pour confiner des déchets toxiques
A 524 mètres sous terre, une rivière de béton liquide inonde les cavités creusées dans le sel: en dépit des controverses, les salariés se relaient jour et nuit sur le site de Stocamine, en Alsace, pour confiner définitivement 42.000 mètres cubes de déchets toxiques, et empêcher une pollution en surface.
Ce chantier titanesque, prévu jusque fin 2027, consiste à ériger 12 barrages souterrains de 500 m3 de béton chacun aux entrées de la zone de stockage, et à combler des kilomètres de galerie.
En tout, 100.000 m3 de béton doivent être injectés depuis la surface, puis malaxés et coulés dans les galeries. Celles-ci ont été creusées à la fin des années 1990 afin d'entreposer des déchets industriels hautement toxiques dans cette couche souterraine de sel, quelques mètres sous les gisements de potasse exploités ici au siècle dernier.
Dans l'obscurité, que trouent seulement les lampes frontales et les phares des véhicules arpentant les tunnels, quelque 150 travailleurs des profondeurs bravent l'exiguïté, le bruit et la poussière de sel.
Ils s'affairent par endroits à quelques mètres des fûts et sacs emplis de cyanure, d'amiante ou d'arsenic, entreposés ici entre 1999 et 2002, date à laquelle un incendie a mis fin au processus. Des déchets toutefois invisibles et inaccessibles: des bâches, puis des murs en parpaings, ont été installés pour isoler les zones de stockage des galeries de circulation.
Ces déchets "inertes" ne dégagent aucune émanation toxique, assure Régis Fischer, directeur technique adjoint des Mines de potasse d'Alsace (MPDA), l'entreprise publique qui gère le projet. "S'il y avait un risque (...) pour le personnel qui travaille à proximité, on n'enverrait personne", insiste le responsable.
Pour les opposants au projet toutefois, c'est surtout l'impact de ce stockage souterrain sur la nappe phréatique, 500 mètres plus haut, qui cristallise les inquiétudes. Les "anti-Stocamine" craignent que l'eau de ruissellement s'infiltre en profondeur jusqu'aux déchets, et provoque ensuite, en remontant à la surface, une "pollution irréversible" de la nappe.
- Affaissement naturel -
Associations écologistes, riverains et collectivités locales ont mené une longue bataille devant la justice administrative. Ils plaident pour que les déchets soient retirés des profondeurs - seuls l'ont été 2.000 m3 de matériaux contenant du mercure, entre 2014 et 2017 - ou au moins qu'ils ne soient pas confinés.
La justice leur a cependant donné tort: d'abord lors d'une procédure en urgence, puis sur le fond, dans une décision rendue en première instance, en juin. Les opposants ont fait appel, mais celui-ci n'est pas suspensif.
Pour les responsables de Stocamine, le déstockage total des matériaux toxiques n'est de toute façon plus possible, du fait de l'affaissement naturel des cavités: sous le poids des couches géologiques supérieures, les galeries "se referment naturellement, et à très long terme vont finir par disparaître", emprisonnant ainsi définitivement les déchets, explique M. Fischer, ingénieur géologue de formation.
Cet affaissement a d'ailleurs pu être constaté par l'AFP dans certaines galeries, où le niveau du sol a bougé de plus d'un mètre en quelques années.
Entamé en 2019, interrompu plusieurs fois, puis repris en continu depuis mars 2024, le chantier de confinement a été conçu sur la base de nombreuses expertises, et des hypothèses les plus pessimistes quant à la progression éventuelle des eaux de ruissellement, insiste la direction de Stocamine.
Des arguments qui ne convainquent pas les opposants. Pour Yann Flory, du collectif "Déstocamine", la remontée vers la surface des eaux polluées "ira bien plus vite que ce disent les experts". L'efficacité et l'étanchéité des barrages en béton, "on n'y croit pas, c'est de la folie", assène le militant.
Pour l'heure, sur les 12 barrages prévus, quatre ont été réalisés, trois sont en chantier, et cinq restent à construire. Un kilomètre de galeries a été en outre obstrué, sur une dizaine au total.
Le coût total du projet, financé par l'Etat, est évalué à 70 millions d'euros. Auxquels il faut ajouter, selon la Cour des comptes, 226 millions supplémentaires dus aux retards successifs du chantier depuis 2013, du fait des contestations.
J.Gomez--AT