-
"J'ai peur pour mes enfants": des marches pour le climat partout en France
-
Canaux qui débordent et routes submergées: graves inondations à Bangkok
-
F1: Russell intouchable à Bakou, retour en fanfare pour Hadjar
-
"Jour de fête" à Paris pour la messe du pape Léon XIV
-
Trump rejette le plan iranien pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
Après la messe géante, le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, part pour Lourdes
-
Ceuta : des milliers de personnes manifestent contre le gouvernement à Madrid
-
L'Allemagne choisit Munich pour défendre ses chances d'organiser les JO en 2036, 2040 ou 2044
-
Le pape Léon XIV, acclamé par une marée humaine, célèbre une messe géante à Paris
-
NBA: Stephen Curry prolonge avec les Golden State Warriors (club)
-
De l'Etoile à la Concorde, foule XXL pour une messe papale "marquante"
-
Mondiaux de cyclisme: la Belgique, deux leaders, un problème?
-
Athènes : six morts dans l'effondrement d'un immeuble d'un quartier touristique
-
Le prince Harry affirme que ses enfants sont "heureux" dans leur nouvelle école
-
Avant la messe géante, le pape Léon XIV acclamé par une marée humaine
-
Tennis: l'Ukraine terrasse l'Italie et s'offre sa première finale en BJK Cup
-
Foot: Zidane imprime sa marque mais perd gros avec Mbappé
-
Grèce : un deuxième corps retrouvé après l'effondrement d'un immeuble à Athènes
-
"Du bruit" et de la "joie" avant la messe du pape sur les Champs-Elysées
-
Aider à reconstruire son pays, la mission d'un survivant de la crue meurtrière au Népal
-
A Paris, les fidèles affluent avant la messe géante de Léon XIV
-
Top 14: de Camara à Delibes, le club des six Toulousains de Montpellier
-
OpenAI reconnaît que ses outils ont mis en ligne par erreur des images d'utilisateurs de ChatGPT
-
"Une fraternité pour toujours": Chapecoense rend hommage en Colombie aux victimes de la tragédie aérienne de 2016
-
L'Iran propose un plan pour rouvrir le détroit d'Ormuz, refus de Trump selon le WSJ
-
Avant sa messe géante à Paris, le pape plaide pour "vivre ensemble dans la dignité"
-
Protection des mineurs: après Meta, TikTok accepte de limiter le temps d'écran des adolescents
-
Commerce: les Etats-Unis et la Chine se sont donné du temps, mais l'heure tourne
-
Le Guatemala cherche à assurer la survie d'un poisson "fossile"
-
Au Pérou, une statue géante du pape Léon XIV prend forme
-
Canaux qui débordent et routes submergées: inondations catastrophiques à Bangkok
-
Quand El Niño s'invite à la table des grands chefs
-
Foot: avec Putellas, les London City Lionesses veulent installer leur modèle 100% féminin
-
Afrique du Sud: couteau et bombe lacrymo, nouveaux accessoires de joggeuses inquiètes
-
Visite du pape en France : le programme de samedi
-
Les Etats-Unis et la Chine ouvrent "un canal de communication" sur l'IA en fin de sommet
-
Avant sa messe géante à Paris, le pape Léon XIV à la rencontre d'exilés
-
Un prodige japonais du eSport, âgé de 11 ans, décroche l'or aux Jeux asiatiques
-
Mondiaux de triathlon: Cassandre Beaugrand pour "finir en beauté"
-
Ligue des nations: les champions du monde espagnols repartent en chasse
-
Inondations: l'état de catastrophe déclaré dans toute la ville de Bangkok
-
Donald Trump refuse l'offre iranienne pour rouvrir le détroit d'Ormuz
-
A Paris, des foules attendues sur les Champs-Elysées pour la messe géante du pape
-
Brésil: Lula interdit les paris sportifs en ligne à quelques jours des élections
-
Les Etats-Unis inaugurent une journée en hommage à Dolly Parton
-
Foot: Zidane réussit sa première à la tête des Bleus, coup dur pour Mbappé
-
Vie dure mais grands espoirs dans le berceau de l'exploitation pétrolière du Venezuela
-
Meurtre du rugbyman Aramburu: les deux tireurs condamnés à 19 et 26 ans de réclusion
-
Ligue des nations: pour les Bleus, une animation offensive cahin-caha
-
Le groupe U2 donne des concerts surprise à Dublin pour ses 50 ans
Aux Pays-Bas, un village de pêcheurs à la recherche des disparus en mer
Le regard fixé sur les vagues, ses yeux bleus humides, Jan van den Berg, 70 ans, espère retrouver "ne serait-ce qu'un petit os" de son père, pêcheur néerlandais disparu en mer une semaine avant sa naissance.
