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Sommeil haché, anxiété, isolement : le "tsunami" du deuil en quête de reconnaissance
Sommeil haché, anxiété, mortalité exacerbée: le deuil a des conséquences comparables à un "tsunami" sur la santé physique et mentale, alertent associations et professionnels qui exhortent l’État à s'emparer de cette question encore taboue.
"Le deuil n'est absolument pas pris en compte aujourd'hui, il est invisibilisé, voire nié", estime auprès de l'AFP Nathalie Hanet, présidente de l'association Empreintes qui organise les troisièmes assises du deuil à Paris vendredi.
"Quand vous perdez un proche, non seulement vous êtes projetés dans un capharnaüm administratif mais vous n'avez aucune information sur ce qui vous attend" sur le plan de la santé, ajoute-t-elle.
Or, "le deuil est un tsunami", souligne Alain Sauteraud, psychiatre spécialiste en psychologie du deuil et auteur de "Vivre après ta mort" (Odile Jacob). "Vous altérez votre santé significativement pendant au moins un an dans tous les domaines de la physiologie humaine."
Selon le baromètre 2025 du Crédoc sur les Français face au deuil dont les résultats sont publiés à l'occasion des assises, près de la moitié (47%) des personnes endeuillées déclarent avoir augmenté leur consommation de médicaments et 44% celles d’alcool ou de tabac.
Près de six personnes endeuillées sur dix déclarent souffrir d’épisodes dépressifs quand huit sur dix disent avoir ressenti un épuisement ou des douleurs physiques inhabituelles. Pour plus d’un Français sur cinq, la douleur ou l’épuisement étaient "intenses".
Plus grave encore, 10% des personnes endeuillées déclarent qu'ils ont contracté une maladie ou qu’une maladie s’est aggravée à la suite du décès.
- Etat de manque -
Des études ont montré que "les veufs et les veuves doublent leur mortalité dans l'année qui suit la perte du conjoint et ce, quel que soit l'âge", rapporte Alain Sauteraud. Une autre étude portant sur le deuil périnatal a montré que "la mortalité précoce des parents était multipliée jusqu'à 4 fois la normale et qu'ils ne récupéraient leur mortalité normale que 20 ans après."
Des études ont également pointé des problèmes de sommeil.
Sur le plan de la santé mentale, si pour la plupart des endeuillés les réactions psychologiques s'estompent généralement un an après le décès, 11% des Français - selon le Credoc - sont susceptibles de vivre un "trouble du deuil prolongé".
"C'est quand l'état de manque du défunt se poursuit au-delà d'un an", explique Alain Sauteraud. "Si à ce moment-là les personnes continuent d'aller mal, cela veut dire que le processus du deuil est bloqué et cela nécessite un suivi spécifique".
- Le "poids" de la perte -
Quand elle a perdu brutalement sa mère il y a 10 ans, Camille, qui avait alors 17 ans, n'avait aucune idée de ce qui l'attendait.
"Les premières années, j'étais en mode automatique, puis trois ans après j'ai eu soudainement des maux de dos intenses et des maux de ventre", raconte-t-elle. "Je ne comprenais pas d'où ça venait avant que je réalise que c'était des maux psychosomatiques, que c'était le poids du deuil d'avoir perdu ma mère", ajoute-t-elle, faisant également état de "pertes de mémoire" et d'une "insécurité" impactant parfois ses relations aux autres.
La jeune designeuse confie s'être sentie parfois "démunie", ignorant vers qui se tourner, jusqu'à ce qu'elle tombe, un soir où elle "allait mal" sur un groupe de parole qui lui a permis d'échanger "avec des gens ayant vécu sensiblement la même chose".
Un sentiment d'isolement ressenti par de nombreux endeuillés selon les associations qui déplorent l'absence de politique de prévention et d'accompagnement de l’État.
"On prêche dans le désert", estime Alain Sauteraud, qui dit ne pas avoir "le sentiment que la question passionne" en haut lieu.
En 2023, Emmanuel Macron a évoqué la nécessité de "rénover la politique de l'accompagnement du deuil". Cette question a également été mentionnée dans la proposition de loi sur les soins palliatifs - une "avancée énorme" relève Laurence Picque, présidente de la Fédération européenne Vivre son deuil.
"Mais ce n'est que la première marche", ajoute-t-elle, prônant une formation des professionnels de santé et une "information de base à toutes les personnes endeuillées".
"Il faut arrêter de faire comme si on n'allait pas tous mourir et qu'on n'allait pas tous vivre des deuils", martèle Nathalie Hanet. "C'est une question de santé publique".
W.Morales--AT