Arizona Tribune - Bourses mondiales: prudence en Europe face à l'incertitude géopolitique, la tech tangue

Euronext
AEX 0.11% 1085.4
BEL20 0.19% 5604.45
PX1 0.31% 8364.65
ISEQ -0.88% 13762.67
OSEBX 0.94% 1950.59 kr
PSI20 0.3% 9133.82
ENTEC -0.41% 1416.23
BIOTK -2.86% 4458.96
N150 0.5% 4207.38
Bourses mondiales: prudence en Europe face à l'incertitude géopolitique, la tech tangue
Bourses mondiales: prudence en Europe face à l'incertitude géopolitique, la tech tangue / Photo: TIMOTHY A. CLARY - AFP

Bourses mondiales: prudence en Europe face à l'incertitude géopolitique, la tech tangue

Les Bourses mondiales évoluent prudemment lundi au gré du regain des tensions au Moyen-Orient, de la hausse du pétrole, des doutes dans la tech et de l'attente de la saison des résultats.

Taille du texte:

A l'ouverture, la bourse de New York ouvrait à la baisse sur deux de ses trois indices (Nasdaq -1,11%, S&P 500 -0,39%, Dow Jones +0,25%).

Le Nasdaq et le S&P 500 subissent un mouvement de vente dans la tech et l'intelligence artificielle, en plus d'un regain des prix du pétrole avec la reprise des hostilités autour du détroit d'Ormuz.

Entré au Nasdaq vendredi, le fabricant de puces SK Hynix subissait un fort recul lundi (-6,80% à 11,43 dollars).

Baromètre de la confiance dans l'IA, l'indice Kospi de la Bourse de Séoul a sérieusement chuté (-8,95%), entraîné par SK Hynix et Samsung Electronics (-10,70%).

"L'adoption de l'intelligence artificielle et le retour sur investissement semblent, selon certains, plus lents que ne le laissaient présager les cours boursiers", a résumé Neil Wilson, stratégiste pour Saxo Markets.

En Europe, le secteur reculait également. Infineon perdait 4,61% à Francfort, ASML 2,19% à Amsterdam et STMicroelectronics 1,53% à Paris, selon un pointage vers 14H00 GMT.

Les semi-conducteurs seront dans les prochains jours au coeur de la saison des résultats, avec les groupes néerlandais ASML et taïwanais TSMC.

Ces derniers "devraient afficher de bons résultats, soutenus par les dépenses liées à l'IA", selon Ipek Ozkardeskaya.

Mais la "vraie question sera comment le marché réagira", a-t-elle ajouté.

"La demande structurelle pour les puces et la mémoire est énorme", relève Kathleen Brooks, directrice de recherche chez XTB. "Ainsi, toute phase de vente pourrait être considérée comme une opportunité d’achat".

En Europe, sur des marchés moins exposés à la volatilité de la "tech", Paris progressait (+0,31%) tout comme Milan (+0,42%). Londres (-0,01%) et Francfort (+0,05%) hésitaient autour de leur pont d'équilibre.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé lundi que l'intervention militaire des Etats-Unis dans le stratégique détroit d'Ormuz avait "gravement mis en péril la sécurité de l'approvisionnement" mondial en pétrole.

Le président américain Donald Trump a pour sa part déclaré lundi que les Etats-Unis seraient "rémunérés" pour assurer la protection du détroit d'Ormuz et a annoncé qu'ils "prenaient le contrôle" de cette voie maritime stratégique qui cristallise les affrontements avec l'Iran.

Ces tensions provoquent une nouvelle hausse des prix du pétrole. Vers 14H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, grimpait de 3,57% à 78,72 dollars. Son équivalent américain, le WTI, gagnait 3,54%, à 73,94 dollars le baril.

Cette augmentation du cours du brut provoque à son tour "des anticipations d'inflation, qui alimentent une hausse des taux d'intérêt" des dettes des Etats, a expliqué Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Le rendement allemand à échéance dix ans, référence en Europe, atteignait ainsi 3,09%, contre 3,06% vendredi soir en clôture. Son équivalent français affichait un rendement de près de 3,86% contre 3,82% vendredi.

- Résultats et indicateurs -

Si la séance du jour est pauvre en rendez-vous, la semaine va être chargée, alors que la saison des résultats prend de l'ampleur.

Aux Etats-Unis cette semaine, "la saison des résultats des grandes banques américaines s’ouvrira avec Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan et Wells Fargo", relèvent les analystes de Natixis.

Autre rendez-vous de la semaine: la publication mardi de l'inflation (CPI) aux Etats-Unis pour le mois de juin, un indicateur déterminant pour la suite de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Le patron de la Fed Kevin Warsh doit s'exprimer cette semaine sur la politique monétaire américaine.

Si l'institution n'a pas relevé ses taux directeurs lors de sa dernière réunion, Kevin Warsh s'était alors montré plus offensif que prévu face à la montée de l'inflation provoquée par la guerre au Moyen-Orient.

N.Mitchell--AT