Pour tenter de retrouver ces pêcheurs qui, à l'image du père de Jan, ont disparu en mer, des villageois d'Urk, village côtier du nord des Pays-Bas, ont récemment relancé les recherches avec l'aide de moyens modernes comme l'intelligence artificielle (IA) ou la comparaison d'ADN.
Dans cette bourgade où la vie est rythmée par la pêche, nombreux sont ceux qui ont perdu un être cher emporté par les flots.
Les corps des disparus demeurent au fond de l'eau ou se sont échoués sur les côtes allemande et danoise, et enterrés dans des tombes anonymes.
"On n'a jamais retrouvé le corps de mon père", murmure sous son chapeau Jan van den Berg, retraité, dernier d'une fratrie de six enfants.
Malgré le drame, il est lui-même devenu pêcheur, comme ses frères. A la grande tristesse de leur mère, terrifiée à l'idée que la mer du Nord lui prenne aussi ses fils.
"Beaucoup de familles regardent toujours la porte d'entrée et espèrent que leur être cher passe le pas", affirme à l'AFP Teun Hakvoort, porte-parole d'une nouvelle fondation qui oeuvre pour retrouver et identifier des pêcheurs disparus en mer, en collaboration avec la police.
"Tous les bateaux qui ont coulé ont été cartographiés. Avec les moyens modernes, on regarde quelles étaient les conditions météorologiques et les courants au moment du naufrage pour estimer l'endroit où les pêcheurs ont pu échouer", explique M. Hakvoort, 60 ans.
- Retrouvé après 47 ans -
Les nouvelles recherches ont déjà porté leurs fruits. Un corps a récemment été exhumé à Schiermonnikoog, petite île au nord des Pays-Bas, et rendu à la famille.
"Cet homme était porté disparu depuis 47 ans. Après tout ce temps, l'ADN et cette méthode de travail ont permis de découvrir qu'il venait d'Urk", déclare M. Hakvoort.
Un autre Hakvoort, Frans, aidé par deux de ses frères, préside la fondation, Identiteit Gezocht (identité recherchée, en français) à Urk, qui abrite une communauté soudée et où certains noms de famille reviennent souvent.
La fondation entend recenser les tombes inconnues sur les côtes de la mer du Nord et lance un appel aux particuliers. "Lors de vos vacances, faites un tour au cimetière et dites-nous s'il y a une tombe inconnue", encourage Frans Hakvoort, 44 ans.
Il a aussi perdu un proche en mer et passe son temps libre à chercher les disparus.
"Avec l'IA, on recherche aussi des articles parus après l'échouage d'un corps, avec peut-être des caractéristiques spécifiques", poursuit-il. "On saisit toutes ces informations dans une base de données. Si on peut établir un lien, on contacte les autorités locales pour voir si elles peuvent déterrer le corps".
Aux Pays-Bas, "environ 90% des morts inconnus ont été exhumés et tous les profils ADN sont dans une base de données européenne", note Frans Hakvoort.
Au vu des zones de pêche habituelles et du courant, les pêcheurs d'Urk sont plus susceptibles d'être enterrés sur les côtes allemandes ou danoises, relève-t-il.
- Restes humains -
Jan van den Berg passe ses doigts sur le nom de son père, gravé sur un monument surplombant la plage d'Urk, en hommage aux pêcheurs disparus.
Une longue liste, plus de 300 noms: des pères, des frères, des fils. Les dates remontent jusqu'au XVIIIe siècle.
Une statue de femme, dos à la mer, représente les mères et épouses espérant le retour de l'être aimé.
"Mon père a disparu lors d'une tempête, une nuit glaciale d'octobre 1954" alors que "j'étais sur le point de naître", raconte Jan van den Berg.
Son oncle, également à bord, racontera que son père était sur le pont lorsque le bateau a été renversé par des vagues déchaînées.
Le drame hante toujours la famille van den Berg. "Quand ils remontaient les filets sur le pont avec du poisson, mes frères aînés avaient toujours peur qu'il y ait quelque chose qui ressemble à un humain", se souvient Jan.
En 1976, le bateau de son oncle disparait avec à bord deux de ses cousins, de 15 et 17 ans. Jan van den Berg est parmi ceux qui retrouvent la dépouille de Jan Jurie, l'aîné, quatre mois après. Les autres n'ont jamais été retrouvés.
"Il ne se passe pas un jour sans que l'on pense à eux, à tous ces hommes, et c'est pourquoi je participe aux recherches et que je donne mon ADN, car ça reste une plaie ouverte", confie le retraité.
"J'aimerais avoir ne serait-ce qu'un petit os de mon père pour mettre dans la tombe de ma mère". Et enfin vraiment pouvoir faire le deuil.
T.Wright--AT