-
En Inde, les bébés nés dans les hôpitaux publics valent de l'or
-
Turquie : un humoriste devant ses juges pour insulte à Erdogan
-
Logement : les manifestants à Madrid déterminés à "maintenir la pression" sur le gouvernement
-
En Ukraine, faire rouler les trains, nerf de la guerre
-
Projet d'attaque contre une base militaire en Angleterre : enquête sur un lien avec l'Iran (médias)
-
Foot: premier vrai test en Belgique pour les Bleus de Zidane
-
A son dernier jour en France, Léon XIV rejette toute violence au nom des religions
-
À leur procès pour corruption, le PNF accuse Dati et Ghosn d'"atteinte manifeste à la démocratie"
-
En Corée du Nord, un effondrement des défections vers le Sud
-
Entre les immeubles, une ferme en quête de rentabilité et de lien
-
Inondations: huits morts en Thaïlande et en Birmanie
-
Trump a proposé à Xi de vendre des armes à la Chine (ambassadeur américain)
-
Léon XIV à Metz, pour la dernière étape de sa visite en France
-
Trump confirme dîner avec le "très respecté" patron d'Anthropic, après des mois de tensions
-
TotalEnergies vise une croissance de 2 à 3% par an de sa production de pétrole et gaz entre 2030 et 2035
-
Léon XIV en route pour Metz, dernière étape de sa visite en France
-
Thaïlande: huit morts dans les crues depuis le 16 septembre (gouvernement)
-
Nouvelle-Zélande : la police au secours d'un jeune phoque égaré sur une route
-
Présidentielle au Brésil: pour sa dernière bataille, Lula affronte le fils Bolsonaro
-
Champion historique de la gauche brésilienne, Lula court contre le temps
-
Flavio Bolsonaro, l'héritier politique à l'ombre du père
-
Mondiaux de cyclisme: Seixas, après l'échec, des leçons pour un rebond
-
Le campement pour le droit au logement passe une deuxième nuit au centre de Madrid
-
La production de drogues de synthèse entraîne une lourde pollution de l'environnement, alerte l'OFDT
-
Taylor Swift devient l'artiste la plus récompensée des MTV Video Music Awards
-
Venezuela: une proche de l'opposante Machado accueillie par des centaines de partisans à Caracas
-
Séoul exige des excuses de Kiev pour avoir révélé le transfert de prisonniers nord-coréens
-
Avec une popularité confortée, le pape Léon XIV achève à Metz sa visite en France
-
Ultime journée cruciale au procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn
-
SpaceX vise pour la première fois l'orbite terrestre avec sa mégafusée Starship
-
Du calme de la campagne anglaise à l'alerte antiterroriste
-
Ligue des nations: l'Allemagne tombe contre la Grèce, premier revers pour Klopp
-
Face à face tendu en Irlande du Nord après le blocage d'une marche protestante par des manifestants
-
Mondiaux de cyclisme: "une énorme déception" pour Seixas
-
A Lourdes, Léon XIV "à l'écoute" de victimes de violences sexuelles
-
Mondiaux de cyclisme: "un miracle", McNulty piège les favoris
-
Aleksandar Vucic: de ministre sous Milosevic à homme d'État serbe
-
Cyclisme: l'Américain Brandon McNulty, champion du monde surprise
-
Sénatoriales: le RN débarque en force à la chambre haute
-
Trump dit s'attendre à une reprise dans la semaine des négociations avec l'Iran
-
Royaume-Uni: cinq hommes arrêtés pour préparation d'un "acte terroriste" près d'une base aérienne
-
Sénatoriales: le RN en passe de former un groupe parlementaire au Sénat
-
Ethiopie : la télévision publique du Tigré frappée par un drone (journalistes)
-
Liban: Israël n'a pas pu "briser la résistance" du Hezbollah, dit son chef
-
Equipe de France: sans Mbappé, à Dembélé de jouer
-
Malgré le rejet de Trump, l'Iran maintient ses conditions pour rouvrir Ormuz
-
Euro de volley: les Bleus ont l'argent, et des problèmes de riches
-
Londres appelle au calme face aux tensions liées à une marche protestante en Irlande du Nord
-
A Lourdes, les pèlerins séduits par un pape "simple" et proche des plus vulnérables
-
Royaume-Uni: l'antiterrorisme enquête après un incident près d'une base aérienne, cinq arrestations
La Fed s'abstient de bouger ses taux, voit l'horizon s'assombrir pour les Etats-Unis
La Réserve fédérale (Fed) américaine, qui a sans surprise laissé ses taux inchangés mercredi, a évoqué un surcroît d'"incertitude" et dégradé ses prévisions pour la première économie mondiale deux mois après le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
Les marchés s'attendaient massivement à un maintien des taux à leur niveau actuel (dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50% depuis décembre), le temps que le brouillard se dissipe sur les effets des politiques du nouvel exécutif américain.
Les principales nouvelles sont donc ailleurs.
A l'issue de deux jours de réunion, la communication de la Fed montre que ses responsables sont moins confiants dans la santé de l'économie américaine.
Selon la première actualisation de leurs prévisions depuis décembre, ils anticipent une croissance du produit intérieur brut (PIB) bien moins soutenue, à +1,7% à la fin de l'année (contre 2,1% prévu auparavant).
Ils prévoient aussi une accélération de l'inflation à 2,7% (contre 2,5% en décembre).
Ils ont aussi légèrement relevé le taux de chômage attendu, à 4,4% (contre 4,3% précédemment).
Dans ce contexte, les déclarations du président de l'institution, Jerome Powell, en conférence de presse à partir de 14H30 (18H30 GMT), sont très attendues.
Seul invariant dans les prévisions: les responsables s'attendent toujours globalement à ce que l'institution monétaire décide deux baisses de taux (d'un quart de point chacune) cette année.
- "Catastrophe" -
Depuis la précédente réunion de la Fed fin janvier, qui s'était aussi traduite par un statu quo sur les taux, le panorama a singulièrement évolué.
Les entreprises ont commencé à subir de nouvelles taxes sur les importations, les consommateurs à surveiller de près leur porte-monnaie, et les investisseurs à sérieusement douter que les États-Unis puissent sortir sans dommages de l'essoreuse enclenchée par le président Donald Trump.
Outre son escalade, ponctuée de revirements, sur les droits de douane, le chef de l'État investi le 20 janvier a lancé le milliardaire Elon Musk à l'assaut de l'État fédéral pour tailler dans les dépenses et faire fondre le nombre de fonctionnaires.
Jusque-là, face à une économie florissante et un taux de chômage faible, la Fed s'était surtout focalisée sur la lutte contre l'inflation, encore au-dessus de sa cible de 2% (à +2,5% sur un an en janvier, par rapport au pic de 7,2% en juin 2022, selon l'indice PCE privilégié par la banque centrale).
Les spécialistes anticipent désormais un rebond de l'inflation — ce qui implique en principe que la Fed relève ses taux directeurs pour la freiner —, en même temps qu'un refroidissement de l'économie — ce qui plaide pour un abaissement de taux afin de relancer la machine.
Dans l'immédiat, "nous n'avons pas besoin de nous presser et sommes bien placés pour attendre plus de clarté", avait déclaré Jerome Powell le 7 mars, fermant la porte à toute variation des taux à court terme.
Donald Trump a à plusieurs reprises fait savoir qu'il voulait les voir baisser pour rendre les crédits moins onéreux pour les entreprises et les particuliers.
Le statu quo "est la politique la plus appropriée en ce moment, car on ne sait pas vraiment jusqu'où les droits de douane vont aller et pour combien de temps", avait déclaré à l'AFP, avant la décision, l'ancien président de la Fed de Boston Eric Rosengren.
Les initiatives du président ont désorienté jusqu'à l'économiste Michael Strain, du centre de réflexion conservateur American Enterprise Institute.
Favorable à plusieurs pans de son programme (baisses d'impôts, dérégulation, réduction du poids de l'État fédéral...), il vient de qualifier de "catastrophe" sa gestion de la politique économique.
"Il était auparavant inconcevable qu'un président — y compris Trump pendant son premier mandat — fasse délibérément autant de mal à l'économie", a-t-il écrit sur son blog.
"Heureusement que Trump a hérité d'une économie solide", a-t-il relevé, estimant qu'"il en faudrait beaucoup pour faire plonger l'économie en récession" et que le président pouvait encore "regagner la confiance des investisseurs et des consommateurs" d'ici là.
H.Romero--AT